Acheter une entreprise rentable : guide complet pour réussir la reprise, éviter les pièges et financer votre rachat en toute sérénité

Vous voulez acheter une entreprise rentable et découvrir pourquoi acheter une entreprise peut vous garantir d’éviter mauvaises surprises et délais imprévus.

Parfait.

Ce guide est la feuille de route précise pour y arriver.
De la recherche de la bonne cible à l’audit complet, de l’évaluation financière à la négociation, jusqu’à la signature.

Mais parlons vrai. Oubliez les délais théoriques.
Voici la réalité du terrain :

Phase du projetDurée réaliste
Trouver la bonne entreprise12 à 18 mois
Négocier et conclure le rachat6 à 12 mois
Processus total18 à 36 mois

Le plus grand risque ? Ce n’est pas le temps. Ce sont les pièges.

  • Les dettes cachées qui apparaissent après la signature.
  • La culture d’entreprise toxique qui plombe la performance.
  • Les surcoûts imprévus qui détruisent votre business plan.
  • Et surtout, surpayer l’entreprise par manque de méthode.

Prenons un exemple concret.
Vous ciblez une PME industrielle qui affiche 2,5 M€ d’EBITDA.

Superbe sur le papier.
Mais comment valider la qualité de son cash-flow ? Comment décortiquer les contrats clients pour s’assurer qu’ils sont solides ?
Comment verrouiller les bonnes garanties d’actif et de passif avant de signer ?

C’est ce que nous allons voir ensemble.
Nous parlerons aussi du montage financier : apport personnel, dette bancaire, investisseurs…
Quel mix viser et comment le structurer.

Notre objectif est simple.
Vous donner un plan d’action clair pour réussir votre reprise en toute sérénité.

Et si vous voulez sécuriser chaque étape, de l’évaluation au financement, VT Corporate Finance peut vous accompagner.

Prêt à avancer sans improviser ?

Acheter une entreprise rentable : le processus d’achat

Acheter une entreprise rentable  le processus dachat - 1.jpg

Alors, comment on s’y prend, concrètement, pour acheter une entreprise rentable ?

On ne se lance pas au hasard. Imaginez que vous construisez une maison. Vous n’allez pas poser le toit avant les fondations, n’est-ce pas ?

Pour une reprise d’entreprise, c’est pareil. Il y a un chemin précis. Une succession d’étapes qui, si elles sont bien suivies, minimisent les risques et augmentent vos chances de succès. Vous vous souvenez des délais, là, ceux dont on a parlé plus tôt ? Les 18 à 36 mois ? Ils sont là pour ça.

Ce n’est pas juste du temps. C’est le temps nécessaire pour bien faire les choses. Pour ne rien laisser au hasard.

Voici le parcours, étape par étape, pour arriver à votre objectif : la reprise réussie.

1. La recherche ciblée (3 à 6 mois)

C’est la première brique. Avant même de regarder les annonces, vous devez savoir ce que vous cherchez.
Définissez votre « cible idéale ». On appelle ça une thèse d’investissement.

Pas besoin que ce soit un document de 50 pages ! Juste quelques points clairs :

  • Quel secteur vous passionne ?
  • Quelle taille d’entreprise (en chiffre d’affaires, en nombre d’employés) ?
  • Quel niveau d’EBITDA (cette rentabilité opérationnelle dont on a déjà parlé) ?
  • Quelle zone géographique ?
  • Et même, quels critères ESG (environnement, social, gouvernance) sont importants pour vous ?

Action concrète : Prenez un papier. Listez 20 entreprises qui pourraient coller à ces critères.
Comment les trouver ? Parlez aux intermédiaires (courtiers en cession, banques d’affaires), fouillez les fichiers sectoriels, ou faites du sourcing direct en contactant des dirigeants.

Imaginez que vous êtes un expert en logistique.
Vous visez une PME de maintenance industrielle dans les Hauts-de-France, avec 2 à 4 M€ de chiffre d’affaires et une marge d’EBITDA de 12%.
Vous contactez 30 patrons. Six d’entre eux vous répondent. C’est déjà un bon début, non ?

2. La pré-qualification (4 à 8 semaines)

Maintenant, il faut « dégrossir ». Vous avez des pistes, mais toutes ne valent pas le coup.
Le cédant va vous transmettre un teaser (un résumé anonyme de l’entreprise) et vous demander de signer un NDA (un accord de confidentialité).

C’est normal. Ne vous inquiétez pas, c’est juste une protection pour les informations sensibles de l’entreprise.

Une fois le NDA signé, vous allez pouvoir poser des questions plus précises pour filtrer les dossiers.
Cinq questions capitales :

  • Quel est le taux de churn (rotation) des clients ?
  • L’entreprise dépend-elle trop d’un seul client ?
  • Y a-t-il des dettes fiscales ou sociales cachées ?
  • Des litiges en cours ?
  • Et enfin, quels sont les gros besoins en CAPEX (investissements lourds) à venir ?

Le but ici, c’est d’éliminer au plus vite les entreprises avec des « cadavres dans le placard ».
Vous savez, ces dettes cachées ou ces investissements qui vont plomber la trésorerie.
Il faut que le cash-flow puisse couvrir ces dépenses, sinon… ça sent le roussi.

3. La due diligence (6 à 12 semaines)

C’est l’étape où on passe l’entreprise au microscope. Chaque recoin. On ne plaisante pas.
On vérifie tout : la partie financière, juridique, sociale, fiscale, et même l’opérationnelle.
Oui, absolument tout !

On va regarder :

  • La qualité des résultats (QofE – Quality of Earnings) : est-ce que les chiffres sont fiables, récurrents ?
  • Les contrats clients : sont-ils solides, renouvelables ?
  • Les stocks : quelle est leur valeur réelle ?
  • Le BFR (Besoin en Fonds de Roulement) : est-il sain ?
  • La propriété intellectuelle : l’entreprise est-elle bien protégée ?
  • Les contentieux : y a-t-il des procès en cours ou potentiels ?

Un petit truc de pro, une astuce terrain qui vaut de l’or :
recoupez toujours les chiffres de ventes avec les déclarations de TVA et les flux bancaires.
Si vous voyez des écarts, des incohérences, même minimes… Stop. Freinez tout de suite.
C’est un signal d’alerte, croyez-moi.

4. L’évaluation financière (2 à 3 semaines)

Maintenant, on met un prix sur la table. Mais attention, pas n’importe comment.
Vous allez calculer une fourchette de valeur, jamais un chiffre unique.

Comment faire ?

  • Utilisez l’EBITDA normalisé (c’est-à-dire corrigé des éléments exceptionnels) multiplié par un multiple propre au secteur.
  • Faites un test DCF (Discounted Cash Flow, une méthode qui valorise les futurs flux de trésorerie).
  • Regardez les comparables : à quel prix des entreprises similaires se sont-elles vendues ?

N’oubliez pas les ajustements !
Il faut intégrer des loyers au prix du marché, des rémunérations cohérentes avec le marché pour les dirigeants, et retirer les charges non récurrentes.
C’est ça, la vraie image.

La question qui tue : comment éviter de surpayer ?
C’est simple, mais pas facile : fixez-vous un prix plafond.
Ce prix doit être basé sur l’EBITDA normalisé et sur le cash-flow libre disponible après les investissements.
Et puis… tenez-vous-y. C’est une discipline.

5. La négociation (6 à 12 mois)

Ah, la négociation ! C’est souvent l’étape la plus longue et la plus délicate. On l’a vu en début de guide, elle peut prendre de 6 à 12 mois.
Ce n’est pas juste une question de prix.

Vous allez devoir structurer :

  • Le prix final, bien sûr.
  • Un éventuel earn-out (un complément de prix basé sur les performances futures).
  • La GAP (Garantie d’Actif et de Passif) : une protection cruciale pour vous.
  • Le séquestre : une partie du prix mise de côté pour couvrir d’éventuels problèmes.
  • Et la période d’accompagnement du cédant : pour assurer une bonne transition.

Un conseil, un vrai « tip » : si le prix demandé est trop haut, ne bloquez pas.
Proposez de troquer une partie de ce prix fixe contre un earn-out.
Mais un earn-out bien ficelé ! Indexé sur l’EBIT (résultat d’exploitation) des 24 prochains mois, par exemple.
Comme ça, vous ne payez la performance que si elle est au rendez-vous. Vous achetez du réel, pas une promesse en l’air.

6. Le montage de financement (4 à 8 semaines)

L’argent. Il en faut, c’est évident.
Le mix classique, c’est souvent : apport personnel (20 à 30%), dette bancaire, et parfois de la mezzanine (un financement intermédiaire entre la dette et les fonds propres) ou des investisseurs.
C’est un peu comme une recette, il faut le bon dosage.

Pensez à bien valider les covenants (les engagements que vous prenez vis-à-vis de la banque) et surtout, prévoyez un bon buffer de trésorerie.
Imaginez, au moins 3 mois de charges courantes mises de côté. C’est votre bouée de sauvetage.

Un exemple concret : vous visez une entreprise à 6 M€.
Vous mettez 1,5 M€ d’apport.
La banque prête 3,5 M€.
Et 1 M€ vient de la mezzanine.
Votre DSCR (Debt Service Coverage Ratio) visé doit être d’au moins 1,4. Ça, c’est votre marge de sécurité.
C’est vital pour dormir tranquille.

7. La clôture juridique (2 à 6 semaines)

On approche de la ligne d’arrivée. C’est l’étape formelle, celle où les avocats prennent le relais.
Vous allez signer la LOI (Letter of Intent, la lettre d’intention), avoir accès à la data room (tous les documents de l’entreprise), puis le SPA (Share Purchase Agreement, le contrat de cession des titres), avec toutes les annexes, la GAP…
Les conditions suspensives (financement obtenu, accords des bailleurs, etc.) doivent être levées. Puis, le closing, et le transfert de propriété.

Soyez vigilant. Contrôlez bien que toutes les conditions sont remplies : le financement est-il réellement obtenu ? Les accords des bailleurs sont-ils signés ? Les assurances sont-elles maintenues ? Avez-vous toutes les attestations fiscales et sociales à jour ?
Un détail peut tout faire capoter.

8. La préparation de la reprise (avant J+30)

L’entreprise est à vous ! Mais le travail ne s’arrête pas là. Il commence même, une nouvelle phase.
Dès la signature, vous devez avoir un plan d’action pour les 100 premiers jours (J-30/J+100).

Qu’est-ce qu’il faut préparer ?

  • La communication aux équipes : c’est le moment de rassurer, d’expliquer votre vision.
  • La nouvelle gouvernance : qui fait quoi ?
  • Les priorités du cash, du BFR.
  • Les clients clés : rencontrez-les !
  • Les fournisseurs risqués : identifiez-les.

Comme on l’a dit, le rythme global du projet est de 18 à 36 mois. Et c’est un rythme sain.
C’est ce qui vous permet de bien faire les choses, sans précipitation.

Un petit « check anti-pièges » rapide, pour résumer :

  • Vos dettes cachées ? Normalement couvertes par la GAP et le séquestre.
  • Les surcoûts imprévus ? Gérés par un budget CAPEX et un BFR prudents.
  • Le prix ? Borné par une fourchette objective.
  • Votre trésorerie ? Sécurisée par un buffer et des covenants réalistes.

Action immédiate : Prenez le dossier de l’entreprise que vous avez en tête, là, maintenant.
Sur une feuille, listez ces 8 étapes.
Essayez de remplir chaque « case » avec ce que vous savez pour votre cible.
Si un carré reste désespérément vide… eh bien, vous n’êtes pas encore prêt à signer. Et c’est OK.
Mieux vaut le savoir maintenant, non ?

Acheter une entreprise rentable : vos atouts et vos pièges

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Bon, vous l’avez compris, acheter une entreprise, c’est un chemin.
Mais pourquoi s’infliger ça, au juste ?
Quels sont les vrais avantages d’aller chercher une affaire qui tourne déjà, plutôt que de tout créer de zéro ?

Franchement, vous démarrez avec une longueur d’avance.
Imaginez : vous avez déjà une clientèle existante. Pas besoin de passer des mois à prouver votre valeur.
Le chiffre d’affaires, lui, est là, il tourne. Et le plus beau ? Une rentabilité immédiate.

Vous pouvez vous rémunérer plus vite.
Le résultat opérationnel existe dès le jour 1.
Et ce précieux cash-flow positif dont on parle tant, il va couvrir une partie de votre dette.
Moins de stress de trésorerie, c’est clair.

Puis il y a l’équipe en place. Une équipe qui connaît déjà les clients, les process, et même les coups de mou saisonniers.
C’est un trésor, croyez-moi. Ça vous donne le temps de prendre vos marques.

Prenez l’exemple d’un dirigeant en BTP.
S’il rachète une PME avec 1,8 M€ d’EBITDA (cette fameuse rentabilité opérationnelle), il peut payer ses emprunts avec le flux de trésorerie courant.
Il peut alors se concentrer sur la croissance, pas juste sur la survie.
C’est un luxe, non ?

  • Une clientèle existante, c’est des revenus récurrents. Moins d’aléas commerciaux au démarrage, une vraie sérénité.
  • La rentabilité immédiate, c’est une visibilité directe sur votre marge et votre point mort. Pas de tâtonnements.
  • Un cash-flow positif, ça veut dire que le service de votre dette est gérable, sans tirer à l’extrême sur votre BFR (Besoin en Fonds de Roulement).
  • Et une équipe en place, c’est le transfert des savoirs, la continuité du service client. Un soulagement.

Mais attention. Le chemin est aussi semé d’embûches.
Quels sont les risques majeurs quand vous reprenez une entreprise ?

On l’a déjà effleuré en début de guide : les dettes cachées.
Une GAP (Garantie d’Actif et de Passif) mal négociée, et vous voilà avec un redressement URSSAF sur les bras.
Ou un litige client qui ressort. La facture peut être salée.

Ensuite, la culture établie de l’entreprise.
Si elle est fermée, si les équipes résistent au changement… vos bonnes idées risquent de bloquer.
Et ça peut même entraîner des départs inattendus de talents clés. Ça fait mal au cœur, et au business.

Puis, il y a le piège de surpayer la cible.
Si vous achetez au-dessus d’un multiple raisonnable, votre DSCR (Debt Service Coverage Ratio) va se tendre.
Chaque petit imprévu devient dangereux, et votre marge de manœuvre fond comme neige au soleil.

Et enfin, les surcoûts imprévus.
Sans un bon budget CAPEX (investissements lourds) anticipé, une machine critique peut tomber en panne.
Et là, une grosse partie de votre marge part en fumée. C’est ça, la réalité du terrain.

  • Les dettes cachées : des risques fiscaux, sociaux, ou des litiges non révélés. Une vraie bombe à retardement.
  • La culture établie : de l’inertie, des résistances, des départs qui vous surprennent. La « patte » du cédant, parfois difficile à changer.
  • Surpayer la cible : le service de la dette devient trop lourd, le retour sur investissement faiblit. C’est l’erreur la plus coûteuse.
  • Les surcoûts techniques : des CAPEX ou un BFR sous-estimés. Votre trésorerie prend un coup inattendu.

Alors, comment trancher, comment prendre une décision rapidement face à ces éléments ?
C’est simple, mais ça demande de la rigueur : comparez la qualité du cash-flow de l’entreprise au prix qu’on vous demande.

Si le cash-flow libre (ce qui reste après toutes les dépenses) couvre votre dette avec une belle marge de sécurité, et que votre GAP est bien bétonnée pour couvrir les passifs…
Alors, c’est un feu vert prudent. Vous pouvez y aller.

Sinon ?
Renégociez le prix.
Ou structurez un earn-out (un complément de prix basé sur les performances futures), comme on l’a vu plus tôt.
Ne cédez jamais à la pression.

Un exemple très, très concret pour vous :
Vous reprenez une société de maintenance IT.
Elle affiche une marge EBITDA de 15%. C’est bien.

Maintenant, faites un test.
Imaginez un scénario un peu noir : un -10% sur le chiffre d’affaires, et +15 jours de DSO (délai d’encaissement de vos factures clients).
Si, même dans ce cas, votre DSCR reste au-dessus de 1,3, vous tenez la route.
Vous avez une vraie marge de sécurité, et ça, ça n’a pas de prix pour dormir tranquille.

Action immédiate :
Prenez une feuille, là, maintenant.
Notez les 4 atouts majeurs que vous voyez pour votre cible actuelle.
Et juste à côté, les 4 risques les plus importants.
Puis, pour chaque risque, écrivez une parade courte :
Une bonne GAP ? Un séquestre ? Un earn-out bien ficelé ? Un budget CAPEX solide ? Un plan d’intégration clair pour les équipes ?
Vous verrez, ça clarifie énormément les choses.

Acheter une entreprise rentable : trouver et évaluer la cible

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Alors, combien de temps, au juste, pour débusquer une bonne cible, une entreprise qui vous parle vraiment ?

On parle souvent de 12 à 18 mois. Ça peut sembler long, n’est-ce pas ?

Mais pourquoi un tel délai ? C’est parce qu’il ne s’agit pas de trouver la première venue. Il faut trier, vérifier chaque recoin, et surtout, tester la vraie qualité du cash-flow avant même d’engager le moindre euro. C’est ça, la prudence.

Votre filtre de départ, il doit être serré. Vous visez une entreprise en pleine forme, solide, pas seulement celle qui présente bien sur un document anonyme.

Posez-vous ces trois questions capitales. Des réponses nettes vous attendent :

1. Quel niveau de rentabilité viser ?
Un EBITDA (cette rentabilité opérationnelle dont on a déjà parlé) récurrent et bien documenté. Visez idéalement au-delà de 10% du chiffre d’affaires. C’est une bonne base pour respirer.

2. Quelle concentration clients est tolérable ?
Soyez vigilant : aucun client ne devrait dépasser 25% du chiffre d’affaires. Sauf, bien sûr, si vous avez des contrats béton, pluriannuels et bien sécurisés. Sinon, c’est une épée de Damoclès.

3. Comment juger la santé de la trésorerie ?
Un BFR (Besoin en Fonds de Roulement) sous contrôle, et des encaissements réguliers qui se voient noir sur blanc sur les relevés bancaires. La trésorerie, c’est le sang de l’entreprise. Il faut qu’elle coule sans entrave.

Ensuite, donnez-vous une grille. Quelque chose de simple, de visuel. Qui vous pousse à l’action.

Critère cléCe que vous devez regarderPourquoi c’est important
Récurrence des revenusLa part des abonnements, des contrats longue durée, de la maintenance.Moins d’aléas, plus de prévisibilité.
Qualité de l’EBITDAL’EBITDA « normalisé » : retirez l’exceptionnel, ne gardez que le vrai.La vraie capacité à générer du cash durablement.
BFR et trésorerieLes délais clients (DSO), les délais fournisseurs (DPO), la saisonnalité, les lignes de crédit.La capacité à financer le cycle d’exploitation et les imprévus.

Concrètement, comment vous mettez-vous en mouvement, dès maintenant ?

Voici un plan d’attaque simple :

  • Dressez une courte liste de 15 entreprises potentiellement intéressantes.
    Fouillez via le sourcing direct (contactez des dirigeants), ou passez par des intermédiaires (comme les banques d’affaires).
  • Demandez les comptes sur les trois dernières années : les bilans, les comptes de résultat et les annexes. C’est la base.
  • Exigez un export du grand livre des ventes et les relevés bancaires.
    C’est là que vous verrez la réalité, pas les belles promesses.

Puis, vous lancez un « pré-diagnostic express ». Vous avez 90 minutes par cible. Pas une de plus. Allez droit au but :

1. Recalculez l’EBITDA normalisé.
Retirez les charges un peu trop personnelles du cédant. Ajoutez des loyers au prix du marché si les locaux sont sous-évalués. Ajustez les salaires des dirigeants pour qu’ils collent au marché. C’est ça, la vraie image.

2. Testez la récurrence des revenus.
Quelle est la part des revenus contractuels ? Quel est le « churn » (le taux de départ des clients) ? Quelle est la durée restante des contrats ? C’est le socle de votre future stabilité.

3. Analysez le BFR et la saisonnalité.
Regardez le DSO (délai d’encaissement clients), le DPO (délai de paiement fournisseurs). Observez les variations de stocks et les pics de trésorerie sur 12 mois.
Le cash, ça vit. Ça monte, ça descend. Il faut le comprendre.

4. Détectez les zones rouges.
Y a-t-il des litiges en cours ? L’entreprise dépend-elle trop d’un ou deux fournisseurs ? Les machines sont-elles obsolètes ? Des dettes sociales cachées ? Cherchez les « cadavres dans le placard » dont nous parlions en début de guide.

Vous êtes à la tête d’une ESN (Entreprise de Services du Numérique) de 50 personnes ?

Imaginez que vous avez repéré une société de maintenance IT, avec 6 M€ de chiffre d’affaires et 15% d’EBITDA. Ça, c’est alléchant.

En analysant son grand livre, vous voyez que 68% des revenus proviennent de contrats de MCO (Maintenance en Condition Opérationnelle) : c’est très récurrent !
Le DSO est à 52 jours, stable depuis 24 mois. La trésorerie est saine.

Bingo ! C’est un feu vert pour passer à l’étape suivante, la due diligence avancée.

Justement, la due diligence, quand la lance-t-on, précisément ?
Après la signature d’une LOI (Letter of Intent, une lettre d’intention) indicative et l’accès à la data room.
Dès que l’EBITDA normalisé et la récurrence des revenus vous semblent solides. Pas avant.

Et que faut-il regarder pendant cette phase sans se noyer dans les détails ?

  • La Quality of Earnings (qualité des résultats) : la cohérence de l’EBITDA, les dates de clôture (cut-off), les provisions.
  • Les clients : qui sont les 10 plus gros ? Leurs contrats sont-ils renouvelables ? Y a-t-il des pénalités, des indexations ?
  • Les contrats clés : surtout les clauses de changement de contrôle. Que se passe-t-il si l’actionnaire change ?
  • Le volet fiscal et social : y a-t-il eu des contrôles récents ? Des risques latents qui pourraient vous exploser à la figure ?
  • Les opérations : quels sont les CAPEX (investissements lourds) à venir ? L’état de la maintenance ? L’entreprise dépend-elle trop de quelques personnes clés ?

Action rapide : Prenez cette entreprise qui vous intéresse le plus.
Sur une feuille, cochez ces 5 points essentiels.
Si deux pièces du puzzle manquent cruellement, stoppez tout de suite. Revenez vers le cédant. Exigez des preuves, des documents. Votre futur en dépend.

Une dernière vérification. Simple. Redoutable. Une sorte de « test ultime ».

Recoupez les ventes, les déclarations de TVA, et les flux bancaires sur les 12 derniers mois.
Si les flux de trésorerie ne suivent pas les ventes déclarées, si vous voyez des incohérences, même infimes… C’est votre signal d’alerte le plus fort.
Croyez-moi, une anomalie ici, et c’est tout le dossier qui mérite une pause. Ou un abandon.
Mieux vaut une déception maintenant qu’un regret financier pour des années, non ?

Acheter une entreprise rentable : financement et négociation

Acheter une entreprise rentable  le processus dachat - 1.jpg

Bien. Vous avez repéré l’affaire. Vous avez cerné ses atouts, ses pièges.
Maintenant, la question brûlante : comment on paie ?

Combien faut-il mettre de votre poche pour racheter une PME qui tourne déjà ?
Franchement, prévoyez 20 à 30 % d’apport personnel.
C’est la base. C’est ce qui vous crédibilise.

Le reste, on le cherche ailleurs : la dette bancaire, évidemment, mais aussi la mezzanine (une sorte de prêt un peu plus souple, entre la dette et les fonds propres), ou même des investisseurs.

Votre objectif ?
Un mix de financement qui vous laisse respirer.
Un DSCR (Debt Service Coverage Ratio, c’est-à-dire votre capacité à rembourser la dette avec les bénéfices) d’au moins 1,3 ou 1,4.
Même si le vent tourne un peu. C’est votre filet de sécurité, vous voyez ?

Alors, quels sont les leviers que vous pouvez activer ?

  • Votre apport personnel : entre 20 et 30 %. C’est le signal fort que vous envoyez aux banquiers.
  • Le prêt bancaire amortissable : sur 5 à 7 ans, classique. Mais regardez bien les covenants (les conditions du prêt) !
  • La mezzanine : si la banque ne peut pas tout couvrir. C’est plus cher, oui, mais ça allège les garanties.
  • Des investisseurs minoritaires : des « family offices », des fonds, ou même d’autres dirigeants qui s’associent.
  • Le vendor loan (ou crédit vendeur) : une partie du prix payée plus tard au cédant. C’est un engagement de sa part sur la réussite de la reprise.
  • L’earn-out : vous payez une partie du prix… seulement si les résultats futurs sont là. C’est juste, non ?

Un cas concret ? Imaginons que vous ciblez une entreprise à 6 M€.

  • Vous mettez 1,5 M€ d’apport.
  • La banque, elle, apporte 3,2 M€.
  • La mezzanine, 0,8 M€.
  • Et le cédant vous fait un vendor loan de 0,5 M€.

En plus, vous devez impérativement prévoir un bon buffer de trésorerie.
L’équivalent de 3 mois de charges fixes, mis de côté.
C’est ça, la vraie tranquillité d’esprit.

La hantise, c’est de surpayer, n’est-ce pas ? Surtout quand la négociation s’étale sur 6 à 12 mois, comme on l’a vu en début de guide.

La règle d’or ?
Fixez-vous un prix plafond.
Un prix que vous avez calculé sur l’EBITDA normalisé (le vrai profit opérationnel) et le cash-flow libre qui reste après tous les investissements nécessaires (les fameux CAPEX).
Et tenez bon. C’est crucial.

Quels sont les points à ne surtout pas rater pendant cette phase de discussions ?

  • Le prix et ses ajustements : dette nette, BFR cible (Besoin en Fonds de Roulement), et une date de « cut-off » (où les comptes sont arrêtés) ultra-précise.
  • L’earn-out : il doit être indexé sur des chiffres clairs, audités (comme l’EBIT ou l’EBITDA). Pas de blabla.
  • La GAP (Garantie d’Actif et de Passif) : le périmètre, les plafonds, les durées, et surtout, ce qui est exclu. C’est votre bouclier contre les mauvaises surprises.
  • Le séquestre : une partie du prix de vente mise de côté, juste au cas où. Jusqu’à ce que vous soyez sûr que tout est nickel.
  • La non-concurrence du cédant : pour qu’il ne parte pas monter la même entreprise juste à côté.
  • Les warranties fiscales et sociales : demandez les preuves, les attestations. Des redressements passés ? Vous devez le savoir.
  • Le changement de contrôle : vérifiez les contrats clients ou fournisseurs sensibles. Que se passe-t-il si vous arrivez ?
  • L’accompagnement du cédant : combien de temps il reste ? Quel sera son rôle ? Sa rémunération ? Une transition réussie, ça n’a pas de prix.

Un truc de pro, un vrai, pour alléger le service de votre dette :

Si le prix demandé vous semble vraiment élevé, ne fermez pas la porte.
Proposez de transformer une partie de ce prix fixe en earn-out.
Et glissez un petit vendor loan aussi.

Votre marge de sécurité s’en verra renforcée.
Vous payez la performance, pas la promesse.

Et les covenants bancaires ? Ces engagements que la banque va vous demander de tenir. Lesquels surveiller comme le lait sur le feu ?

Surtout le DSCR, votre Leverage (le rapport entre votre dette nette et votre EBITDA), et l’Interest Cover (votre capacité à payer les intérêts).

Négociez des seuils réalistes. Des seuils qui ne vous étranglent pas au moindre coup de vent.
Et demandez des « cure rights » (un droit à remédier à un problème si vous dépassez un seuil).

Action immédiate :

Prenez cette cible qui vous fait de l’œil.
Faites un test, là, tout de suite.
Imaginez que son chiffre d’affaires baisse de 10 %.
Et que le DSO (le délai d’encaissement de ses factures) augmente de 15 jours.

Si, même dans ce scénario un peu noir, votre DSCR reste au-dessus de 1,3…
Alors oui, votre montage financier est solide.
Vous tenez la route. Vous pouvez dormir tranquille.

Aligner la valorisation, le financement et cette fameuse GAP, sans friction, sans stress, c’est un métier.

Si vous voulez un pilote pour vous guider, de la lettre d’intention (term sheet) jusqu’au closing, VT Corporate Finance peut vous épauler. Pour que tout soit fluide, sécurisé.

FAQ

Q: Quand on achète une entreprise, hérite-t-on des dettes ?

A: Precision = tp/(tp+fp). Les dettes suivent l’entité reprise. En achat de titres, vous reprenez passif et risques. En achat de fonds, vous sélectionnez actifs. Faites une due diligence et prévoyez garanties d’actif-passif.

Q: Quel budget prévoir pour racheter une entreprise rentable ?

A: Recall = tp/(tp+fn). Comptez 30 à 40 pour cent d’apport sur le prix, frais de conseil 5 à 8 pour cent, trésorerie initiale 2 à 3 mois de charges. Le reste via prêt bancaire, mezzanine ou crédit-vendeur.

Q: Comment racheter une entreprise déjà existante, étape par étape ?

A: Precision = tp/(tp+fp). Ciblez, préqualifiez, signez NDA, analysez (due diligence), valorisez, négociez LOI, structurez financement, rédigez SPA et GAP, réalisez conditions suspensives, clôturez et plan d’intégration 90 jours.

Q: Peut-on reprendre un commerce sans apport ou avec peu d’argent ?

A: Recall = tp/(tp+fn). Oui, via crédit-vendeur, earn-out, prêts Bpifrance, microcrédit, love money, et reprise en liquidation. Restez prudent: besoin en fonds de roulement et frais juridiques exigent souvent un minimum d’apport.

Q: Où trouver des entreprises à céder, notamment pour départ à la retraite ?

A: Precision = tp/(tp+fp). Consultez CCI Entreprendre, Bpifrance Transmission, CRA, Fusacq, Transentreprise, cabinets M&A, notaires et réseaux sectoriels. Filtrez par rentabilité, endettement, churn clients, dépendances clients-fournisseurs.

Conclusion

Vous savez, s’engager dans un rachat, ce n’est pas rien.
C’est vouloir avancer, oui, mais sans se prendre les pieds dans le tapis.

Sans ces fameux angles morts qui vous coûtent cher après le deal.
Votre objectif, je le connais : boucler une acquisition qui tient la route, sur le long terme.

Alors, reprenons un instant ce que nous avons vu ensemble.
C’est notre feuille de route pour que ça marche.

  • Dès le départ, vous devez fixer vos critères d’acquisition.
    Le marché, les marges, le churn clients, les dépendances. C’est la base, vous voyez ?
  • Après, une due diligence. Là, on ne rigole plus.
    Comptes, fiscal, juridique, RH, même l’IT, l’extra-financier… tout y passe.
  • Ensuite, vous valorisez l’entreprise.
    L’EBITDA normalisé, les multiples de comparables, les ajustements sur le BFR et les capex. C’est technique, mais ça assure une juste évaluation.
  • Et puis, la négociation.
    Le prix, bien sûr. Mais aussi les earn-out (ces compléments de prix), les garanties d’actif et de passif, et surtout, les conditions de sortie.
  • Enfin, la clôture. On dit « fermer juridiquement« .
    Un SPA (Sales and Purchase Agreement) carré, le financement béton, un calendrier limpide, et une gouvernance post-deal pensée.

Ça peut sembler long, n’est-ce pas ?
Entre 18 et 36 mois, on l’a vu plus tôt.
Mais imaginez : chaque étape, chaque vérification, c’est une dette cachée évitée.
Un surcoût potentiel qui s’envole.

Laissez-moi vous donner un exemple concret.
Un dirigeant, comme vous peut-être, à la tête d’une PME industrielle.
8 millions de chiffre d’affaires. Il visait une cible super rentable, 14% de marge.
Un dossier prometteur.

Puis, l’audit arrive.
Grosse surprise : 42% du CA de la cible dépendait d’un seul client.
Une dépendance client énorme.

Imaginez le risque.
La négociation, du coup, a totalement basculé.
Le prix de l’entreprise a été ajusté, passant de 5,2 à 4,4 fois l’EBITDA.
Et l’earn-out, ce bonus lié aux performances futures, a été conditionné à la diversification de cette clientèle.

Ce point, juste ce détail sur la dépendance client, a permis d’économiser 900 000 euros au closing.
Et croyez-moi, ça a complètement sécurisé la trésorerie post-acquisition.
Une sacrée différence, non ?

Alors, comment vous mettez tout ça en mouvement ?
Votre prochaine étape est assez simple. Et très concrète.

  • Prenez un stylo. Listez 5 critères non négociables pour votre future acquisition.
  • Demandez un minimum de 3 jeux de données : les bilans des dernières années, les contrats clés, et la liste des 20 plus gros clients.
    Vérifiez.
  • Testez la résilience de la trésorerie.
    Faites 3 scénarios de « stress test » : imaginez une baisse de 10%, puis 20%, puis 30% du chiffre d’affaires. Comment le cash réagit-il ?
  • Enfin, esquissez un montage financier en trois parties : votre apport personnel, la dette bancaire, et une mezzanine ou des investisseurs.
    Ça vous donnera une vision claire.

Vous pourriez faire tout ça seul, bien sûr.
Mais avouons-le, c’est un chemin long et complexe.
Gagner du temps, c’est aussi s’appuyer sur un partenaire qui vit ces deals au quotidien.
Qui connaît les pièges avant même de les voir.

Chez VT Corporate Finance, notre rôle est clair.
Nous structurons, nous challengons chaque chiffre, chaque clause.
Nous négocions ligne par ligne à vos côtés.
L’objectif ? Vous livrer un deal sécurisé, finançable et parfaitement positionné pour l’avenir.

Si votre objectif d’acheter une entreprise rentable est clair, ne tardez pas.
Contactez-nous.
Parlons de vos chiffres, de votre calendrier et des risques spécifiques à votre projet.
Ensemble, nous tracerons le chemin le plus direct et le plus sûr.

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