Vendre la PME familiale, c’est l’aboutissement de toute une vie.
Mais au milieu des négociations et des émotions, un sujet technique vous stresse : la TVA.
Devez-vous la facturer sur la cession ? Quel sera son impact réel sur le montant final ?
Et si je vous disais que dans la plupart des cas, vous n’aurez rien à payer ?
Oui, vous avez bien lu.
Grâce à un dispositif fiscal bien précis, l’article 257 bis du CGI, votre transmission d’entreprise peut être totalement dispensée de TVA.
La condition ?
C’est de vendre l’entreprise comme un tout, une « universalité de biens« , et non pas des actifs séparés.
Dans ce guide, on va droit au but. On va voir ensemble :
- Quand la TVA s’applique (et surtout, quand elle ne s’applique PAS).
- L’erreur classique qui peut vous coûter cher : la vente d’éléments isolés.
- Les autres impôts à anticiper pour n’avoir aucune mauvaise surprise.
- Une checklist simple pour sécuriser votre opération de A à Z.
L’objectif : que la fiscalité ne soit plus un frein, mais un simple paramètre maîtrisé dans votre projet de cession.
Comprendre l’impact de la TVA sur la cession d’une PME familiale

Alors, cette question qui vous tourne dans la tête depuis le début : devez-vous facturer la TVA quand vous vendez votre PME familiale ?
Franchement, la bonne nouvelle, c’est que la plupart du temps, la réponse est non.
Souvenez-vous, comme on l’a rapidement effleuré plus haut, il existe un mécanisme
— l’article 257 bis du Code Général des Impôts (CGI)
— qui peut vous dispenser de cette taxe.
Mais attention, ce n’est pas automatique.
En gros, pour que ça fonctionne, vous devez céder une « universalité de biens » à un acheteur qui est lui-même assujetti à la TVA (c’est-à-dire, une entreprise qui collecte et déclare la TVA).
Vous voyez, c’est cette combinaison magique qui fait toute la différence.
Le principe, c’est plutôt simple, en fait.
Si vous vendez votre entreprise
— son activité, son âme, tout ce qui la fait tourner
— comme un bloc unique et cohérent, alors la TVA peut s’effacer.
Mais si vous commencez à
« picorer » dans les actifs,
à vendre des machines par-ci, un fichier client par-là,
là, on n’est plus dans la même logique.
Chaque élément vendu séparément devra suivre son propre régime de TVA.
C’est un peu comme vouloir vendre une voiture. Si vous cédez la voiture complète, c’est une opération. Si vous vendez les roues d’un côté et le moteur de l’autre, ce sont deux ventes distinctes.
Comment savoir si vous vendez une vraie universalité de biens, alors ?
Reprenons l’idée de votre entreprise artisanale.
Imaginez que vous êtes le fier propriétaire d’une charcuterie-traiteur
dans une petite ville de province.
Cas 1 : la cession « en bloc » (la bonne nouvelle du 257 bis)
Vous vendez tout le fonds : la clientèle fidèle, le stock de produits du terroir, le matériel de cuisine professionnel, les salariés qui connaissent toutes les recettes, le bail commercial des locaux.
L’acheteur, un autre artisan passionné, peut ouvrir et travailler dès le lendemain, sans rien changer.
Là, on parle bien d’une universalité. La dispense de TVA par l’article 257 bis est sur la table.Cas 2 : la cession d’éléments isolés (attention à la TVA !)
Vous vous dites : « Je vais juste vendre le four à rôtir et la machine à trancher le jambon, et garder le reste. »
Là, vous ne vendez pas l’activité complète. Vous vendez des biens isolés.
Et donc, sur ces ventes-là, la TVA s’appliquera, selon la nature de chaque bien.
La règle d’or, le petit test simple à faire ?
Si l’acquéreur, après l’acquisition, peut
reprendre l’activité directement,
sans avoir à « reconstituer » le puzzle de votre entreprise,
alors vous êtes probablement dans le champ de l’article 257 bis.
S’il lui manque des pièces majeures, des briques essentielles pour faire tourner la boutique, alors on sort de la dispense. C’est la TVA classique qui revient au galop, sur chaque élément.
Deux éléments comptent aussi beaucoup :
- Le statut TVA du vendeur et de l’acheteur, bien sûr. Sont-ils tous les deux assujettis ?
- Le contrat de cession lui-même. Ce document doit lister avec une extrême précision tout ce qui est cédé.
Prenez un autre exemple bien concret : vous cédez votre petite épicerie fine.
Vous vendez le bail, les stocks, la caisse enregistreuse, le personnel et même le nom de l’enseigne.
Votre acheteur est une autre épicerie, donc assujetti.
Normalement, cette opération est dispensée de TVA grâce au fameux 257 bis.
Maintenant, si vous ne cédez que la marque de votre gamme de confitures « Maison Grand-Mère », sans le reste de l’activité.
Là, on tombe dans le régime de TVA des immobilisations incorporelles.
Vous voyez la nuance ? Ça peut changer beaucoup de choses pour votre trésorerie.
Action minute pour votre projet :
Prenez un instant et listez, colonne par colonne :
- Vos actifs corporels (les murs, les machines, les véhicules, les stocks).
- Vos actifs incorporels (la marque, le nom commercial, le fichier clients, le bail, les licences).
- Vos contrats et ressources humaines (les contrats avec les fournisseurs, les clients importants, les contrats de travail de vos salariés).
Si après cet exercice, vous réalisez qu’il manque une « brique vitale », un élément sans lequel votre entreprise ne peut pas fonctionner comme avant, alors vous risquez de ne pas être considéré comme une universalité de biens. Et donc, potentiellement, la TVA pourrait s’inviter à la fête.
C’est une étape cruciale pour sécuriser votre opération, comme nous le verrons un peu plus tard. Ne la négligez surtout pas !
Les conditions d’exonération de TVA lors de la cession d’une PME familiale

Alors, cette fameuse question : votre cession de PME familiale sera-t-elle dispensée de TVA ?
Comme on l’a déjà vu, la bonne nouvelle, c’est souvent oui ! Mais pas n’importe comment.
L’article 257 bis du CGI est votre meilleur ami ici. Il peut vous éviter cette taxe salée.
En gros, pour que ça marche, il y a deux conditions à respecter. C’est comme une recette : si une seule ingrédient manque, le plat est raté.
Vous devez céder une « universalité de biens » et l’acquéreur doit être assujetti à la TVA. C’est tout. Ou presque.
Je vous propose un petit test. C’est celui que j’utilise en rendez-vous, simple et efficace. Voyez si votre projet y répond :
- Le périmètre de ce que vous cédez forme une activité autonome. L’acheteur peut l’exploiter dès le lendemain, sans avoir à tout reconstruire.
- Votre acheteur est assujetti à la TVA. Et idéalement, dans le même domaine d’activité.
- Le contrat de cession liste absolument tous les éléments essentiels de votre fonds de commerce. Pas de trous, pas d’oublis !
Laissez-moi vous donner un exemple concret, pour bien comprendre la différence.
Imaginez que vous êtes l’heureux propriétaire d’une charmante boulangerie de quartier. Une vraie institution.
Exemple 1 : La cession complète (l’exonération est à portée de main !)
Vous vendez tout : le fonds de commerce, bien sûr, avec son bail commercial. Le fournil, qui a vu tant de pains dorés. Les salariés qui connaissent tous vos secrets de fabrication. La clientèle fidèle, celle qui fait la queue chaque matin. Et même le nom commercial que vous avez mis des années à bâtir.
L’acheteur, un autre artisan passionné, est déjà inscrit à la TVA. Il peut, littéralement, ouvrir dès 6h du matin le jour de la signature.
Là, sans hésitation, on parle bien d’une universalité de biens. La dispense de TVA grâce à l’article 257 bis du CGI est très probable.
Exemple 2 : La cession partielle (attention, la TVA va s’inviter !)
Maintenant, si vous vous dites : « Je vais juste vendre mes deux vieux pétrins et la caisse enregistreuse. Je garde le bail commercial, et ma marque, je la cède plus tard. »
Dans ce cas, l’acheteur ne peut absolument pas exploiter l’activité de boulangerie directement. Il lui manque toutes les briques essentielles !
Et là, patatras. On bascule sur la TVA propre à chaque bien vendu. Une vraie surprise pour votre trésorerie, croyez-moi.
Alors, si un élément clé manque, comme ce fameux bail commercial ?
Le puzzle n’est plus complet. Votre dispense de TVA risque de tomber à l’eau. L’administration fiscale est très claire là-dessus : elle regarde si l’ensemble cédé permet de faire tourner l’entreprise sans avoir à tout « reconstituer ».
Je me souviens d’un cas avec un garage auto.
Le vendeur voulait absolument garder la marque locale, très forte dans la région. Une erreur qui aurait pu coûter cher en TVA !
Pour sécuriser l’universalité de biens, nous avons cédé l’intégralité du fonds de commerce, puis mis en place une licence de marque transitoire.
L’exploitation a pu reprendre immédiatement, et la dispense de TVA a été validée. Une solution sur mesure, voyez-vous.
Action rapide pour vous :
Prenez la liste de vos actifs que vous avez faite plus tôt.
Maintenant, entourez les « briques vitales ». Ces éléments sans lesquels votre entreprise ne pourrait plus fonctionner : votre bail commercial, votre clientèle, le matériel spécifique, le personnel compétent, vos contrats importants, le nom commercial, etc.
Si vous voyez qu’une de ces briques manque, vous risquez de sortir du cadre de l’article 257 bis du CGI. Et donc, la TVA pourrait s’inviter à la fête de votre cession.
C’est un exercice qui peut tout changer pour le montage de votre opération. Ne le négligez vraiment pas !
Vue d’ensemble des autres impôts sur la cession d’une PME familiale

Alors, si on met de côté cette fameuse TVA, dont on a parlé en long et en large juste avant…
Vous savez, celle qui, heureusement, ne s’applique souvent pas grâce au fameux 257 bis.
Mais au-delà de ça, quels sont les autres impôts qui risquent de grignoter le prix que vous espérez ?
Il y en a trois principaux à surveiller de près :
la plus-value professionnelle,
les droits d’enregistrement,
et la CFE.
Chacun a son propre mécanisme, et son impact bien à lui sur votre prix net vendeur.
On va les détailler pour que vous n’ayez aucune mauvaise surprise.
La Plus-Value Professionnelle : Le Morceau le Plus Concret
C’est souvent le poste d’impôt le plus lourd, celui qui pèse le plus dans la balance de votre cession d’entreprise.
La plus-value de cession, c’est très simple : c’est la différence entre le prix auquel vous vendez votre PME et sa valeur comptable nette (son coût d’origine moins les amortissements, vous vous souvenez ?).
Le traitement fiscal de cette plus-value dépend d’un point crucial :
est-ce que votre entreprise est soumise à l’Impôt sur les Sociétés (IS)
ou à l’Impôt sur le Revenu (IR) ?
Si votre PME familiale est à l’IS (comme une SARL, une SAS…),
la plus-value sera taxée directement au niveau de la société elle-même.
C’est l’entreprise qui s’acquitte de l’impôt société sur ce gain, selon les barèmes en vigueur.
Si, par contre, vous exploitez en IR (une entreprise individuelle, une EURL ou une SARL option IR…),
le gain « remonte » directement dans votre propre déclaration de revenus, en tant qu’associé ou exploitant.
Et là, c’est là que ça devient intéressant :
on peut parler d’abattements fiscaux, ou même d’exonérations spécifiques dans certains cas bien précis.
C’est une sacrée différence pour votre trésorerie personnelle, n’est-ce pas ?
Les Droits d’Enregistrement : Le Budget de l’Acheteur qui Impacte Votre Prix
Ah, les droits d’enregistrement ! C’est un peu un paradoxe fiscal.
Techniquement, c’est l’acheteur qui doit les payer, vous ne les voyez pas sur votre compte.
Mais en réalité, ils ont un impact direct sur le prix de cession final qu’il est prêt à vous proposer.
Parce que pour lui, c’est une part de son budget total d’acquisition.
Ces droits s’appliquent sur la cession du fonds de commerce, et le barème est progressif.
Plus le prix du fonds est élevé, plus le montant de ces droits peut être conséquent pour l’acquéreur.
Imaginez que l’acheteur de votre PME a un budget global de 400 000 euros, tout compris, pour acquérir votre fonds.
S’il doit dépenser 20 000 euros en droits d’enregistrement, il ne lui restera que 380 000 euros pour le prix de votre fonds.
Vous comprenez mieux pourquoi ça devient un point de négociation crucial ?
La CFE : Le Détail Oublié qui Peut Coûter Cher Après la Cession
La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)…
C’est l’impôt local des entreprises, et il est étonnamment souvent passé sous silence lors des cessions.
Une erreur qui peut vous coûter cher après coup !
Qui doit la payer ? La règle est claire :
celui qui exploite l’entreprise au 1er janvier de l’année en question.
Alors, si vous vendez votre PME familiale en juin, qui paie la CFE de l’année entière ?
Techniquement, c’est vous, le vendeur, si vous étiez l’exploitant au 1er janvier.
Pour éviter tout litige ou mauvaise surprise,
on inclut toujours une petite clause de prorata temporis dans l’acte de cession.
Cela signifie que vous ne paierez la CFE que pour la période où vous avez réellement exploité l’entreprise.
Une ligne dans un contrat, mais une sacrée tranquillité d’esprit, croyez-moi !
Alors, pour récapituler ces autres impôts à surveiller de très près :
- La plus-value professionnelle : son traitement change radicalement selon que votre entreprise est à l’IS ou à l’IR. Des exonérations ou des abattements sont possibles, surtout si vous remplissez certaines conditions (départ à la retraite, petite valeur du fonds…).
- Les droits d’enregistrement : payés par l’acheteur, ils influencent directement sa capacité à vous proposer un certain prix pour le fonds de commerce.
- La CFE : un point de vigilance sur l’année de transition. N’oubliez jamais la clause de prorata !
- Et parfois, les contributions sociales : si vous êtes le dirigeant et que vous percevez, par exemple, une prime de départ ou des dividendes, des contributions sociales spécifiques peuvent s’appliquer.
Vous voyez, ces différents impôts s’imbriquent pour déterminer le prix net que vous toucherez vraiment à la fin.
On part de la valorisation initiale de votre PME,
on calcule la plus-value après avoir bien étudié la comptabilité et les options fiscales,
on prend en compte l’effet des droits d’enregistrement sur la capacité de l’acheteur à négocier,
et on sécurise la CFE par une clause béton dans le contrat.
Un exemple concret pour éclaircir tout ça :
Reprenons notre fameuse boulangerie artisanale dont vous étiez le fier propriétaire.
Imaginez qu’elle est exploitée via une SARL soumise à l’IS.
Vous la cédez pour un prix de 350 000 euros.
Pourtant, la valeur nette comptable des actifs (ce qui reste « comptablement » après amortissements et dépréciations) n’était que de 120 000 euros.
Votre plus-value taxable est donc de 350 000 – 120 000 = 230 000 euros.
Sur ces 230 000 euros, votre SARL paiera l’impôt sur les sociétés selon les taux applicables du moment.
Et ces fameux droits d’enregistrement ?
L’acheteur, lui, va les supporter.
Disons qu’ils représentent 15 000 euros.
S’il avait un budget maximum de 350 000 euros tout compris pour votre affaire,
il ne pourra vous proposer que 335 000 euros pour le fonds de commerce (350 000 – 15 000).
Vous saisissez l’impact direct sur votre négociation ? Ça change vraiment la donne.
Et si vous étiez en entreprise individuelle (donc à l’IR) ?
Là, les règles peuvent être très différentes, et parfois bien plus avantageuses !
Vous pourriez bénéficier de dispositifs d’exonération de plus-value très intéressants.
Par exemple, si la valeur de votre fonds est « modeste » (moins de 300 000 euros),
ou si vous partez à la retraite dans les deux ans suivant la cession…
Ces conditions peuvent réduire fortement, voire annuler purement et simplement, l’impôt sur votre plus-value professionnelle !
Une sacrée bouffée d’air frais, non ?
Votre tableau de bord des impôts à la cession :
Pour que vous ayez une vision claire et rapide de tout ce qu’il faut retenir, voici un petit pense-bête :
| Poste d’impôt | Base de calcul simplifiée | Effet concret sur votre prix net |
|---|---|---|
| Plus-value professionnelle | Prix de cession moins la valeur nette comptable (VNC) des actifs | C’est l’impôt directement payé par le vendeur (ou la société à l’IS) |
| Droits d’enregistrement | Prix du fonds de commerce cédé | Payés par l’acheteur, mais ils pèsent lourd dans la négociation du prix de vente |
| CFE | Celui qui exploitait l’entreprise au 1er janvier de l’année | Un ajustement contractuel (le fameux prorata temporis) est très fortement recommandé |
Action rapide pour vous (c’est crucial, vraiment !) :
Ne restez surtout pas dans le flou !
Prenez contact dès aujourd’hui avec votre expert-comptable habituel ou un conseiller fiscal spécialisé en cession d’entreprise.
Demandez-leur un pré-calcul de plus-value détaillé, en simulant les deux scénarios :
un si votre PME familiale était à l’IS et un si elle était à l’IR (si une option de changement de régime est envisageable pour vous, bien sûr).
Faites-leur simuler l’effet des abattements et des exonérations possibles.
C’est d’autant plus important si vous approchez de la retraite, ou si la valeur de votre fonds de commerce est considérée comme « modeste » selon les critères fiscaux.
C’est comme avoir une carte routière détaillée et toutes les prévisions météo avant de partir pour un grand voyage.
Vous saurez exactement où vous allez, et quelle sera la meilleure voie pour optimiser votre cession et toucher le maximum de ce que vous avez durement bâti.
Ne laissez pas ces impôts devenir des surprises désagréables à la dernière minute.
Anticipez, c’est la clé !
Checklist des points de vigilance fiscaux dans la cession d’une PME familiale

Alors, après tout ce qu’on a dit sur la TVA, il reste une question : êtes-vous vraiment certain de ne pas avoir à la facturer le jour J ?
Souvenez-vous, la bonne nouvelle, c’est souvent non ! Mais à une condition : que votre cession soit une vraie « universalité de biens » et que l’acheteur soit, lui aussi, assujetti à la TVA.
C’est le fameux article 257 bis du CGI dont on a déjà parlé.
Mais au-delà de ça, pour que l’opération se passe sans accrocs et que vous touchiez vraiment ce que vous espérez, il faut vérifier chaque détail.
On va y aller pas à pas.
Pour être sûr de ne rien oublier, voici votre checklist « anti-mauvaise surprise ».
Une sorte de GPS fiscal à suivre avant même de signer le compromis.
L’universalité de la cession : Est-ce que vous vendez bien toute l’entreprise ?
Le bail commercial, la clientèle fidèle, le matériel indispensable, les stocks, les contrats fournisseurs, le personnel…
L’acheteur doit pouvoir reprendre l’activité directement, sans chercher les pièces du puzzle. C’est la base, on l’a vu.Le statut TVA de l’acheteur : Votre acquéreur est-il bien assujetti à la TVA ?
Demandez son Kbis, son numéro de TVA intracommunautaire.
S’il ne l’est pas, le 257 bis ne s’applique pas. Et là, c’est la TVA qui revient en force, croyez-moi.La plus-value imposable : Vous avez calculé le prix de cession moins la valeur nette comptable de vos actifs ?
Ça, c’est votre plus-value brute.
Simulez le scénario selon si votre PME familiale est à l’IS ou à l’IR.
Ça change tout pour l’impôt que vous allez payer, vous savez, comme on l’a détaillé plus tôt.Les exonérations possibles : Vous partez à la retraite ? La valeur de votre fonds est en dessous de certains seuils ?
La durée d’exploitation est suffisante ?
Ces conditions peuvent vous donner droit à de belles réductions, voire à une exonération complète de la plus-value.
Documentez bien votre éligibilité, c’est de l’argent gagné. Vraiment.Les formalités administratives : Préparez les mentions claires du 257 bis dans l’acte de cession.
Pensez au dépôt au SIE (Service des Impôts des Entreprises).
Et bien sûr, la fameuse clause de prorata CFE, pour ne pas payer toute l’année. On en a parlé juste avant, c’est une petite ligne qui évite de gros soucis.
Permettez-moi de vous raconter un cas vécu.
On accompagnait une SARL de charpente bois, soumise à l’IS. Une entreprise solide, neuf salariés, un atelier avec des machines à commande numérique dernier cri.
Tout était prêt pour la cession.
Juste avant de signer la lettre d’intention (la LOI), en listant tous les actifs, on a détecté un gros hic : le bail de l’atelier n’était pas transférable tel quel.
Un élément vital !
Sans le bail, l’acheteur ne pouvait pas exploiter immédiatement.
La cession perdait son caractère d’« universalité de biens ».
On a dû s’arrêter net.
Qu’est-ce qu’on a fait ? On a travaillé avec le propriétaire des murs pour obtenir un agrément de bailleur pour le repreneur.
Une fois ce point réglé, le bail commercial est rentré dans l’équation de l’universalité.
La mention 257 bis a pu être ajoutée dans l’acte de cession, et hop, la TVA a disparu !
Vous voyez, un seul détail peut tout changer.
Alors, un petit exercice, si vous le voulez bien, pour sécuriser tout ça :
Ouvrez votre dossier de cession.
Créez-y trois sous-dossiers (virtuels ou physiques, comme vous préférez) :
- « Preuves d’universalité »
- « Statut TVA de l’acheteur »
- « Calculs de plus-value et exonérations »
Rangez-y tous les documents qui prouvent que vous respectez bien les conditions.
C’est votre « kit de survie » en cas de contrôle.
Croyez-moi, mieux vaut détecter une petite lacune maintenant que de la voir ressurgir en une réintégration fiscale douloureuse plus tard.
Un dernier point, un petit mémo pour la route :
Faut-il faire une déclaration TVA spécifique pour la cession si le 257 bis s’applique ?
Non. Vous n’avez pas de TVA à collecter, donc pas de déclaration spécifique pour cette opération-là.
Mais attention, il faut toujours informer le Service des Impôts des Entreprises (SIE) de votre opération.
Et surtout, que la fameuse mention de l’article 257 bis figure bien dans l’acte de cession. C’est votre preuve formelle.
Et pour la CFE, n’oubliez jamais cette clause de prorata temporis dans le contrat. On l’a dit, c’est une tranquillité d’esprit inestimable.
Vous dormirez vraiment mieux, je vous assure !
FAQ
Q: La cession d’un fonds de commerce est-elle soumise à la TVA ou exonérée ?
Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn). En principe, la cession complète d’une entreprise en activité est dispensée de TVA si l’acheteur est assujetti, selon l’article 257 bis. Vente partielle d’éléments isolés: TVA due.
Q: Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’exonération de TVA lors d’une cession ?
Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn). Deux conditions: transfert de l’universalité des biens (fonds entier, clientèle, stocks, contrats) et acquéreur assujetti à la TVA. Sinon, application de la TVA sur les éléments vendus.
Q: Quel est l’impact de la TVA sur la trésorerie lors d’une cession ?
Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn). Dispense de TVA: pas d’avance de taxe, prix net plus lisible. TVA due: l’acheteur finance la taxe, récupérable plus tard, ce qui crée un décalage de trésorerie temporaire.
Q: Comment traiter la vente d’un fonds après cessation d’activité ou sans cessation ?
Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn). Entreprise en activité et transfert global: dispense possible. Après cessation, ou vente d’éléments isolés: TVA s’applique selon la nature des biens, sauf exceptions spécifiques.
Q: Quels autres impôts s’appliquent à la vente d’une entreprise individuelle ?
Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn). Plus-value pro (régimes d’exonération possibles), droits d’enregistrement, CFE résiduelle. Traitement différent selon IR ou IS. Anticipez les déclarations et l’éligibilité aux régimes d’exonération.
Conclusion
Alors, par où commencer, n’est-ce pas ?
Mon premier conseil, c’est simple : concentrez-vous d’abord sur l’objet principal de votre cession.
Pas sur les petits détails tout de suite. La vision globale, c’est ce qui compte. Vous voyez, c’est un peu comme monter un meuble. On ne commence pas par visser les petites charnières avant d’avoir l’ossature.
La TVA, elle, se base sur la logique de l’universalité des biens.
C’est une règle clé. Si l’acheteur est une entreprise soumise à la TVA, et que vous lui transférez l’ensemble de votre PME – vraiment tout, comme une unité économique – alors, bonne nouvelle.
L’article 257 bis du CGI peut s’appliquer. Et là, pas de TVA à facturer.
C’est une exonération. Imaginez le soulagement, non ?
Mais si ces conditions ne sont pas réunies ?
Attention. Vous devrez émettre une facture avec TVA. Et ça, pour votre trésorerie, ça peut vite devenir un problème. Une grosse avance d’argent, vous comprenez.
Et une fois ce point clair, n’oubliez pas qu’il y a d’autres choses à regarder.
Plein d’autres taxes, oui. On parle de la plus-value de cession, bien sûr.
Mais aussi des droits d’enregistrement. Et la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises). Sans oublier le choix entre le régime IS (Impôt sur les Sociétés) ou IR (Impôt sur le Revenu) pour la fiscalité de votre entreprise.
Chaque décision ici a un impact direct sur le prix net que vous toucherez. C’est vraiment ça le nerf de la guerre.
Alors, pour vous aider, voici un petit plan d’action.
Une sorte de checklist simple, vraiment pour vous, pour éviter les mauvaises surprises :
- Vérifiez les statuts de l’acheteur et les vôtres.
- Simulez l’impôt. C’est primordial de savoir où vous allez financièrement.
- Et enfin, verrouillez bien toutes les clauses de l’acte de cession. Chaque mot compte, croyez-moi.
En suivant ces étapes, vous allez drastiquement réduire l’incertitude.
Et maîtriser l’impact de la TVA sur la cession de votre PME familiale. C’est ça, la vraie tranquillité d’esprit.







