Pourquoi acheter une entreprise : 5 avantages concrets, 3 risques à éviter et un guide en 5 étapes pour décider et réussir votre reprise

Partir de zéro, c’est l’image classique de l’entrepreneur.

La feuille blanche, les nuits courtes, l’incertitude.

Mais il existe une autre voie.

Une voie plus directe.

Acheter une entreprise n’est pas un raccourci, c’est un accélérateur.

Vous ne partez pas de rien.

Vous partez d’une base existante pour construire quelque chose de plus grand.

Pensez-y :

Vous gagnez des années de travail. Vous avez un chiffre d’affaires dès le premier jour.

Et les banques ? Elles vous suivent bien plus facilement. Parce que vous avez déjà des preuves.

Mais ce n’est pas une décision à prendre à la légère.

Dans cet article, on va voir les choses simplement :

  • Les avantages concrets. (Au-delà du simple gain de temps).
  • Les risques à surveiller de très près. (Car oui, il y en a).
  • Et surtout, un plan en 5 étapes pour décider si c’est la bonne voie pour vous.

L’objectif ?

Vous donner les clés pour passer de l’idée à une entreprise qui tourne.

Avec une équipe, des clients, et une crédibilité.

Pas dans trois ans. Maintenant.

On commence ?

Pourquoi acheter une entreprise : les avantages clés et retombées immédiates

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Bon, si on est honnête, la question est simple : vous voulez aller vite, non ?

Entre construire une maison brique par brique, et emménager dans une maison déjà debout, prête à être rénovée selon vos goûts… le choix est vite fait si le temps presse.

C’est ça, la reprise d’entreprise.

Vous n’achetez pas juste une coquille vide.

Vous mettez la main sur une machine qui tourne : des clients fidèles, des processus éprouvés, et surtout, un flux de trésorerie qui ne demande qu’à être amplifié.

On parle de concret, pas de promesses en l’air.

Imaginez un instant : vous signez pour une PME B2B.

Elle fait, disons, 3,2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec une bonne marge nette de 9%.

Mieux encore, son carnet de commandes est déjà rempli pour les six prochains mois.

Vous voyez ? Le jour même de la signature, vous êtes déjà en train de facturer.

Pas de période de rodage interminable, pas d’attente. C’est instantané.

Et puis, il y a l’effet immédiat sur le financement.

Les banques et fonds d’investissement ? Ils regardent des bilans réels.

Un historique de 5 ans, c’est plus fort que n’importe quel prévisionnel, vous êtes d’accord ?

Vous héritez aussi d’une équipe qui sait faire son job, plus une marque déjà connue, déjà établie chez les fournisseurs.

C’est ça, la vraie accélération de croissance.

Regardons ensemble quelques avantages concrets qui vous sautent aux yeux dès la première semaine :

  • Un gain de temps fou pour démarrer

    Fini le temps passé à chercher un local, à installer un logiciel de gestion (un ERP, vous savez, ce système qui centralise tout). Vous exploitez l’activité dès la signature. Vous vous concentrez sur l’optimisation, pas sur la mise en place.

  • Un chiffre d’affaires immédiat

    C’est simple : un portefeuille client actif génère du cash dès le premier mois. Pas besoin d’attendre des mois avant de voir les premières rentrées. Vos charges sont couvertes plus vite, ça vous donne de l’air.

  • Un accès facilité au financement

    Les banques et les organismes comme Bpifrance sont beaucoup plus sereins quand ils voient un historique financier solide, un « track record ». Ils regardent un bilan réel, pas juste de belles projections. Ça vous ouvre des portes, et souvent, à de meilleures conditions de crédit-bail ou de dette senior.

  • Le bénéfice d’une équipe déjà formée

    Vous n’êtes pas seul ! Des opérateurs compétents, un commercial aguerri, un responsable administratif et financier (un RAF, quoi)… L’expertise est déjà là. Votre rôle devient de piloter, d’optimiser. Pas de tout créer à partir de zéro, vous savez, comme on l’a vu plus haut.

  • Une notoriété et une crédibilité établies sur le marché

    La marque que vous reprenez a déjà une histoire, une réputation. Elle est connue. Ça facilite énormément les relations avec les fournisseurs (meilleures remises, plus de confiance), ça ouvre les portes des grands comptes pour les appels d’offres. Vous arrivez avec un poids, une légitimité.

Action rapide :

Prenez un moment. Listez 3 entreprises cibles dans votre secteur d’activité.

Pour chacune, notez son chiffre d’affaires, sa marge, l’ancienneté de ses clients, son taux de récurrence, le turnover de son équipe.

Vous verrez tout de suite la différence.

Et surtout, où se trouve la vraie accélération pour vous.

Pourquoi acheter une entreprise : comprendre les risques et inconvénients potentiels

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Alors, oui, reprendre une entreprise, ça semble génial, on l’a vu.
Une base solide, des clients, une équipe… tout est là pour accélérer.

Mais soyons clairs : toute médaille a son revers, n’est-ce pas ?
On ne va pas se mentir, il y a des pièges. Des vrais.
Et croyez-moi, ils peuvent coûter cher si on ne les voit pas venir.

Trois dangers principaux guettent souvent les repreneurs.
Trois points à surveiller comme le lait sur le feu :

D’abord, la durée et le coût du chemin.
Une négociation, ça peut prendre un temps fou. Parfois 6, 9, même 12 mois.
Pendant cette période, vous n’êtes pas sur le terrain à chercher d’autres opportunités.
Non, votre attention est fixée sur ce seul dossier.
Et vous payez. Des frais d’audit, d’avocats, parfois des frais de financement. Ça monte vite.
Imaginez si l’affaire capote juste avant la signature ? La pilule peut sembler amère, mais découvrez notre stratégie acquisition hostile défense poison pill pour vous protéger efficacement.

Ensuite, l’intégration de l’équipe.
Ah, l’humain !
Ces gens n’ont pas choisi de travailler pour vous. Ils étaient là avant.
Ils ont leurs habitudes, leurs rituels. Leurs loyautés envers l’ancien patron, peut-être.
Vous le sentez, vous savez, cette petite résistance sourde ?
Si vous arrivez sans un plan clair, sans écoute, la performance, elle, chute.
En moins de 90 jours, l’ambiance peut devenir lourde, le chiffre d’affaires s’en ressentir.

Enfin, les fameux passifs cachés.
C’est le coup de massue qui arrive après la fête.
Des litiges avec d’anciens salariés (les « prud’hommes », vous savez, ces tribunaux du travail), des clauses clients que personne n’avait vues, du matériel qui tombe en panne juste après l’achat…
Ou un contrat fournisseur qui vous lie à des conditions désavantageuses.
Si vous ne les déterrez pas avant de signer, vous vous retrouvez à payer la note.
Et souvent, elle est salée. Très salée.

Mais pas de panique !
Pour chaque risque, il y a des stratégies. Des parades concrètes que vous pouvez mettre en place.

Risque potentielComment limiter le risque ?
Coût et complexité du processus de repriseVerrouillez un budget d’audit par phase claire. Posez des points de décision nets (« go/no go ») à chaque étape importante.
Exigez un calendrier exclusif avec des échéances écrites pour éviter que la négociation ne s’éternise.
Intégration délicate de l’équipe existantePréparez un plan d’intégration de 100 jours : définissez 3 priorités opérationnelles concrètes et 5 rituels managériaux clairs pour rassurer l’équipe.
Mettez en place un baromètre d’équipe mensuel pour sentir le pouls et ajuster le tir.
Identifiez et nommez 2 ambassadeurs internes pour faciliter la transition.
Passifs cachés et dettes imprévuesExigez une garantie d’actif et de passif (GAP) béton.
Ciblez les due diligences (audits approfondis) sur les aspects RH, fiscaux, juridiques et environnementaux, ce sont les plus risqués.
Envisagez un escrow : une partie du prix de vente (souvent 5 à 15%) est séquestrée pour couvrir d’éventuels problèmes qui apparaîtraient après la vente.

Alors, concrètement, comment ça se passe ?
Imaginez que vous êtes sur le point de reprendre une PME industrielle, un petit bijou qui fait, disons, 4 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Avant même de signer la lettre d’intention (la LOI, c’est un premier engagement, vous vous en souvenez ?), vous devez vérifier, sans faute :

  • Les 3 ou 4 clients majeurs : sont-ils fidèles ?
    Y a-t-il une dépendance trop forte à l’un d’eux ?
  • Les 5 fournisseurs critiques : quels sont les contrats ?
    Les conditions sont-elles avantageuses ou pas ?
  • Et bien sûr, la dette nette réelle de l’entreprise.
    Pas celle affichée, la vraie, après un bon nettoyage.

Une fois la LOI signée, là, vous pouvez creuser.
Vous lancez des audits plus poussés : la sécurité des machines, l’état des stocks (sont-ils vendables ?), la conformité des contrats cadres.
Vous voyez ?
Si, au milieu de tout ça, un gros litige salarié apparaît, ou une norme de sécurité non respectée qui vous coûterait des millions à corriger, vous avez le choix.
Soit vous renégociez le prix pour compenser le risque, soit vous décidez de vous retirer de la vente.
Sans regret.

C’est dur de perdre 30 000 euros en frais d’audit, oui, je sais.
C’est une somme.
Mais croyez-moi, c’est une paille à côté des 300 000 euros (ou plus, bien plus) de risques qui peuvent vous tomber dessus après la signature.
La vigilance n’a pas de prix. Elle vous sauve, littéralement.

Pourquoi acheter une entreprise vs créer son entreprise : comparer pour mieux décider

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Vous savez, une question revient souvent quand on pense à l’entrepreneuriat : entre tout construire de zéro et racheter une entreprise qui tourne déjà, quelle est la voie la plus rapide ?

Honnêtement, le choix est vite fait pour beaucoup.

La reprise, c’est l’accélérateur. Vous mettez la main sur des résultats prouvés, une équipe opérationnelle qui connaît son métier, et des processus qui fonctionnent déjà.

Ça réduit l’incertitude, vous épargne des mois de travail acharné.

La création, c’est vrai, vous donne une liberté totale pour façonner votre vision, c’est indéniable.

Mais elle vient aussi avec un délai de lancement beaucoup plus long, et, avouons-le, un risque bien plus grand.

Alors, on va regarder ça de près. Pour vous aider à peser le pour et le contre, point par point.

Les « plus » (avec la reprise)Les « moins » (avec la reprise)
Un démarrage éclair, l’activité est déjà en marche.Le processus d’acquisition peut être très long (parfois 18 à 36 mois pour trouver, négocier, et signer).
Un chiffre d’affaires instantané grâce à une clientèle active.Un coût d’acquisition élevé, avec le risque de surpayer l’entreprise si l’estimation de sa valeur est mauvaise.
Une équipe rodée, un savoir-faire et des routines déjà efficaces.L’intégration humaine est un défi si la culture d’entreprise existante résiste au changement.
Une crédibilité solide auprès des banques et des fournisseurs.L’héritage potentiel de contrats ou de litiges peu favorables (les fameux passifs cachés dont on a parlé).
Des processus et outils fiables qui sécurisent l’exécution.Une flexibilité limitée au départ, comparé à une création pure.

Imaginez un instant : vous êtes un directeur commercial B2B. Vous avez une idée géniale pour votre propre agence. Une belle vision, hein ?

Maintenant, vous avez deux chemins qui s’offrent à vous.

Chemin 1 : vous achetez une agence qui génère déjà, disons, 180 000 euros de chiffre d’affaires par mois. Le jour où vous signez, vous commencez à facturer. Pas de période creuse.

Chemin 2 : vous partez de zéro. Vous passez 6 à 9 mois, voire plus, à prospecter, à construire votre offre, à chercher vos premiers clients, à vous battre pour chaque euro.

Vous voyez la différence ? Le gain de temps n’est pas une figure de style, c’est une réalité brutale sur votre trésorerie et votre moral.

Maintenant, une petite pause pour vous. Prenez 30 secondes.

Sur un bout de papier, notez vos trois priorités absolues pour votre prochain projet d’entreprise.

Est-ce la vitesse à tout prix ? Le contrôle total sur chaque détail, dès le début ? Ou la volonté d’avoir un risque financier de départ le plus faible possible ?

Soyez honnête avec vous-même. Cochez l’option (reprise ou création) qui correspond le mieux à votre tempérament de dirigeant.

La réponse est souvent là, sous vos yeux, plus claire que vous ne le pensez.

Pourquoi acheter une entreprise : guide étape par étape pour réussir votre acquisition

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Alors, vous êtes décidé à passer à l’action ? Vous voulez vraiment reprendre une entreprise ?

C’est une excellente idée, un accélérateur de croissance, comme on l’a vu.

Mais combien de temps ça prend, concrètement, pour que tout soit bouclé et que vous soyez aux commandes ?

Généralement, comptez entre 18 à 36 mois. Oui, c’est long.

Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon.

Mais ce temps, il est là pour que vous suiviez un processus clair, balisé, qui va vous permettre de sécuriser votre transaction (votre « deal », comme on dit).

Il n’y a pas de place pour l’improvisation ici.

On va dérouler ensemble ces étapes, une par une.

Pour que vous sachiez exactement quoi faire, et quand.

Identifier la cible et analyser le marché

Avant de vous lancer tête baissée, prenez un moment.

Posez les bases de votre « thèse d’investissement« . Qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est simplement de définir l’entreprise idéale que vous recherchez : quelle taille de chiffre d’affaires, quelle marge, dans quelle zone géographique, quel type de revenus (récurrents, par exemple), combien d’employés ?

Imaginez que vous êtes un dirigeant expérimenté dans les services informatiques B2B.

Votre cible, ce serait peut-être une entreprise qui génère entre 4 et 8 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Une belle marge brute de 45%, avec au moins 70% de revenus récurrents (des abonnements, des contrats de maintenance).

Ensuite, passez à l’action : dressez une liste de 30 à 50 entreprises potentielles.

Un bon vieux « fichier qualifié » avec leur CA, leurs effectifs, et si possible, leurs clients clés.

Maintenant, le terrain !

Une petite astuce que peu de gens appliquent :

  • Appelez 5 de leurs clients (en vous faisant passer pour un prospect curieux, par exemple).
  • Discutez avec 3 de leurs fournisseurs principaux.

Pourquoi faire ça ? Pour sentir le marché.

Valider la demande réelle, comprendre la pression sur les prix, et surtout, voir si l’entreprise dépend trop d’un ou deux acteurs.

C’est un signal faible, mais tellement important.

Vous voulez cibler des entreprises avec un NPS positif (Net Promoter Score, un indicateur de satisfaction client) et un churn client faible (peu de clients qui partent).

C’est la preuve d’une base solide, vous savez.

Évaluer la valeur et la santé financière de l’entreprise

Comment on fait pour ne pas surpayer ? C’est la question à un million, n’est-ce pas ?

La clé, c’est de mener des « due diligences » ciblées.

C’est un audit approfondi, oui, mais pas un audit généraliste.

Vous cherchez les points sensibles, là où l’entreprise pourrait cacher des surprises (on a parlé des passifs cachés, rappelez-vous).

Et surtout, un travail minutieux sur les « retraitements de dette nette« .

Parce que la dette affichée, ce n’est pas toujours la dette réelle, une fois qu’on a nettoyé les comptes.

Vous devriez travailler sur au moins 3 scénarios de valorisation :

  • Un scénario « base » (le plus probable).
  • Un scénario « downside » (le pire des cas, si ça tourne mal).
  • Un scénario « ambitieux » (si tout se passe comme prévu, voire mieux).

Ensuite, un petit « check express » en sept points, une sorte de liste de courses pour la santé financière :

  • La qualité du résultat (est-ce que la marge est stable ?).
  • La saisonnalité de l’activité.
  • La concentration clients (trop de dépendance à un gros client ?).
  • Les stocks obsolètes (qui ne se vendront jamais).
  • Les « capex » (investissements à venir) qui vous attendent.
  • Les litiges en cours (avec des clients, des salariés, l’administration).
  • Et les contrats clés : sont-ils verrouillés, ou risquent-ils de vous échapper ?

N’oubliez pas : demandez un business plan opérationnel, pas un roman.

Un plan concret sur 24 mois, avec des chiffres réalistes.

Un exemple très parlant : imaginez que l’EBITDA retraité (le résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, une bonne mesure de la performance opérationnelle) est de 1,2 million d’euros.

La dette nette est de 1,6 million d’euros.

Et vous avez un besoin en BFR (Besoin en Fonds de Roulement, ce qu’il vous faut pour faire tourner l’entreprise au quotidien) de 300 000 euros en croissance.

Votre fourchette de prix cible pourrait être de 5 fois l’EBITDA, soit 6 millions d’euros.

Mais ce prix, il sera sûrement ajusté avec un « earn-out« , une partie variable, on en parle juste après.

Mener les négociations et structurer l’offre

Une fois que vous avez une cible en tête et une idée de sa valeur, il faut passer à l’attaque.

Envoyez une « Lettre d’Intention » (une LOI). Simple, oui. Mais ferme.

Qu’est-ce qu’on y met ?

  • Le prix que vous proposez.
  • Le « périmètre » (ce que vous achetez exactement : juste les actions, ou aussi des biens immobiliers ?).
  • Un calendrier précis.
  • Une exclusivité de négociation (pour que le vendeur ne parle pas à d’autres en même temps).
  • Et les fameuses « conditions suspensives » : l’obtention de votre financement, la validation des audits, etc.

Ensuite, structurez votre prix. Pensez-le en trois parties, comme un gâteau :

  1. Le cash versé à la signature.
  2. Un complément de prix (l’earn-out !) indexé sur les futures performances (l’EBITDA, par exemple).
  3. Un séquestre, une somme bloquée pour couvrir d’éventuels problèmes post-acquisition.

Mais comment s’assurer que le vendeur reste motivé et aligné avec vous pendant les 12 prochains mois ?

C’est ça, le défi.

La réponse, c’est l’earn-out mesurable et la présence du dirigeant en « transition« .

Vous voulez qu’il ait un intérêt direct à ce que ça marche encore après votre arrivée.

Mon conseil de terrain, une astuce qui change tout :

Verrouillez 5 indicateurs précis pour cet earn-out.

Ils doivent être simples à comprendre, et surtout, non manipulables.

Par exemple, pour notre agence de services IT, ça pourrait être :

  • L’EBITDA audité.
  • Le MRR (Monthly Recurring Revenue, le revenu récurrent mensuel).
  • Le « churn » (le taux d’attrition client).
  • La marge brute.
  • Et le flux de cash généré.

Vous voyez ? Des chiffres concrets, pas du blabla.

Finaliser le deal et sécuriser les financements

Le financement, c’est le nerf de la guerre.

Vous devez monter un financement équilibré.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Un mélange intelligent de plusieurs choses :

  • La « dette senior » (le prêt bancaire classique, souvent le plus important).
  • Les « quasi-fonds propres » (des obligations convertibles par exemple, qui se transforment en capital plus tard).
  • Et bien sûr, votre apport personnel.

Préparez un « mémorandum de financement » clair pour la banque.

Pas une plaquette de communication, mais un dossier qui détaille l’historique de l’entreprise, les risques, et surtout, votre plan pour créer de la valeur.

C’est votre feuille de route pour les rassurer.

Comment accélérer l’accord bancaire ?

C’est une question fréquente, et la réponse est toujours la même :

  • Des dossiers complets.
  • Des audits avancés, déjà réalisés.
  • Et des clauses de « Garantie d’Actif et de Passif » (GAP) solides.

La GAP, c’est votre bouclier. Elle vous protège contre les fameux passifs cachés dont on a déjà parlé.

C’est le vendeur qui s’engage à vous indemniser si un problème antérieur à la vente apparaît après la signature.

Juridiquement, c’est aussi le moment de sécuriser la garantie de passif et de prévoir un séquestre (entre 5 et 15% du prix) qui sera débloqué après quelques mois, une fois que vous aurez tout vérifié.

Et un conseil : ne faites jamais l’économie d’un avocat M&A (fusion-acquisition) pour réviser le « SPA » (Share Purchase Agreement, l’acte de cession d’actions).

C’est le contrat qui scelle la vente, la pièce maîtresse.

Pas de raccourci ici, vraiment.

Accompagner le post-closing et intégrer l’équipe

Félicitations, vous avez signé !

Mais le vrai travail commence maintenant.

Votre « plan des 100 jours« , ce document que vous avez préparé et partagé avant la signature, prend toute sa valeur.

Quelles sont les trois priorités absolues pendant cette période cruciale ?

  • Stabiliser les clients : les rassurer, leur montrer que vous êtes là.
  • Sécuriser l’équipe clé : identifier les talents, les motiver, les intégrer.
  • Fiabiliser le cash : surveiller la trésorerie comme le lait sur le feu.

Mettez en place des « rituels » concrets :

  • Des points hebdomadaires avec vos managers.
  • Des revues commerciales régulières.
  • Un comité BFR (Besoin en Fonds de Roulement) pour suivre vos liquidités.
  • Et une chose simple mais efficace : visitez vos 10 plus gros clients dans les 30 premiers jours.

Identifiez deux « ambassadeurs » internes, des personnes respectées dans l’entreprise qui peuvent vous aider à faire passer les messages, à rassurer l’équipe.

Et si possible, gardez le fondateur en « mentor » pendant 3 mois. Son expérience est une mine d’or.

Une question sensible : comment éviter une fuite de talents juste après votre arrivée ?

C’est une crainte légitime.

La réponse est souvent dans la rétention : mettez en place des objectifs clairs, des systèmes de reconnaissance.

Montrez des trajectoires professionnelles claires, dès les premières semaines (S+2, comme on dit).

Les gens veulent savoir où ils vont, ce qu’ils peuvent espérer avec vous.

Alors, prêt à vous lancer, à sécuriser chaque étape et à optimiser la valorisation de votre future entreprise ?

Ce chemin, il peut être complexe.

C’est là que VT Corporate Finance intervient.

Nous pouvons vous accompagner, avec notre expertise, sur toute votre démarche de reprise.

Prenez rendez-vous dès maintenant via le lien dédié.

Et démarrez votre processus d’acquisition, sereinement. Vous le méritez.

FAQ

Q: Quels sont les avantages d’acheter une entreprise ?

A: Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Vous démarrez vite, avec une clientèle existante, du chiffre d’affaires immédiat, une équipe formée et une crédibilité bancaire plus forte grâce à l’historique.

Q: Quels sont les inconvénients et risques d’une reprise d’entreprise ? Hérite-t-on des dettes ?

A: Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Oui, vous pouvez reprendre des dettes et passifs cachés. Le process est long et coûteux. Solution: due diligence juridique/financière, garanties d’actif-passif, et plan d’intégration clair.

Q: Créer ou reprendre une entreprise, que choisir ?

A: Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Reprendre donne des revenus et des preuves dès J1. Créer offre plus de liberté mais plus d’incertitudes, délais plus longs, et zéro revenu au départ.

Q: Peut-on racheter une entreprise sans apport ou pour 1 euro, notamment en liquidation ?

A: Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Oui, via LBO, crédit-vendeur, earn-out, ou reprise d’actifs en liquidation. Mais prévoyez trésorerie, audit des passifs, et un plan de redressement solide.

Q: Pourquoi une entreprise se fait-elle racheter et comment savoir si l’achat vaut le coup ?

A: Precision = tp/(tp+fp), Recall = tp/(tp+fn). Motifs: départ du dirigeant, besoin de cash, recentrage stratégique. Vérifiez traction commerciale, marges, récurrence, dépendances clients, et qualité de l’équipe avant d’avancer.

Conclusion

Alors, si on récapitule ?

Quand vous décidez d’acheter une entreprise, vous ne partez pas de zéro.
Non, pas du tout.

Vous avez une piste de décollage déjà là, sous vos pieds.
Un chiffre d’affaires immédiat, des équipes en place, une marque qui parle déjà aux clients.
Et ça, pour le financement, c’est un atout énorme face aux banques. Vous voyez ?

C’est ça, la magie de la reprise d’entreprise.

Mais soyons clairs : est-ce que c’est une promenade de santé ?
Sincèrement, non.

Le processus d’acquisition peut être long.
L’intégration demande du tact, de l’énergie.

Et oui, il y a toujours des passifs à débusquer.
Des petites surprises qui pourraient coûter cher si on ne fait pas attention.
C’est normal.

Mais est-ce que ça doit vous arrêter ?
Absolument pas !

Avec une due diligence rigoureuse – la clé, vous vous rappelez ce qu’on a vu plus haut ? – et une offre bien ficelée, tout ça se gère.
Sans problème, même.

Retenez bien ces points, ils sont le cœur de votre future croissance externe :

  • Un démarrage rapide : vous générez du revenu sans attendre. C’est un fait.
  • Plus facile d’obtenir un financement bancaire : l’entreprise a déjà un historique solide, des preuves.
  • Vous héritez d’une équipe opérationnelle et d’une notoriété : pas besoin de tout bâtir.
  • Les risques, même s’ils existent, sont sous contrôle avec un accompagnement expert.

Alors, pourquoi ne pas transformer cette idée d’acheter une entreprise en un plan concret ?

Chez VT Corporate Finance, ma mission, c’est précisément ça :
Vous guider, vous conseiller, étape par étape.
De l’identification des meilleures opportunités à la valorisation juste, de la négociation à la sécurisation finale de votre investissement.
Jusqu’à cette fameuse intégration qui fait toute la différence sur le long terme.

C’est un chemin, parfois complexe, mais tellement enrichissant.
Imaginez le potentiel de cette nouvelle aventure entrepreneuriale.

Alors, quand on se voit ?
Fixons un rendez-vous.
Passons du « pourquoi acheter une entreprise » au grand moment où vous signez.
C’est ça qu’on veut, non ?

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