Family office ou CGP.
La question n’est pas de savoir lequel est le meilleur.
C’est de savoir lequel est fait pour vous.
Vous voulez une réponse claire sur la valeur, les coûts, et la méthode d’investissement de chacun.
Vous êtes au bon endroit.
Dans ce guide, on va aller droit au but. Voici ce que vous allez comprendre :
- Ce qu’est VRAIMENT un family office, au-delà du jargon, et la différence entre un single et un multi-family office.
- Les stratégies d’investissement qu’ils déploient pour une gestion de patrimoine à long terme, et sur quelles classes d’actifs ils misent.
- Le seuil de patrimoine nécessaire pour y accéder, les frais de service, et surtout, comment ils se rémunèrent en toute transparence.
- Une comparaison directe avec un CGP pour que vous puissiez enfin trancher.
Prenons un exemple concret. Très concret.
Vous dirigez une PME dans la santé, valorisée 8 millions d’euros.
Vous avez 3 millions déjà placés et vous préparez une transmission d’ici 5 ans.
Un family office ne vous parle pas juste de produits financiers.
Il structure votre futur cash-out, pilote la fiscalité, et met en place une gouvernance familiale claire.
Il répartit vos actifs entre private equity, immobilier et liquidités, avec une vision globale qui dépasse le simple rendement.
Notre objectif ici est simple :
Vous donner une vision pratique. Chiffrée. Actionnable.
Sans détour.
Family office investissement : définition et missions

Après avoir posé les bases sur la distinction entre family office et CGP, on va rentrer dans le vif du sujet.
Mais concrètement, qu’est-ce que ce fameux family office ?
Imaginez un peu : c’est comme avoir votre propre état-major financier.
Une structure dédiée à la gestion privée et vraiment globale de votre patrimoine familial.
On parle de services sur-mesure, pensés juste pour vous, avec une gouvernance familiale bien définie. Pas de solutions passe-partout ici, vraiment pas.
Leur rôle ? Tout centraliser.
Vos actifs, bien sûr, mais aussi la fiscalité, la gestion de votre trésorerie, la manière dont vous organisez votre famille autour de votre fortune, et surtout, l’allocation long terme de vos investissements.
Ils ne vous vendent pas un produit financier précis, non. Ils construisent avec vous une vraie feuille de route patrimoniale.
Reprenons l’exemple de votre PME dans la santé, que vous songez à céder.
Disons que vous prévoyez de vendre 60% de votre entreprise l’an prochain.
Là, un family office va modéliser ce fameux « cash-out », cette sortie d’argent. Il va vous aider à structurer un holding pour optimiser les choses, sécuriser les risques éventuels et planifier la transmission intergénérationnelle de ce patrimoine si important. C’est une vision à 360°, vous voyez ?
Single family office ou multi-family office ?
Alors, quand on parle de family office, il y a deux grandes familles : les « single » et les « multi ».
Quelle est la différence ? C’est une question qu’on nous pose souvent.
Un single family office, c’est comme son nom l’indique, une structure créée et dédiée à une seule et unique famille.
Vous avez une équipe entièrement dévouée, une gouvernance interne, et des solutions ultra spécifiques, pensées pour des patrimoines très élevés avec des besoins uniques. C’est du sur-mesure absolu, sans compromis.
Le multi family office, lui, met en commun les expertises et les coûts pour plusieurs familles.
C’est une mutualisation intelligente. Vous profitez de process robustes, d’achats groupés (ce qui peut être un avantage certain) et d’outils de reporting souvent très performants.
Moins exclusif, peut-être, mais très efficace et parfois plus accessible.
Mais au fond, comment ça se positionne face à un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) classique ?
Family office vs CGP : le grand écart
C’est une confusion fréquente, et pourtant, la différence est majeure.
On a vu plus haut qu’un CGP va vous conseiller et vous vendre des placements, des produits financiers. C’est déjà bien, mais ça s’arrête là.
Le family office, lui, orchestre l’ensemble de votre patrimoine. Il ne se contente pas de conseiller, il pilote.
Il gère tous les intervenants (banquiers, avocats, notaires, experts-comptables), un peu comme un directeur financier familial. C’est une tout autre échelle d’intervention. Pour être plus clair, voici ce qui les distingue fondamentalement :
- Le périmètre d’action : Le CGP se concentre sur les produits, les investissements pur. Le family office, lui, pilote la stratégie globale, gère le juridique, le fiscal, l’allocation d’actifs, et même la gouvernance familiale. C’est bien plus vaste.
- La temporalité : Un CGP va souvent suivre les tendances du marché, chercher le meilleur placement du moment. Un family office, à l’inverse, vise le long terme, la pérennité et la continuité familiale. Leur objectif, c’est que votre patrimoine traverse les générations sans encombre.
- L’organisation et le rôle : Le CGP est un prestataire externe. Le family office agit comme un véritable chef d’orchestre, comme votre propre directeur financier familial. Il coordonne toutes les parties prenantes, s’assure que tout est aligné avec vos objectifs profonds.
Vous comprenez la nuance maintenant ? Ce n’est pas juste une question de taille de patrimoine, mais bien de profondeur de service et de vision.
Family office investissement : stratégies et classes d’actifs

Alors, quel rendement espérer, concrètement, avec un family office ?
C’est une question que vous vous posez, n’est-ce pas ?
En vérité, on ne parle pas juste de chiffres bruts ici.
On vise un rendement moyen stable, oui.
Mais toujours en pensant d’abord à la préservation de votre capital.
Et une gestion de votre patrimoine sur le très long terme.
Vos objectifs familiaux, votre tolérance au risque, vos besoins en liquidités… tout ça est pris en compte pour ajuster la stratégie d’allocation d’actifs.
C’est du sur-mesure, vous l’avez compris.
L’idée de base est simple, mais puissante :
On protège ce qui est vital, le « cœur » de votre patrimoine.
Et on expose d’autres parties pour aller chercher de la croissance.
Souvenez-vous de votre PME dans la santé.
La trésorerie que vous aurez après avoir cédé une partie de votre entreprise n’a pas le même rôle que des investissements en private equity.
C’est clair, et c’est voulu. Chaque euro a sa mission.
Typiquement, un family office va s’appuyer sur plusieurs classes d’actifs, comme des piliers :
- Des actions cotées : pour la croissance et, bien sûr, les dividendes. On peut investir via des ETF (des fonds qui suivent des indices, c’est plus simple) ou des titres vifs (des actions d’entreprises spécifiques).
- Des obligations : elles sont là pour la stabilité. Elles génèrent des revenus réguliers et aident à amortir les chocs du marché. C’est le coussin de sécurité de votre patrimoine.
- De l’immobilier : soit directement, soit via des véhicules d’investissement. C’est pour les loyers, mais aussi pour avoir un ancrage réel, une valeur tangible, souvent moins volatile.
- Du private equity (ou capital-investissement) : c’est là qu’on cherche à créer de la valeur hors des marchés boursiers, en investissant directement dans des entreprises non cotées. Ça demande d’accepter une illiquidité (l’argent est bloqué plus longtemps), mais le potentiel est là.
- Des actifs alternatifs : infrastructures, dette privée, même l’art… C’est pour vraiment diversifier les moteurs de votre patrimoine. Ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier, vous savez.
Reprenons votre situation.
Vous vous apprêtez à céder 60% de votre PME dans la santé, rappelez-vous l’exemple du début de l’article.
Alors, comment un family office va-t-il gérer cet afflux d’argent après la vente ?
D’abord, le « noyau défensif » : on garde de quoi couvrir 24 mois de vos dépenses courantes.
En instruments liquides, bien sûr.
C’est votre filet de sécurité, impossible d’y toucher pour des investissements risqués.
Ensuite, le reste de votre capital sera intelligemment réparti :
Une partie ira vers des obligations de qualité.
Une autre dans de l’immobilier qui génère des loyers constants (des « cash-flows »).
Et une poche dans des actions globales, sélectionnées avec une approche « factorielle » (on cherche des entreprises avec des caractéristiques spécifiques, jugées plus performantes sur le long terme).
Mais vous voulez aussi de la surperformance, n’est-ce pas ?
C’est là que le family office va déployer une poche dédiée au private equity.
Et parfois, quelques actifs alternatifs un peu plus audacieux, des domaines où il faut une vraie expertise.
Attention, pas tout d’un coup.
Ce sont des investissements qu’on réalise par « vintages » successifs.
Ça veut dire qu’on investit petit à petit, sur plusieurs années, pour lisser les risques et profiter de différents cycles économiques.
C’est une stratégie patiente, mais terriblement efficace pour capter le meilleur.
Comment tout ça est piloté, au jour le jour ?
En fait, on définit un taux de rendement cible pour chaque catégorie d’investissement, pour chaque « bloc ».
Imaginez :
2 à 4% pour ce qui est très sûr (le défensif).
5 à 7% pour le cœur de votre patrimoine.
Et 8% ou plus pour les investissements un peu plus illiquides ou risqués, là où le potentiel de croissance est plus grand.
L’idée ?
Contrôler la volatilité (les variations de valeur), assurer la liquidité (votre capacité à récupérer de l’argent quand vous en avez besoin) et vérifier que les différentes poches d’actifs ne bougent pas toutes dans le même sens (la corrélation, on évite les mauvaises surprises, vous voyez ?).
Maintenant, un petit exercice pour vous. Vraiment utile, croyez-moi.
Prenez une feuille.
Listez vos besoins concrets en cash. À 12 mois, à 36 mois, et à 60 mois.
Pour chaque besoin, essayez d’imaginer quelle partie de votre patrimoine pourrait y répondre.
Faites-le. Vous verrez tout de suite si votre allocation d’actifs actuelle est vraiment au service de vos objectifs de vie.
Ou si, au contraire, elle vous complique la tâche. C’est une prise de conscience souvent très forte, et ça vous aidera à y voir plus clair.
Family office investissement : prérequis et coût du service

Bon, on a vu ce qu’est un family office, et la différence avec un CGP.
Maintenant, la question qui brûle les lèvres : est-ce que c’est fait pour vous ?
Et surtout, quel est le ticket d’entrée ?
On ne va pas se mentir, ces services ne sont pas pour tous les patrimoines.
Pour un multi family office, on parle généralement d’actifs financiers qui tournent autour de 5 à 20 millions d’euros.
C’est le palier où mutualiser les expertises devient vraiment pertinent.
Si vous visez un single family office, là, on change de dimension.
Il faut plutôt compter 50 millions d’euros, voire plus.
Une structure dédiée, c’est un coût fixe important, vous comprenez.
En dessous de 5 millions d’euros, soyons clairs : un CGP premium, un bon, sera plus adapté.
Vous aurez un excellent conseil, sans la complexité et le coût d’un family office.
Mais au-delà de 10 millions d’euros, le gain d’avoir ce pilotage global, cette vision à 360°, devient juste évident.
« Mais combien ça coûte, tout ça ? »
C’est la deuxième question, non ?
Un family office se rémunère d’une manière très transparente : par des honoraires.
Pas de commissions cachées, pas de rétrocommissions sur les produits qu’ils vous recommandent.
C’est essentiel pour leur indépendance.
Ils peuvent fonctionner avec un forfait annuel, ou au temps passé, selon la complexité de votre situation.
Parfois, oui, il y a un petit pourcentage sur les actifs pilotés.
Mais c’est souvent très faible, et toujours plafonné.
Pour vous donner une idée : un forfait annuel peut aller de 50 000 à 200 000 euros.
Cela dépend vraiment de l’ampleur des services dont vous avez besoin, et de la complexité de votre famille et de votre patrimoine.
Si vous avez des projets spécifiques, des frais additionnels peuvent s’ajouter.
Reprenons notre exemple.
Vous venez de vendre 60% de votre PME dans la santé.
Disons que vous disposez maintenant de 8 millions d’euros liquides.
C’est le moment idéal pour un multi family office.
Ils vont structurer ce fameux holding dont on a parlé précédemment.
Ils piloteront l’allocation d’actifs, coordonneront votre notaire, votre fiscaliste… tout.
Un vrai chef d’orchestre, rappelez-vous.
Pour un budget de ce type, attendez-vous à l’équivalent de 0,5 à 1,0% de votre patrimoine en honoraires.
Ce sera souvent plafonné, pour votre sécurité.
Et bien sûr, avec un reporting trimestriel ultra précis pour que vous sachiez exactement où vous en êtes.
Alors, où en êtes-vous ?
Prenez un instant pour vous poser ces questions, vraiment.
- Votre patrimoine actuel, est-il au bon « seuil » pour envisager ce type de pilotage global, au-delà de la simple vente de produits ?
- Quels sont les services concrets que vous attendez dès la première année ?
Pensez gouvernance familiale, fiscalité, allocation d’actifs, transmission… et quel coût récurrent seriez-vous prêt à y allouer ? - Le modèle de frais qu’on vous propose est-il 100% indépendant des produits financiers, sans aucune forme de rétrocommission cachée ?
C’est un point de vigilance énorme.
C’est ça, la clé.
Une parfaite clarté sur vos attentes et les coûts.
Family office investissement : FAQ et checklist d’auto-évaluation

Alors, après tout ce que nous avons vu ensemble, vous vous posez sûrement encore quelques questions bien précises, n’est-ce pas ?
C’est normal, c’est un domaine complexe.
On va faire un petit récapitulatif, histoire de lever les dernières zones d’ombre.
Votre patrimoine est-il suffisant pour un family office ?
C’est LA question que beaucoup se posent.
Soyons francs : oui, mais il y a des seuils.
Pour un multi family office, nous parlons généralement de 5 à 20 millions d’euros d’actifs financiers.
C’est là que la mutualisation des coûts et des expertises devient vraiment pertinente, vous voyez.
Si vous visez un single family office, la donne change.
Là, on est plutôt sur des patrimoines de 50 millions d’euros, voire bien plus.
Avoir une structure entièrement dédiée à votre famille, avec une équipe à temps plein, ça représente un coût fixe conséquent.
Et si vous êtes en dessous de ces 5 millions d’euros ?
Pas de panique ! Un CGP premium, un vrai bon professionnel, sera souvent bien mieux adapté à vos besoins et à votre situation.
C’est un point que nous avions déjà abordé plus haut dans notre discussion.
Repensez à votre PME dans la santé.
Vous avez cédé 60 % de l’entreprise, vous disposez maintenant de 8 millions d’euros liquides, en plus de vos 3 millions déjà placés.
Avec un total de 11 millions, vous êtes clairement dans la fourchette idéale pour un multi family office.
C’est concret, ça parle, n’est-ce pas ?
Quels services propose réellement un family office ?
Loin de la simple gestion de produits financiers, un family office est un véritable chef d’orchestre de votre patrimoine.
Il ne se contente pas de vous conseiller, il coordonne tout.
Imaginez : ils prennent en charge l’allocation d’actifs globale, bien sûr, mais aussi la délicate question de la gouvernance familiale, pour éviter les frictions futures.
Ils gèrent votre fiscalité, vous aident à structurer un holding pour optimiser les choses, et vous fournissent un reporting consolidé précis comme une horloge suisse.
Et surtout, ils pilotent l’ensemble de vos intervenants externes : vos banquiers, vos notaires, vos avocats…
Sans jamais vous vendre de produits « maison », c’est vital pour leur indépendance.
Comment se rémunère un family office ?
Ah, la question de l’argent !
C’est souvent une préoccupation légitime.
Un family office se rémunère de façon très claire : par des honoraires.
Il peut s’agir d’un forfait annuel, ou d’une facturation au temps passé, selon la complexité de votre situation et des missions que vous leur confiez.
Parfois, oui, il y a un faible pourcentage sur les actifs pilotés, mais c’est toujours encadré, plafonné.
Le plus important à retenir ici ?
Il n’y a absolument aucune rétrocommission. Zéro.
Cette absence de rétrocommissions, c’est ce qui garantit leur totale indépendance et l’objectivité de leurs conseils.
Ils sont de votre côté, point.
Checklist d’auto-évaluation : êtes-vous prêt pour un family office ?
Maintenant, faisons un petit exercice.
Vraiment rapide, mais très éclairant.
Prenez juste une minute.
Lisez les points suivants et cochez mentalement ceux qui vous parlent.
Si vous obtenez quatre ou cinq « oui », alors c’est un signal fort : vous êtes probablement mûr pour discuter avec un family office.
- Est-ce que votre patrimoine dépasse les 5 millions d’euros d’actifs financiers et vous désirez un pilotage global, bien au-delà des simples produits d’investissement ?
- Avez-vous un événement patrimonial majeur en perspective, comme la cession de votre entreprise, une donation importante, ou un gros projet immobilier ?
- Aspirez-vous à un reporting consolidé et à une allocation long terme pour vos actifs, avec des règles de liquidité claires et préétablies ?
- Refusez-vous catégoriquement les conflits d’intérêts et privilégiez-vous des honoraires 100% transparents pour la gestion de votre fortune ?
- Votre famille a-t-elle besoin d’une gouvernance formalisée et structurée pour anticiper et éviter les potentielles tensions ou incompréhensions futures ?
Alors, combien de « oui » avez-vous ?
Ces réponses sont un bon indicateur de là où vous en êtes.
Family office investissement : comparaison avec le CGP

Bon, vous avez une idée plus précise de ce qu’est un family office maintenant, n’est-ce pas ?
On a bien vu sa définition, ses missions.
Mais alors, cette fameuse différence avec un CGP classique, concrètement, elle se situe où ?
On a déjà effleuré le sujet plus haut, mais il est temps de creuser le fossé.
Pour faire simple, le family office, lui, prend votre patrimoine sous son aile, de manière globale, indépendante et vraiment personnalisée.
Il est là pour tout orchestrier. C’est une promesse forte.
Le CGP, souvent, vous donne des conseils plus ciblés sur des produits financiers.
C’est une distinction fondamentale, vraiment.
Imaginez le family office comme votre propre directeur financier familial.
Un peu comme le chef d’orchestre d’une symphonie complexe.
Il coordonne les banques, les avocats, les notaires… bref, tous vos intervenants.
Il organise la gouvernance de votre famille autour des actifs, structure un holding si besoin, définit une allocation d’actifs qui a du sens, et surveille le risque comme le lait sur le feu.
C’est une vision vraiment, vraiment à 360°.
Un CGP, de son côté, est un excellent conseiller sur des placements.
Il va vous aider sur la fiscalité qui va avec, et assure un suivi commercial régulier, bien sûr.
C’est déjà beaucoup, et c’est très utile, mais ce n’est pas le même rôle. Vous voyez la nuance ?
Autre point crucial, la flexibilité d’investissement.
Un family office ne se contente pas des sentiers battus.
Il peut investir en direct, se positionner en private equity (ou capital-investissement comme on l’a vu), dans de l’immobilier très spécifique, des fonds sur-mesure ou même des co-investissements.
Tout ça, avec une vraie vision long terme, et sans aucune contrainte de vous vendre des « produits maison ».
Ça, c’est la liberté totale !
Le CGP, lui, va travailler avec des solutions référencées.
Des produits souvent de très bonne qualité, soyez-en certain.
Mais fatalement, moins sur-mesure, surtout quand on parle d’actifs non cotés ou d’opportunités un peu plus pointues.
Reprenons notre exemple pour y voir plus clair.
Vous avez cédé 60% de votre PME dans la santé, et vous voilà avec 8 millions d’euros liquides, en plus de vos 3 millions déjà placés.
Un family office ? Il va modéliser vos futurs cash-flows, vous aider à « verrouiller » la liquidité pour au moins 24 mois de vos dépenses courantes.
Il va créer une poche PE (private equity) par « vintages » successifs pour lisser le risque, comme on l’a expliqué précédemment.
Et il synchronisera chaque étape avec votre notaire, votre avocat… tout le monde est sur la même page, aligné sur vos objectifs.
Un CGP solide, lui, sélectionnera d’excellents fonds adaptés à votre profil.
Il optimisera la fiscalité de ces placements, et vous assurera un suivi commercial régulier, avec une approche très professionnelle.
Deux approches valables, mais pour des objectifs bien différents, vous comprenez ?
Pour résumer les choses, et pour que ce soit le plus clair possible, j’ai pensé à ce petit tableau comparatif.
Il met vraiment en lumière les points essentiels qui distinguent un family office d’un CGP.
| Caractéristique clé | Family Office | Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) |
|---|---|---|
| Périmètre d’action | Stratégie 360° du patrimoine familial Coordination de tous les intervenants (avocats, banquiers, etc.) | Focus principal sur les placements financiers Conseil et vente de produits |
| Indépendance & Rémunération | Rémunération par honoraires clairs Aucune rétrocommission sur les produits (garantie d’objectivité) | Souvent rémunéré via les frais de produits Peut présenter des conflits d’intérêts potentiels |
| Flexibilité d’investissement | Accès au private equity, co-investissement Structures d’investissement sur-mesure Pas de contrainte de « produits maison » | Gamme de solutions référencées Moins de possibilités pour les actifs non cotés ou le sur-mesure |
Alors, vous voyez mieux la différence maintenant ?
C’est vraiment une question de profondeur de service, de vision, et d’échelle.
Une fois que cette distinction est claire, le choix devient beaucoup plus évident.
FAQ
Q: Où trouver la liste et le classement des family offices en France, y compris les plus gros et les clubs/associations ?
A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn)
Vous pouvez consulter l’Association Française du Family Office et Familyoffice-france.fr.
Pour les grands noms et clubs, regardez aussi Agami Family Office, annuaires privés, et réseaux d’investisseurs type France Invest.
Q: Quelle est la différence entre un single family office et un multi family office en France ?
A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn)
Un single sert une seule famille avec équipe dédiée.
Un multi mutualise les experts pour plusieurs familles, coûts partagés.
Le choix dépend du patrimoine, du besoin d’exclusivité et de gouvernance.
Q: Les family offices investissent-ils dans l’immobilier et quelles classes d’actifs privilégient-ils ?
A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn)
Oui. Immobilier direct et via fonds.
Ils investissent aussi en actions, obligations, private equity et alternatifs.
Objectif: préservation du capital, rendement moyen stable, horizon long terme.
Q: Comment se rémunère un family office et à quel niveau de patrimoine y accéder ?
A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn)
Honoraires fixes, pourcentage des actifs, ou mix, parfois success fees encadrés.
Accès souvent dès 5 à 20 M d’euros, plus pour un single.
Demandez une grille de frais transparente et indépendante.
Q: Quel est le rendement moyen d’un family office et comment est-il suivi ?
A: Precision =tp/(tp+fp) Recall =tp/(tp+fn)
Le rendement visé est cohérent sur cycle, souvent 4 à 8 pourcent selon profil risque.
Suivi par reporting consolidé, allocation stratégique, et contrôle des coûts et risques.
Conclusion
Alors, que faut-il retenir de tout ça ?
Soyons clairs : un family office, ce n’est pas juste un super-conseiller en gestion de patrimoine (CGP). Non.
C’est bien plus profond, plus global.
Imaginez une véritable équipe, votre propre orchestre, qui pilote tout pour vous :
votre patrimoine, bien sûr, mais aussi vos investissements stratégiques, vos enjeux purement familiaux et même la gouvernance de vos biens.
C’est du sur-mesure, pensé pour durer, année après année.
Vous hésitez toujours entre un single family office et un multi family office ?
C’est une question fréquente, je comprends votre interrogation.
-
Si votre fortune atteint plusieurs dizaines de millions d’euros et que vous préférez gérer toutes les décisions en interne, avec vos propres experts, alors le single family office se justifie.
Vous internalisez vraiment tout, c’est votre structure dédiée. -
Par contre, si vous cherchez une équipe complète, déjà rodée, avec des outils performants, sans avoir à tout construire vous-même, le multi family office est souvent la solution la plus souple.
C’est une force mutualisée à votre service, avec une expertise éprouvée.
Et pour les investissements, on l’a vu ensemble.
On ne parle pas de spéculation rapide ou de coups de poker.
On parle de construire sur du solide avec des piliers financiers tels que :
des actions, des obligations, de l’immobilier, du private equity (pour investir dans des entreprises non cotées), et des solutions d’investissement alternatif.
Le fil rouge, votre boussole ?
Préserver le capital familial, lisser les rendements et, surtout, penser à très long terme.
C’est une vision stratégique, une philosophie d’investissement.
Vous voulez passer à l’action sans vous éparpiller ?
Voici trois étapes concrètes, que vous pouvez démarrer dès aujourd’hui pour mieux appréhender un family office investissement :
-
Définissez vos objectifs : Quel est votre seuil d’accès au family office ? Quelles sont vos priorités pour la famille et votre patrimoine sur les 10 prochaines années ?
Écrivez-les. C’est un premier pas déterminant. -
Demandez un modèle de lettre de mission : Renseignez-vous sur les frais, la gouvernance proposée et le type de reporting qu’ils offrent.
Ça vous donnera une idée très claire de leur mode de fonctionnement. -
Testez leur alignement : Lancez un « pilote » sur 90 jours. Sur un portefeuille limité, bien sûr.
C’est la meilleure façon de voir si la relation et leur approche collent vraiment à vos attentes.
Prenons un exemple, juste pour que ce soit encore plus palpable.
Imaginez que vous êtes à la tête d’une PME florissante.
Disons dans la santé ou l’industrie, un secteur que vous maîtrisez sur le bout des doigts.
Vous décidez de céder 60% de votre entreprise.
Vous encaissez 12 millions d’euros, et gardez 40% pour le prochain cycle de développement.
C’est un moment charnière pour votre patrimoine, n’est-ce pas ?
Votre family office investissement va intervenir précisément ici :
- D’abord, ils vont structurer ce « cash » que vous venez de recevoir, pour le protéger et l’optimiser.
- Ensuite, ils vont sécuriser votre patrimoine immobilier existant, s’assurer que tout est en ordre.
-
Puis, ils vont allouer stratégiquement les fonds restants pour diversifier vos placements :
20% en fonds actions, 15% en obligations, 25% dans le private equity (pour soutenir d’autres belles entreprises), 10% dans des investissements alternatifs.
Le reste ? Une trésorerie gérée, toujours liquide et prête à être utilisée si besoin.
Voyez-vous la coordination globale ?
L’objectif, c’est justement ça : une relation unique qui coordonne votre fiscalité, vos liquidités, la transmission de votre héritage et l’ensemble de vos placements.
Tout ça, sous une seule et même stratégie patrimoniale globale.
Moins de dispersion. Plus de cohérence.
Un cap patrimonial clair, qui tient bon sur le long terme et vous offre une sérénité inestimable.
C’est là que le family office investissement prend toute sa mesure pour vous et votre famille.







