Vous visez une levée de fonds en Série B entre 10 et 50 millions d’euros.
C’est une étape où tout s’accélère.
Mais où tout peut aussi s’arrêter net.
Et non, ça ne se joue plus sur un « bon pitch deck ».
Ça, c’était bon pour la Série A. Une promesse.
Maintenant, les investisseurs veulent des preuves.
Ils n’achètent plus une vision, ils investissent dans une machine de croissance prédictible.
Pour les convaincre, vous devez maîtriser vos chiffres sur des points précis :
- Votre ARR (Annual Recurring Revenue) et sa trajectoire.
- La santé de vos unit economics (LTV/CAC, marge brute…).
- La prévisibilité de votre modèle d’acquisition client.
- La solidité de votre structure et de votre équipe dirigeante.
Ce guide vous donne les critères concrets et les étapes du processus.
De la préparation des documents jusqu’au closing.
L’objectif ? Vous donner une feuille de route claire pour sécuriser votre tour de table.
Sans vous faire recaler sur un détail qui aurait dû être anticipé.
Série B levée fonds critères : Définition et critères d’éligibilité

Alors, la Série B, c’est quoi, exactement ? Vous savez, ce n’est plus l’étape où l’on teste. On ne cherche plus une simple validation de l’idée.
Non, ici, on parle d’une entreprise qui a déjà ses bases. Une base clients solide, un business model qui tourne, qui a fait ses preuves.
Et surtout, vous visez gros : entre 10 et 50 millions d’euros. Pour quoi faire, me direz-vous ?
Pour passer à la vitesse supérieure, tout simplement. Pour une croissance qui décolle.
Ce cash, c’est le carburant qui va vous servir à l’expansion, à vous jeter sur l’international.
Et aussi à muscler votre équipe dirigeante. Parce qu’à ce niveau, on n’improvise plus.
Fini les tests. Vous exécutez.
En général, quand on parle de Série B, les montants levés sont bien là : entre 10 et 50 millions d’euros.
Ça dépendra beaucoup de votre force de traction, de l’état de votre marché, de votre marge brute.
La dilution, ce fameux pourcentage de capital que vous cédez ? Attendez-vous souvent à une part entre 20 et 40 %.
Ça varie selon le tour précédent et, bien sûr, la valorisation que vous réussirez à négocier.
Rappelez-vous ce qu’on a déjà dit : les investisseurs, ils ne veulent plus de belles promesses. Ils veulent du palpable.
Du chiffre. Des faits.
Alors, concrètement, sur quoi vont-ils vous juger ? J’ai identifié quatre critères majeurs.
Des points très précis. Et mesurables, évidemment.
- ARR et sa croissance : On attend de vous un revenu annuel récurrent (ARR) qui tourne entre 5 et 30 millions d’euros. Et attention, il faut aussi montrer une croissance trimestrielle qui claque, genre +10 à +20 % QoQ. C’est ça, la preuve que votre machine est bien prédictible.
- Unit economics sains : Vos chiffres par client, ils doivent être impeccables. On parle d’un LTV/CAC (Lifetime Value sur Coût d’Acquisition Client) supérieur à 3. Votre temps de retour sur investissement (le payback client) doit être sous 12 mois. Et pour une entreprise SaaS, une marge brute au-dessus de 60 % est souvent un prérequis. Sans ça, ça risque de coincer.
- Position marché claire : Vous devez montrer que vous dominez votre espace. Votre part de marché doit être en hausse, ou au moins très stable. Une rétention nette (NRR) positive, entre 110 et 130 %, c’est vraiment l’idéal. Et surtout, prouvez que vos canaux d’acquisition clients sont totalement maîtrisés. Vous savez où aller chercher la croissance.
- Équipe dirigeante structurée : L’heure n’est plus à l’à-peu-près. Il faut un C-level complet : un CEO solide, un CFO (directeur financier) qui tient les rênes, un VP Sales qui fait pleuvoir les deals, et un Head of Product qui innove. Et bien sûr, une gouvernance prête pour le grand bain, pour l’international.
Prenons un cas très concret. Le vôtre, peut-être, ou celui d’une boîte que vous connaissez bien.
Imaginez que vous générez 12 M€ d’ARR. Votre marge brute est à 72 %. Votre LTV/CAC, ce fameux ratio, est à un beau 3,8. Votre NRR est de 121 %.
Et, cerise sur le gâteau, vous avez déjà un pipeline de vente solide, validé pour le Royaume-Uni et le Benelux.
Là, vous cochez toutes les cases. Ça sent bon la Série B. On peut clairement viser une levée entre 25 et 35 M€. Vous voyez le potentiel ?
Maintenant, un petit exercice, si vous le voulez bien. Prenez une feuille, ou ouvrez un fichier.
Et listez vos quatre métriques clés, celles dont on vient de parler. Vos vrais chiffres.
Ensuite, comparez-les aux seuils qu’on vient de détailler ensemble. Soyez honnête avec vous-même, c’est crucial.
Si un indicateur décroche un peu, ou même beaucoup… eh bien, vous tenez votre priorité numéro un.
C’est là-dessus que vous devez bosser, et sans tarder, avant même de songer à démarrer votre tour de table.
Pas de miracle, juste du travail et des chiffres clairs.
Série B levée fonds critères : Le processus détaillé de levée de fonds

Vous avez vos chiffres, vous savez où vous en êtes, comme on l’a vu juste avant avec l’ARR et les unit economics.
Maintenant, comment on s’y prend pour concrétiser tout ça ?
Une levée de fonds en Série B, ce n’est pas une simple conversation.
C’est une machine. Un processus précis, en quatre grandes étapes.
Pas de place pour l’improvisation ici. Chaque phase est un palier à valider. Sans ça, vous ne passerez pas au suivant.
- La préparation : vos fondations doivent être béton.
- La recherche d’investisseurs : cibler les bons, et les approcher intelligemment.
- La due diligence : la radiographie complète de votre entreprise.
- La négociation et le closing : l’art de boucler l’affaire, sans se faire piéger.
1. Préparation : Les fondations de votre tour de table
Alors, par quoi on commence ? Votre business plan, il est à jour ? Et votre deck, est-ce qu’il claque, vraiment ?
Franchement, à ce stade, c’est la base. Mais pas n’importe comment.
Vous devez absolument figer vos hypothèses. Et les traduire. Dans quoi ? Un modèle financier trimestriel sur 24 mois. C’est votre feuille de route, chiffrée, détaillée.
Action pour vous : Prenez ce modèle. Réconciliez-le, mois par mois, avec votre ARR, votre MRR, votre churn. Et votre cash burn.
Chaque chiffre doit correspondre, au centime près, à vos grands livres.
Zéro écart. Pas d’à-peu-près. Les investisseurs détestent ça. Ils veulent la clarté parfaite entre votre P&L, votre bilan et votre trésorerie.
Par exemple, si votre deck annonce 15 M€ d’ARR, mais que vos registres ne montrent que 14,5 M€ après vérification, vous avez un problème. Un gros.
C’est ce genre de détails qui ruine la confiance, et qui peut faire capoter l’opération.
2. Recherche d’investisseurs : Cibler les bons partenaires
Vous avez vos chiffres, ils sont propres. Qui allez-vous chercher ?
On ne frappe pas à toutes les portes au hasard. On cible. Précisément.
Visez des fonds qui ont déjà fait des Série B dans votre secteur d’activité. Des fonds qui mettent les tickets que vous cherchez : entre 10 et 50 millions d’euros.
Mon conseil ? Construisez un pipeline d’au moins 30 cibles. Vraiment.
Classez-les. Par leur thèse d’investissement, leur zone géographique, leurs participations passées.
Pourquoi ? Parce que votre « use of funds » (comment vous allez utiliser l’argent) doit coller à leurs priorités d’investissement.
Si vous leur parlez d’une expansion internationale, montrez-leur déjà un pipeline de vente solide, avec des deals signés ou très avancés en dehors de votre marché actuel.
Un simple PowerPoint ne suffira pas. Ils veulent du concret, des faits.
3. Due diligence : Le grand déballage
Ah, la due diligence… Le moment de vérité. Ils vont tout regarder, tout éplucher.
Mais qu’est-ce qui retient leur attention en premier, selon vous ?
Vos cohortes. Vos unit economics. Ils veulent voir la santé de vos clients, leur évolution, comment ils restent, comment ils dépensent.
Ils veulent être sûrs que votre machine de croissance, dont on parlait en début d’article, est bien huilée.
Votre rôle ? Préparer une data room impeccable. C’est comme une boîte à trésors, mais avec tous vos secrets. Statuts, cap table (la répartition de votre capital), contrats clients, tous vos KPIs, conformité RGPD, paie.
Absolument tout. Sans exception.
Par exemple, pour les 20 plus gros clients de votre entreprise, attendez-vous à un test d’exhaustivité. Ils vont demander les bons de commande, les factures, les preuves d’encaissements.
Mois par mois. Les revenus reconnus versus les revenus facturés. Pas d’arrondis. Pas de flou. C’est leur manière de valider que vos métriques clés (comme votre NRR positive, dont on a parlé) sont réelles et vérifiables.
4. Négociation et closing : La dernière ligne droite
Vous y êtes presque. On est sur le term sheet. C’est le contrat préliminaire, le document où tout se joue.
Ici, on parle de la valorisation de votre entreprise. Des préférences de liquidation (qui sera payé en premier et combien si ça tourne mal ?). De l’anti-dilution. Des droits des investisseurs.
C’est complexe, c’est technique. Et c’est là que l’erreur coûte cher.
Action concrète : Vous devez simuler la dilution. Et les sorties futures.
Prenez un tableau. Faites une cap table pré-money et post-money.
Voyez l’impact réel de l’entrée de ces nouveaux fonds sur votre pourcentage de capital.
Vérifiez bien les clauses. Une préférence de liquidation « 1x non participative », c’est souvent acceptable. Mais une « 2x participative » ? Non. C’est souvent un deal breaker. C’est le genre de ligne qui peut vous étrangler plus tard.
Et n’oubliez pas les covenants. Ce sont les engagements que vous prenez : objectifs de MRR, seuils de cash burn, le reporting mensuel. Ils sont là pour protéger l’investisseur, oui. Mais aussi pour vous maintenir dans une trajectoire de croissance saine.
Prenons un exemple pour que ce soit clair. Imaginez que vous levez 30 millions d’euros avec une valorisation pré-money de 120 millions d’euros.
Quelle est votre dilution immédiate ? Simple calcul : 30 millions sur 150 millions (120 pré + 30 levés). Ça fait 20 % de dilution.
Maintenant, visualisez un futur tour de table. Ajoutez une option pool (le réservoir de stock-options pour vos futurs employés) de 10 %. Et là, vous voyez l’impact réel, cumulé. C’est là que ça pique, parfois.
Alors, une astuce de terrain, essentielle : faites un « dry run » de votre due diligence.
Une semaine avant d’ouvrir votre data room. Mettez-vous à la place de l’investisseur. Essayez de trouver les failles, les incohérences. Corrigez-les.
Et surtout, un point non négociable : faites relire le term sheet par un avocat spécialisé en private equity. Pas « demain », pas « quand j’aurai le temps ». Maintenant. Avant de signer quoi que ce soit.
C’est l’investissement le plus important que vous ferez pour protéger votre entreprise et votre avenir.
L’objectif ? Un processus fluide. Zéro surprise. Un closing qui respecte vos priorités de croissance. Et vous propulse là où vous voulez aller.
Série B levée fonds critères : Les vraies métriques clés et indicateurs de performance

On l’a déjà dit : les belles paroles, c’est fini. Pour une levée de fonds en Série B, on vous attend sur du concret. Vos chiffres.
Mais pas n’importe lesquels, et pas n’importe comment.
Vous vous demandez sans doute : quels sont les seuils précis à franchir ? Qu’est-ce qui va faire tilter (ou au contraire, rassurer) un investisseur ?
Voyons ensemble les indicateurs de performance sur lesquels vous serez jugé. Ceux qui prouvent que votre machine est prête à exploser.
Le premier ? Votre ARR (Annual Recurring Revenue), ce fameux revenu annuel récurrent.
Pour être pris au sérieux en Série B, vous visez quoi ? Généralement, entre 5 et 30 millions d’euros d’ARR.
Et attention, ce n’est pas tout. Il faut une croissance qui décolle, vraiment. On parle de +10 à +20 % par trimestre (QoQ). C’est votre preuve de traction.
Un ARR solide, c’est bien. Mais un ARR qui progresse de manière constante, prévisible, trimestre après trimestre ?
Là, vous marquez des points. Vous montrez que votre modèle fonctionne, qu’il est réplicable.
Ensuite, les unit economics. Ces fameux chiffres par client, ils sont l’âme de votre business.
Comment les prouver ? Vous devez afficher un LTV/CAC (Lifetime Value sur Coût d’Acquisition Client) supérieur à 3.
Oui, « supérieur à 3 », c’est la barre à passer.
Votre temps de payback client (le temps qu’il vous faut pour récupérer le coût d’acquisition d’un client) ? Il doit être sous les 12 mois. Idéalement, même bien en dessous.
Et votre marge brute ? Pour un modèle SaaS, on attend souvent au-dessus de 60 %. Sans ça, croyez-moi, l’opération risque de coincer.
Ces indicateurs, ils ne sont pas là pour faire joli. Ils sont lisibles, vérifiables.
On va tester vos <cohortes>, vos vraies données client par client, et non pas des moyennes flatteuses qui masquent les problèmes. C’est ça qui les intéresse, la vérité de votre modèle.
Pour résumer, voici les quatre piliers que les investisseurs vont passer au peigne fin. Ceux qui valident vraiment votre dossier de levée de fonds :
- ARR et sa croissance : On l’a dit, visez 5 à 30 M€ d’ARR, avec une progression de +10 à +20 % par trimestre.
Imaginez un éditeur de logiciel B2B avec 12 M€ d’ARR, un MRR (Monthly Recurring Revenue) qui monte sans cesse, et un taux de désabonnement (churn net) sous 1 % mensuel. C’est le genre de profil qui parle. - Rentabilité et unit economics : Votre LTV/CAC doit être au-delà de 3, le payback client sous 12 mois, et votre marge brute supérieure à 60 %.
Si votre Coût d’Acquisition Client (CAC) est de 8 000 €, que la LTV est de 32 000 €, que le payback est à 9 mois et que vous faites de l’upsell régulier sur 30 % de vos comptes, c’est une preuve solide. - Taille et dynamique de marché : Il faut montrer un TAM (Total Addressable Market) crédible et en croissance, disons +15 % par an minimum.
Et surtout, un pipeline international déjà bien validé. Si votre marché européen pèse 2 milliards d’euros, et que votre part adressable est de 250 M€, c’est très concret. - Qualité de l’équipe dirigeante : L’heure n’est plus à l’improvisation. Vous avez besoin d’un C-level (les dirigeants clés) complet et expérimenté, avec une gouvernance prête.
Un CFO qui a déjà piloté une levée de fonds de plus de 25 M€, ou un VP Sales qui a dépassé 20 M€ de quota ? Ça, c’est du lourd.
Mais, je vous entends déjà : « Et si mon LTV/CAC est à 2,4, je fais quoi ? »
C’est une excellente question, et elle est légitime. Si vous n’êtes pas tout à fait au niveau sur un de ces critères, pas de panique, mais pas de temps à perdre non plus.
Votre mission ? Accélérez la rétention de vos clients, poussez l’upsell (leur faire acheter plus) ou alors, baissez drastiquement votre CAC.
Et ça, c’est à faire *avant* même de penser à démarrer votre tour de table.
Concrètement, comment on s’y prend ?
Segmentez vos cohortes. Identifiez les canaux d’acquisition qui ne sont pas rentables et coupez-les.
Et surtout, concentrez-vous sur l’activation produit : faites en sorte que vos nouveaux clients utilisent pleinement votre solution dès les 30 premiers jours. C’est souvent là que la rétention se joue.
Action rapide pour vous :
Prenez vos données. Exportez vos 6 dernières cohortes mensuelles.
Calculez le NRR (Net Retention Rate), le payback client et la marge brute pour chacune d’elles.
Vous voyez une petite dérive récente ? Un chiffre qui baisse légèrement sur les derniers mois ?
Alors, vous tenez votre priorité. Corrigez-la avant de lancer votre roadshow. C’est ça, la vraie préparation.
Série B levée fonds critères : Comparaison entre Série A, B et C

Alors, quelle est la vraie différence entre une Série A, une Série B et une Série C ?
Pour faire simple : la Série A, c’est quand vous prouvez que votre idée tient la route. La Série B, c’est quand vous passez à la vitesse supérieure, à l’expansion. Et la Série C ? Là, vous bétonnez votre place de leader.
Je vais vous montrer ça de manière claire, pour que vous visualisiez bien la logique de progression.
| Type de financement | Objectifs principaux | Montant typique levé (en millions) |
|---|---|---|
| Série A | Prouver l’adéquation produit-marché, lancer les premières échelles commerciales, embaucher des profils clés. | 5 à 15 |
| Série B | Expansion rapide, structurer vos opérations, viser l’international, renforcer votre équipe C-level. | 10 à 50 |
| Série C | Consolider votre marché, réaliser de grandes acquisitions, préparer une éventuelle IPO (entrée en bourse). | 50 à 300+ |
Vous le voyez ? Chaque étape a sa propre mission.
En Série A, c’est comme démarrer le moteur. Vous vérifiez que tout fonctionne, que la voiture roule.
En Série B, vous appuyez à fond sur l’accélérateur. La voiture doit être prête pour l’autoroute, et pour tenir la vitesse.
Et en Série C, vous verrouillez la trajectoire. Vous devenez le bolide incontournable, le leader qui trace sa route.
Vous vous posez peut-être la question : « Est-ce que je suis en Série A ou en Série B, finalement ? »
Voici une question simple, mais directe, pour vous aider à trancher :
Avez-vous une machine commerciale qui tourne toute seule, des process qui peuvent grandir sans vous casser la tête, et un pipeline international déjà bien activé ?
Si la réponse est oui, alors bienvenue en Série B. C’est votre stade.
Sinon, pas de problème, vous êtes encore en Série A. Et c’est là que vous devez vous concentrer.
Prenons un cas très concret, peut-être le vôtre, en tant que CEO d’une boîte B2B SaaS.
Imaginez : vous faites 12 M€ d’ARR, votre taux de désabonnement net (le fameux churn net) est sous les 1 % par mois, et vous avez déjà ouvert deux pays avec des ventes concrètes.
Votre besoin, là, c’est de muscler vos équipes terrain, de recruter un VP Marketing de haut vol, et de refondre toute votre gestion de données pour mieux suivre vos marges.
Clairement, vous êtes dans une logique d’industrialisation et d’accélération.
C’est de la Série B pure et dure. Vous ne validez plus, vous exécutez.
Maintenant, un autre cas : vous avez un site d’e-commerce qui est super rentable en France, mais vous n’avez aucune acquisition client en dehors du pays.
Vos canaux de vente sont stables, oui. Mais l’international n’est pas prouvé. Vos coûts logistiques, vous ne les avez pas encore optimisés pour de très gros volumes.
Là, on serait plutôt sur une Série A, peut-être une « Série A tardive ». La Série B exigerait un vrai plan d’expansion, déjà testé, pas juste une feuille de route.
Une petite règle, pour que ce soit gravé :
- Pour la Série A : prouvez votre traction et montrez que votre produit répond à un vrai besoin (l’adéquation marché).
- Pour la Série B : vous devez faire grandir vos unit economics, déjà bien maîtrisés, sur plusieurs marchés.
- Pour la Série C : renforcez votre position dominante, et préparez la sortie (l’IPO ou la vente via M&A) pour apporter de la liquidité.
Chaque étape est un palier. Et chacun demande des preuves différentes, plus solides à chaque fois.
Série B levée fonds critères : Aspects juridiques et pièges à éviter

Alors, vous voulez savoir ce qui fait capoter une levée en Série B du côté juridique ?
Franchement, la cause numéro un, c’est la pagaille.
Des documents qui ne collent pas. Un term sheet bâclé.
Une due diligence juridique, c’est une fouille intégrale.
Ils vont tout regarder : vos statuts, votre fameuse cap table (la répartition du capital), tous vos contrats, la conformité RGPD, vos titres.
La moindre incohérence, et c’est un coup de frein.
Parfois, c’est même l’arrêt définitif de l’opération. Cruel, non ?
Votre mission est donc très claire : un dossier net.
Tout doit être vérifiable, traçable. Sans zone d’ombre.
Concrètement, qu’est-ce qu’on attend de vous pour sécuriser cette étape ?
- Vérifier que tous vos papiers, financiers et juridiques, sont impeccables.
- Anticiper les clauses du term sheet qui peuvent vous piéger.
- Vous entourer d’experts, de vrais spécialistes de la due diligence.
Maintenant, imaginez. Vous êtes le CEO de cette boîte SaaS à 12 M€ d’ARR dont on parlait plus tôt.
Comment vous vous y prenez, vous ?
Commencez par les bases. Les statuts de votre société, toutes les décisions d’Assemblées Générales…
Elles doivent être signées, datées, puis classées.
Pas de flou sur la cap table. Jamais.
Action immédiate pour vous :
Prenez votre cap table « légale ». Puis, votre plan d’ESOP (vos stock-options pour les employés).
Et enfin, le registre des mouvements de titres.
Ces trois documents doivent être parfaitement alignés. Vérifiez.
Assurez-vous que tous les BSA (bons de souscription d’actions) ou AGA (attributions gratuites d’actions) sont bien émis et notifiés.
Côté contrats clients, c’est pareil.
Passez au crible vos 30 plus gros comptes. Bons de commande, avenants, factures, preuves d’encaissements.
Mois par mois.
Faites le rapprochement entre le revenu facturé et le revenu que vous reconnaissez dans vos comptes.
Zéro arrondi. Zéro approximation. Les investisseurs détestent ça.
Et la propriété intellectuelle ? C’est un point sensible.
Tous les droits créés par vos salariés ou freelances doivent être cédés à votre société, par écrit.
S’il manque un avenant quelque part, corrigez-le. Vraiment.
Corrigez-le avant même d’ouvrir votre data room.
Maintenant, parlons du term sheet.
Le contrat préliminaire. C’est là que les pièges sont les plus vicieux.
Ouvrez l’œil sur les préférences de liquidation. Une « 1x non participative », c’est souvent acceptable.
Mais une « 2x participative » ? Non. C’est une ligne rouge.
C’est souvent un « deal breaker » (une condition qui fait échouer l’accord) en puissance.
Puis, l’anti-dilution. Évitez le « full ratchet » à tout prix.
Les droits de veto aussi. Et enfin, les covenants, ces engagements que vous prenez.
Ceux sur le cash burn (votre consommation de trésorerie) et votre MRR (revenu mensuel récurrent) sont particulièrement importants.
Une autre action concrète : prenez un bon modèle de cap table.
Simulez l’entrée des fonds : le « pré-money », le « post-money », l’impact d’un tour suivant, et même une extension.
Voyez l’effet réel sur votre pourcentage de capital. Noir sur blanc. C’est la seule façon de comprendre.
Une question, juste pour voir si vous suivez bien :
Quelle est la clause qui, en cas de vente de votre entreprise (même à un prix moyen), grignotera le plus votre retour final ?
La réponse ? Une préférence de liquidation participative.
Surtout si elle est combinée à une anti-dilution très agressive.
Pour le dire simplement : vous travaillez dur, votre entreprise grandit, mais votre part du gâteau, votre vrai retour sur investissement, se réduit à peau de chagrin.
C’est ça, un mauvais deal. Très mauvais.
Honnêtement, gérer tout ça seul, sans aide, c’est risqué. C’est un peu comme traverser l’océan sans boussole.
Un accompagnement par des avocats spécialisés en Private Equity (en capital-investissement) et un conseil en levée de fonds, ça ne fait pas qu’accélérer les choses.
Ça sécurise votre structure, ça fluidifie la revue des documents, et surtout, ça limite votre dilution.
Vous aimeriez valider toutes vos clauses, toute votre cap table, avant d’ouvrir votre data room aux investisseurs ?
On peut passer votre dossier au crible en 48 heures.
Contactez-nous. Parlons-en.
FAQ
Q: Qu’est-ce qu’une levée de fonds en Série B ?
Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Une Série B finance l’expansion d’une entreprise déjà validée. Montants typiques 10 à 50 M€. Focus sur croissance, internationalisation et renforcement de l’équipe dirigeante.
Q: Quels critères d’éligibilité pour une Série B réussie ?
Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Montrez un ARR solide, une forte croissance, des unit economics sains, une position marché claire. Business model éprouvé et traction client mesurable exigés.
Q: Comment se déroule le processus de levée de Série B ?
Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). 4 étapes clés: préparation du deck et data room, sourcing d’investisseurs, due diligence financière et juridique, négociation du term sheet puis closing sécurisé.
Q: Quelle différence entre Série A et Série B ?
Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Série A valide le modèle et l’amorçage de la croissance. Série B finance le scale: nouvelles zones, opérations robustes, équipe C-level, tickets plus élevés.
Q: Quelles métriques regarder avant d’entamer une Série B ?
Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Suivez ARR et vitesse de croissance, unit economics rentables, taille de marché adressable, qualité de l’équipe. Objectif: dossier crédible et risque perçu réduit.
Conclusion
Alors, on arrive au bout. Cette Série B, ce n’est pas juste un palier de plus.
C’est la preuve que votre machine tourne à plein régime, vous savez ?
Vous avez une base clients solide. Vos chiffres parlent d’eux-mêmes : un ARR clair, une croissance nette qui ne ment pas.
Et vos unit economics ? Ils sont sains, comme on dit. Nickel, même.
Ça, c’est ce qui fait vibrer les investisseurs.
Concrètement, qu’est-ce que vous visez ?
Des tickets de financement entre 10 et 50 millions d’euros.
Le but ? Passer à la vitesse supérieure, bien sûr. Structurer ce qui doit l’être.
Et surtout, vous étendre. Conquérir de nouveaux marchés.
On a bien revu l’essentiel ensemble, non ? Pensez à ça :
- Les 4 critères d’éligibilité, ils n’ont plus de secrets pour vous. Chiffrés, précis, concrets.
- Le processus en 4 étapes, c’est clair comme de l’eau de roche. Fini les zones d’ombre, les « peut-être ».
- Vos métriques ? Elles doivent tenir la route. Imaginez-les passer un stress test ; elles ne doivent pas flancher.
- Et cette comparaison Série A, B, C ? Elle vous aide à bien cadrer vos ambitions de financement. À vous positionner.
Un point crucial, vraiment : le côté juridique.
Ne sous-estimez jamais ça. Vos documents doivent être impeccables. Les clauses, maîtrisées au bout des doigts.
Et surtout, entourez-vous des bons experts. Des gens qui savent.
Un seul détail négligé, et croyez-moi, la dilution peut faire très, très mal. Ça serait dommage, après tout ce travail acharné.
Alors, vous cochez les cases ?
Vous sentez que vous êtes prêt ? Que c’est le moment ?
Si votre dossier de levée de fonds respire la rigueur, s’il montre votre vision, et surtout votre capacité à exécuter ce que vous promettez…
Alors foncez.
Vous avez tout en main pour enclencher votre Série B levée fonds avec confiance et cet élan positif dont on parlait.







