Pourquoi faire une levée de fonds : guide complet des raisons, avantages, timing, étapes clés et alternatives

Lever des fonds. Ou continuer seul.

C’est la question que vous vous posez pour votre PME ou startup, que vous soyez dans la tech, l’industrie ou les services.

Une levée de fonds peut incontestablement booster votre croissance.
Découvrez comment lever des fonds pour un projet ambitieux afin d’ouvrir de nouveaux marchés et sécuriser votre plan produit, ou simplement consolider vos fonds propres.

Mais ça a un prix. Et il n’est pas seulement financier.

Ce guide est là pour vous aider à y voir clair. Sans jargon.
On va décortiquer ensemble, point par point :

  • Les vraies raisons (les bonnes et les mauvaises) de lever des fonds.
  • Le bon timing pour vous lancer, avec des indicateurs concrets.
  • Les avantages, mais aussi les risques que l’on oublie souvent.
  • Et si lever n’est pas le bon choix, les alternatives solides comme la dette ou le bootstrapping.

Pour faire simple :
Vous avez validé votre marché, une traction solide et un plan précis sur 18 mois ? Découvrez quel est le meilleur site de lever de fonds pour booster vos opportunités. Lever a du sens.

À l’inverse, si votre croissance est saine et finance déjà votre R&D…
Il existe probablement de meilleures solutions pour vous.

On analyse tout ça ensemble. Pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.

Pourquoi faire une levée de fonds : raisons et objectifs

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Après avoir envisagé si une levée de fonds est pertinente pour vous, il est temps d’aller plus loin.
De se demander, plus précisément : pourquoi feriez-vous ce pas ?
À quels objectifs précis ce type de financement répond-il vraiment ?

En vérité, une levée de fonds prend tout son sens quand vous avez une traction mesurable, c’est-à-dire que votre offre plaît déjà.
Mais aussi un plan clair pour utiliser l’argent, et surtout, un besoin évident de capital non remboursable.

C’est un peu comme construire une maison :
vous n’investissez pas dans les fondations si vous ne savez pas quel type de maison vous voulez bâtir, n’est-ce pas ?

Vos objectifs de levée de fonds, eux, changent pas mal selon là où vous en êtes.
Au début, on parle souvent de capital amorçage.
L’idée ? Simplement valider que votre produit répond à un besoin du marché.

Plus tard, c’est le capital développement qui entre en jeu.
Là, on cherche à mettre la seconde, voire la troisième :

  • Booster les ventes.
  • Recruter à tour de bras.
  • Et s’étendre, peut-être même à l’international.

Imaginez que vous êtes à la tête d’une PME dans l’industrie, avec une équipe de 15 commerciaux talentueux.
Votre carnet de commandes, il est plein à craquer.
C’est super, mais votre usine actuelle ? Elle ne suit plus le rythme.

Dans ce cas, une levée de fonds, c’est pour investir dans de nouvelles machines, pour moderniser l’outil de production.
Pas pour boucher un trou de trésorerie.
Vous voyez la nuance ? C’est un investissement stratégique pour votre croissance, pas un pansement.

Alors, concrètement, à quoi peut servir cet argent ?

  • Accélérer votre croissance :
    Pensez à doubler, ou même tripler, votre nombre de clients en un an.
    Ça passe par embaucher plus de vendeurs, muscler le marketing, et bien sûr, avoir la capacité de livrer tout ce monde.
  • Financer des projets vraiment innovants :
    Si vous développez un nouveau matériel, ça coûte cher. Et ça prend du temps.
    La dette bancaire n’est souvent pas adaptée à ce risque technique élevé.
    C’est là que l’equity (le capital) absorbe ce risque, car il n’est pas remboursable.
  • Développement commercial à l’étranger :
    Envie de conquérir l’Allemagne, par exemple ?
    Il faut installer un responsable local, adapter vos produits, gérer le juridique…
    Autant de coûts qui demandent un capital conséquent pour une expansion réussie.
  • Renforcer les fonds propres de votre entreprise :
    Avoir des fonds propres solides, ça rassure les banques, ça vous donne de la marge.
    Et ça permet de soutenir des investissements vraiment importants, sans fragiliser votre structure.

Vous vous demandez si vous êtes plutôt en phase d’amorçage ou de développement ?
Posez-vous une question simple : êtes-vous encore en train de valider que votre produit plaît (le fameux product-market fit) ?
Ou avez-vous déjà prouvé que votre modèle pouvait changer d’échelle, qu’il est « scalable » ?

La réponse à cette question vous aiguillera sur la taille de votre levée et le genre d’investisseurs à aller chercher.
Un investisseur en amorçage ne cherche pas la même chose qu’un investisseur en développement.
Leur appétit pour le risque et leurs attentes ne sont pas les mêmes.

Action à mener, tout de suite :
Prenez une feuille et un stylo.
Écrivez très clairement 3 utilisations prioritaires pour les fonds que vous souhaitez lever.
Chiffrez-les. Datez-les.

Si vous n’arrivez pas à les relier de manière directe à un indicateur clé de croissance (un KPI, vous savez ?), alors il est peut-être sage d’attendre encore un peu.
Parce que le bon argent, c’est celui qui arrive au bon moment, pour le bon objectif.
Toujours.

Pourquoi faire une levée de fonds : avantages et inconvénients

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Bon, vous avez bien réfléchi à vos objectifs, vous avez même mis le doigt sur 3 utilisations prioritaires pour les fonds, n’est-ce pas ?
Maintenant, on va parler de la vraie question : qu’est-ce que ça vous apporte, concrètement, une levée de fonds ?

Et surtout, quels sont les revers de la médaille ?

Les « pour » : les vrais coups de pouce

Pensez-y un instant. L’argent que vous obtenez via une levée de fonds, ce n’est pas un prêt bancaire.

Non, on parle d’equity, de capital injecté directement dans votre entreprise.
Ça veut dire que vous n’avez pas de remboursement à faire chaque mois.
Le risque ? Il est porté par l’investisseur, pas par vous.

C’est un sacré poids en moins, vous ne trouvez pas ?

Vous gagnez de l’air. Du temps. Et une puissance financière pour dérouler votre plan sur 12, ou même 18 mois.
Imaginez ce que vous pourriez faire si la trésorerie n’était plus votre principale préoccupation !

C’est une bouffée d’oxygène pour :

  • Capitaux sans remboursement :
    Votre trésorerie reste tranquille. Le stress des échéances, de la dette, c’est pour l’investisseur. Il mise sur votre potentiel.
  • Accélération fulgurante :
    Vous pouvez foncer.
    Lancer votre produit plus vite, booster vos ventes, ou enfin investir sérieusement dans votre R&D. Vous passez à la vitesse supérieure.
  • Effet de levier :
    Des fonds propres solides, c’est un signal positif.
    Les banques, les partenaires, même les subventions… tout devient plus facile à obtenir quand on voit que vous avez déjà des investisseurs à bord.

Prenez l’exemple d’une scale-up qui vend des logiciels B2B.
Vous avez 200 000 euros de revenus récurrents par mois, c’est bien.
Mais vous savez que pour atteindre le million, il faut multiplier les commerciaux.

Une levée de fonds vous permettrait d’embaucher 10 nouveaux sales, de recruter un CSM senior pour que vos clients soient heureux, et de bâtir une base de données solide.
Et tout ça, sans avoir la pression de devoir rembourser quoi que ce soit le mois d’après.

C’est ça, le pouvoir des fonds propres.

Les « contre » : les défis à anticiper

Alors oui, c’est tentant. Mais toute médaille a son revers, vous le savez bien.
La question qui fâche souvent les entrepreneurs : est-ce que ça veut dire que vous perdez le contrôle ?

La réponse est oui, en partie. On appelle ça la dilution.
Quand de nouveaux titres de capital sont émis, la part des associés existants diminue mécaniquement.
C’est la règle du jeu.

Et puis, soyez prêt à un vrai marathon.
Le processus de levée de fonds, c’est rarement une promenade de santé.

Vous allez passer par des négociations intenses, des « term sheets » (les fameuses lettres d’intention), des « due diligences » (des audits poussés de votre entreprise), et des mois de paperasse juridique pour le closing.
Comptez six à neuf mois, minimum.
Des allers-retours, des doutes… Ça peut être éprouvant, je ne vais pas vous mentir.

Voici ce à quoi vous devez vous préparer :

  • Dilution et partage de pouvoir :
    Votre pourcentage de détention diminue. Et parfois, vous devrez accepter de partager certaines décisions stratégiques.
    C’est le prix à payer pour grandir plus vite.
  • Processus chronophage et lourd :
    Préparez-vous à ouvrir votre entreprise comme un livre. Votre data room (l’ensemble de vos documents) sera épluchée.
    Des audits financiers, juridiques… et beaucoup de discussions sur la valorisation de votre entreprise.
  • Attentes démultipliées :
    Vos nouveaux investisseurs auront des attentes.
    Des objectifs trimestriels précis, un reporting serré, une gouvernance (la façon dont les décisions sont prises) plus structurée.
    Finie la liberté totale, place à la rigueur partagée.

Un exemple très concret : imaginez une PME industrielle, familiale et rentable, qui tourne bien depuis des années.
L’idée, c’est d’investir massivement dans une nouvelle ligne de production pour conquérir un marché à l’export.
Ça demande une levée de fonds importante.

Cela implique aussi la mise en place d’un pacte d’actionnaires.
Un vrai conseil d’administration (le « board ») avec des investisseurs externes qui vont vouloir leur mot à dire.
Vous gagnez des moyens colossaux, oui, mais vous partagez désormais les grandes orientations de l’entreprise.

C’est une décision lourde. C’est votre bébé, après tout.

Alors, oui, la levée de fonds peut être un puissant moteur, comme on l’a vu.
Mais elle vient avec son lot de contraintes.
Il faut être prêt à les accepter et à les gérer.

Pourquoi faire une levée de fonds : le bon moment

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Vous avez pesé les pour et les contre, n’est-ce pas ?
Vous avez même mis le doigt sur des objectifs clairs.

Maintenant, la question clé : quand exactement faut-il se lancer ? Quand est-ce que le timing levée de fonds est vraiment le bon pour votre entreprise ?

La réponse simple, c’est quand vous avez une validation marché bien concrète, une belle traction qui monte, un plan d’utilisation des fonds précis au cordeau, et un montant chiffré qui tient la route.

Mais attention, il y a une règle d’or à ne jamais oublier : prévoyez large.
Commencez votre levée de fonds au moins 6 à 9 mois avant d’en avoir réellement besoin. Pourquoi ?
Parce que ce processus, croyez-moi, prend du temps. Beaucoup de temps.

Imaginez que votre trésorerie actuelle vous permet de tenir encore 10 mois, et découvrez comment lever des fonds pour créer une entreprise afin de renforcer durablement votre croissance.
Alors, oui, c’est aujourd’hui qu’il faut enclencher la démarche. Pas demain.

Prenez l’exemple de votre PME industrielle.
Si votre carnet de commandes explose, c’est fantastique, mais si vos capacités de production seront saturées dans 8 mois… vous voyez le problème, n’est-ce pas ?
Attendre, ce serait risquer de freiner votre croissance, et ça, c’est inacceptable.

Pour être sûr de ne pas vous tromper, voici quelques indicateurs financement qui ne mentent pas.
Ce sont vos feux verts :

  • Une vraie validation du marché :
    Vos clients payants sont là, ils reviennent, et mieux encore, ils vous recommandent.
    Vous avez des POC (proof of concept) signés, des pilotes transformés en contrats. Ce ne sont pas juste de belles intentions, ce sont des faits !
  • Une preuve de traction imparable :
    Vos courbes de revenu récurrent annuel (ARR) ou de revenu récurrent mensuel (MRR) montent en flèche.
    Votre taux d’attrition (le fameux churn) est sous contrôle, et votre coût d’acquisition client (CAC) diminue.
    On parle de chiffres précis, mensuels, pas de vagues promesses.
  • Un plan d’utilisation des fonds ultra-détaillé :
    Vous savez exactement où va chaque euro sur les 12 à 18 prochains mois.
    C’est du recrutement, du marketing, du développement produit, des dépenses d’investissement (capex) ?
    Chaque ligne budgétaire doit être liée à des indicateurs clés de performance (KPIs) avec des dates précises.
  • Une estimation claire du montant à lever :
    C’est la somme dont vous avez besoin, nette, à laquelle vous ajoutez une bonne marge de sécurité de 3 à 6 mois.
    Par exemple, pour une startup SaaS avec 300 000 euros de MRR, vous pourriez viser 2,5 millions d’euros pour 18 mois, avec un buffer de 600 000 euros.

Alors, un petit exercice, tout de suite :
Imaginez que vous doubliez votre budget marketing.
Est-ce que vous avez la capacité de vente (sales capacity) pour transformer tous ces nouveaux leads ?
Et la capacité de livraison (delivery capacity) pour servir tous ces nouveaux clients ?

Si votre réponse est non, alors c’est peut-être un signe qu’il faut attendre.
Mais si c’est un grand oui, alors foncez !
Votre timing levée de fonds est parfaitement aligné. Pour un conseil startup avisé, vos investisseurs potentiels attendent ce genre de signaux clairs.

Pourquoi faire une levée de fonds : étapes clés du processus

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Bien sûr, vous avez compris le « pourquoi » et le « quand » d’une levée de fonds.
Maintenant, on attaque le « comment ».
Le processus, les étapes clés pour lever les fonds dont vous avez besoin.

C’est une route balisée, mais croyez-moi, chaque virage compte.
L’objectif ?
Sécuriser l’argent, au bon prix, et surtout, avec les bons investisseurs à vos côtés.

Par quoi on commence, alors ?
La réponse, c’est toujours la même : la préparation.
Vos documents, vos chiffres. Tout doit être impeccable.

Pensez à votre entreprise comme à un produit que vous allez vendre.
Vous voulez qu’il soit sous son meilleur jour, qu’il réponde à toutes les questions, avant même qu’elles soient posées, non ?

Voici les grandes lignes, le fil rouge de votre parcours de fundraising :

  • La Préparation du dossier :
    C’est votre fondation.
    Un business plan pour lever des fonds béton, chiffré sur 18 mois, pour montrer où vous allez.
    Un pitch deck (votre présentation) qui claque, limpide, qui donne envie.
    Et une data room : tous vos documents propres, classés, prêts à être épluchés.
    On parle de vos KPI, vos contrats, vos aspects juridiques, votre propriété intellectuelle.
  • L’Identification des investisseurs :
    Ne visez pas au hasard.
    Ciblez-les précisément, en fonction de leur thèse d’investissement, du montant qu’ils mettent (« ticket »), de leur secteur de prédilection, de votre stade de développement.
    Visez 30 noms qualifiés, pas 300, vous perdriez votre temps.
  • La Prise de contact :
    Privilégiez les introductions « chaudes » (via des relations communes).
    Des emails précis, un message clair.
    Votre « story », vos métriques clés, le montant que vous cherchez et ce que vous en ferez.
    Soyez concis, percutant.
  • La Négociation du Term Sheet :
    C’est la lettre d’intention.
    On parle de la valorisation de votre entreprise, du pourcentage que vous cédez, des droits des investisseurs (comme la « liquidation preference » ou l’anti-dilution), et de la gouvernance de votre « board ».
    Il faut trouver un bon alignement économique et de pouvoir.
  • La Due Diligence :
    L’audit approfondi.
    Un examen minutieux de vos aspects financiers, juridiques, fiscaux, techniques.
    Zéro zone d’ombre.
    Répondez vite, fournissez des documents pour tout.
  • La Finalisation (le Closing) :
    La ligne d’arrivée.
    La rédaction des pactes d’actionnaires, l’augmentation de capital, le virement des fonds.
    Un calendrier verrouillé, pour que tout se passe sans accroc.

Pour vous donner un exemple concret, reprenons notre PME industrielle.
Celle qui fait 4 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une belle marge, et qui doit moderniser son usine, vous vous souvenez ?
Vous pourriez cibler cinq fonds dits « growth » (des fonds de croissance), une dizaine de « family offices » (des gestionnaires de patrimoine familiaux qui investissent) et cinq « business angels » spécialisés dans votre secteur.

Combien de temps pour tout ça ?
Comptez neuf mois, avec des points d’étape chaque mois.
Votre data room devra être à jour chaque semaine, sans faute.

Pour vous donner une idée du rythme, voici un aperçu :

ÉtapeDescription
PréparationVotre business plan sur 18 mois, le pitch deck, les KPIs, et une data room complète et vérifiée.
RechercheC’est le « mapping » des investisseurs par thèse d’investissement, taille de « ticket » et affinité sectorielle.
NégociationLa fameuse « term sheet » : valorisation, pourcentage du capital cédé, droits, gouvernance, calendrier.
Due diligenceLes audits approfondis : financier, juridique, fiscal, technologique. Il faut des réponses ultra-documentées.
ClosingLa rédaction du pacte d’actionnaires, l’émission des titres, la libération des fonds et le reporting post-deal.

Petit repère de temps pour vous projeter :
La préparation, c’est environ 4 semaines.
Le « roadshow » (les rencontres avec les investisseurs), comptez 8 à 10 semaines.
La négociation du « term sheet », 2 à 3 semaines.
La due diligence, 6 à 8 semaines.
Et le closing, enfin, 2 à 4 semaines.

Au total, ça fait entre 6 et 9 mois.
Oui, c’est la norme. C’est un marathon, pas un sprint.

Action immédiate pour vous :
Ouvrez un tableur.
Listez tous les documents que vous n’avez pas encore.
Donnez un responsable et une date limite à chaque ligne.
Ensuite, bloquez un créneau dans votre agenda, chaque semaine, rien que pour votre data room.
Sans aucune exception.
C’est ça, la clé pour garder la maîtrise du processus.

Pourquoi faire une levée de fonds : alternatives et situations à éviter

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Bon, on a bien discuté du pourquoi, du quand, et même du comment lever des fonds, n’est-ce pas ?
Maintenant, on va aborder un point tout aussi important : quand est-ce qu’il ne faut surtout pas se lancer là-dedans ?
Quand est-ce que cette option, aussi tentante soit-elle, n’est juste pas la bonne pour vous ?

En vérité, si votre entreprise est déjà rentable, si votre croissance est confortable mais pas fulgurante, et que vous pouvez financer vos projets sans donner une part de votre « bébé », alors la réponse est claire :
Ne levez pas.

Ou alors, si vous n’avez pas encore vraiment prouvé que votre produit plaît au marché (on parle de validation marché solide), ou si votre besoin d’argent est juste temporaire…
L’equity, le capital non remboursable, ce n’est pas l’outil qu’il vous faut.
Ça serait un peu comme utiliser un marteau-piqueur pour enfoncer un clou.

Pensez à votre PME de services B2B.
Vous faites 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une belle marge nette de 12 %.
Vous voulez juste recruter trois commerciaux et donner un coup de neuf à votre site web.
Budget ? 180 000 euros sur l’année.

Lever du capital pour ça ? Sincèrement, non.
Une bonne vieille dette à moyen terme, et un peu d’optimisation de votre BFR (votre Besoin en Fonds de Roulement, c’est l’argent que vous avez besoin pour faire tourner la boutique au quotidien), feront parfaitement l’affaire.
Et devinez quoi ? Vous ne perdrez pas une miette de votre contrôle. Pas de dilution, pas de part de votre entreprise cédée.
Vous gardez la main sur votre gouvernance.

Alors, quelles sont les autres voies ?

  • Financement par apports personnels :
    Vous avez des économies ? Votre entourage peut vous aider ?
    Si le « ticket » est limité (quelques dizaines de milliers d’euros) et que vous voyez un retour rapide, c’est une piste sérieuse.
    Imaginez, 40 000 euros pour un moule industriel qui va vous rapporter gros, avec des contrats déjà signés… C’est du concret.
  • Recours à la dette :
    C’est le classique prêt bancaire, le coup de pouce de Bpifrance, ou même le crédit-bail (cette fameuse location avec option d’achat pour vos équipements).
    L’astuce, c’est d’aligner la durée du prêt avec la durée de vie de ce que vous financez.
    Vous obtenez les fonds dont vous avez besoin sans lâcher le volant de votre entreprise.
  • Stratégie de bootstrapping :
    Ah, l’autofinancement par la marge !
    C’est vendre, vendre, vendre avant de construire trop.
    C’est malin, ça vous force à être ultra-efficace avec chaque euro.
    Pensez aux précommandes, aux offres de « setup » (mise en place) payantes, ou aux paiements annuels demandés à vos clients pour financer le développement.
  • Optimisation des ressources existantes :
    Parfois, la solution est déjà sous votre nez.
    Négociez de meilleurs délais avec vos fournisseurs.
    Réduisez votre CAC (coût d’acquisition client) en misant sur un canal organique (le bouche-à-oreille, un bon référencement).
    Ou travaillez à augmenter le panier moyen de vos clients.
    Vous pouvez gagner 3, 6, voire 9 mois de trésorerie sans avoir à ouvrir votre capital. C’est ça, la vraie liberté.

Petit test rapide pour vous :
Si vous arrivez à financer 12 à 18 mois d’objectifs ambitieux avec votre marge, une dette légère et mesurée, et une visibilité commerciale déjà bien signée…
Alors, pourquoi lever des fonds ?

Action immédiate pour vous :
Prenez le temps, là, tout de suite, de calculer votre besoin de financement net.
Vérifiez ensuite si ce montant ne peut pas être couvert par l’ensemble de vos ressources internes (votre marge), un peu de dette bien choisie, et toutes les optimisations possibles.

Si c’est le cas, si vous avez cette chance…
Gardez vos parts.
Toujours.
Votre entreprise, c’est votre histoire.

FAQ

Q: Quels sont les avantages et inconvénients d’une levée de fonds ?

A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn) Lever des fonds apporte du capital sans remboursement, accélère la croissance et l’innovation. En contrepartie, vous subissez dilution, gouvernance plus stricte, et un processus long avec négociation et due diligence.

Q: Où va l’argent d’une levée de fonds dans une start-up ou PME ?

A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn) L’usage prioritaire: recrutement, R&D produit, acquisition clients, expansion internationale, et trésorerie. L’investisseur attend un plan clair par lot: montants, échéances, indicateurs de ROI et risques.

Q: Quand lever des fonds exactement ?

A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn) Quand votre marché est validé, la traction démarre, le plan d’utilisation est précis et le montant à lever est estimé. Anticipez 6 à 9 mois pour préparer, négocier, auditer, clôturer.

Q: Quelles étapes suivre pour réussir une levée de fonds ?

A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn) 1) Préparation: BP, prévisions, pitch deck. 2) Ciblage investisseurs. 3) Term sheet et négociation. 4) Due diligence. 5) Closing juridique. 6) Suivi post-investissement.

Q: Quelles alternatives à la levée de fonds quand ce n’est pas adapté ?

A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn) En cas de croissance lente ou rentable: apports personnels, dette bancaire ou non-dilutive, bootstrapping, et optimisation des coûts. Objectif: préserver contrôle et éviter dilution inutile.

Conclusion

Alors, une idée simple à garder en tête :
on ne fait pas une levée de fonds juste pour le plaisir.

Non, pas du tout.

Vous levez parce que vous avez un plan précis, une vision claire.
Et ce plan, vous voulez l’accélérer, n’est-ce pas ?

C’est ça, le vrai sens : une question de timing, de partenaires et de direction claire.

Regardez un peu où vous en êtes :

  • Vous êtes en amorçage ? Votre objectif, c’est surtout de prouver que votre concept a un marché.
    Et de financer les premières versions de votre produit, les itérations.
  • Plutôt en développement ?
    Là, vous visez l’expansion, peut-être l’international.
    Il faut du cash pour soutenir votre croissance et renforcer vos fonds propres.

Dans les deux cas, vous savez, il faut peser le pour et le contre.
Face à la dilution de votre capital, à la perte d’autonomie, ça mérite réflexion.
Et surtout, préparez un processus nickel.
Zéro improvisation.

Concrètement, par où commencer ?

Validez votre timing :
est-ce que le marché est réceptif ?
Avez-vous un plan clair pour utiliser chaque euro levé ?

Ensuite, cadrez le montant exact dont vous avez besoin. Ni trop, ni trop peu.

Et déroulez un process rigoureux, vraiment :

  • La préparation de votre dossier,
  • Le ciblage des bons investisseurs,
  • La négociation des conditions,
  • La due diligence (l’audit, vous savez),
  • Et enfin, le closing.

Mais, attendez un instant.

Si vos marges couvrent déjà votre croissance, avez-vous vraiment besoin d’ouvrir votre capital ?

Pensez plutôt à la dette, au bootstrapping (financer l’entreprise avec vos propres moyens, progressivement) ou à des apports personnels.
Ça vous permet de garder un contrôle total, c’est important.

Alors, avant d’appuyer sur le bouton « Go » pour une levée de fonds, posez-vous cette question, la plus importante :

Pourquoi faire cette levée maintenant ?
Quel objectif concret et mesurable cherchez-vous à atteindre ?
Et quel scénario de valeur créez-vous pour tous les actionnaires, vous compris ?

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