Acquisition société unipersonnelle EURL : procédure complète, formalités de cession, fiscalité et guide pas à pas pour sécuriser l’opération

L’acquisition d’une société unipersonnelle (EURL), ce n’est pas qu’une signature.

C’est bien plus que ça.

Imaginez : une simple virgule mal placée dans l’acte de cession.

Et tout bloque.

L’enregistrement fiscal est refusé. Le greffe aussi. Votre projet est à l’arrêt pour un détail qui aurait pu être évité.

Ici, pas de jargon juridique incompréhensible. Juste la procédure. La vraie.

On va voir ensemble, étape par étape :

  • De l’accord de principe à la rédaction de l’acte de cession.
  • Du dépôt au greffe au paiement des droits d’enregistrement.
  • Et bien sûr, la fiscalité : la gestion de la plus-value, le choix entre IR et IS…

L’objectif est simple.

Vous permettre de sécuriser l’acquisition de votre EURL.

Pour que la cession soit valide, nette, et que vous puissiez commencer à travailler.

Immédiatement.

Acquisition société unipersonnelle EURL : Procédure et formalités de la cession totale des parts

Acquisition societe unipersonnelle EURL  Procedure et formalites de la cession totale des parts.jpg

Alors, vous vous apprêtez à acheter 100% des parts d’une EURL, ou même une SARL qui, par ce rachat, deviendra unipersonnelle ?

C’est une étape excitante, mais il y a une logique à suivre, très précise.

En gros, vous avez quatre piliers : un accord, un acte qui officialise tout, un enregistrement fiscal, et enfin, un dépôt au greffe.

Oh, et n’oubliez jamais : les statuts de la société devront être impeccablement mis à jour.

Pourquoi ? Parce que, croyez-moi, le greffe, lui, ne laissera rien passer. Une virgule mal placée, comme on l’a vu avant, et c’est le blocage assuré.

Une question revient souvent : faut-il passer une annonce légale pour une cession totale de parts d’EURL ?

La réponse est un peu nuancée.

Non, pas pour la cession de parts elle-même. Mais oui, si cette opération entraîne une mise à jour des statuts qui change des informations importantes déjà publiées.

Vous voyez l’idée ? Si votre rachat modifie l’adresse du siège, le nom du gérant ou la durée de la société, alors oui, il faudra publier. Mais si c’est juste le nom de l’associé unique qui change, sans autre modification des mentions publiques, ce n’est pas nécessaire. C’est plus simple.

Maintenant, parlons du concret. Imaginez que vous rachetez l’EURL d’un artisan local. Il a 1 euro de capital, un compte pro bien rodé.

L’IBAN, vous le gardez, c’est super pratique. Mais avant, vous devez sécuriser l’acte de cession et faire remonter toutes les informations au Service des Impôts des Entreprises (SDE), puis au greffe. C’est là que la précision et le timing font vraiment la différence.

Alors, comment faire, pas à pas ? Voici la séquence à respecter, sans aucun faux pas possible :

  1. L’accord et la négociation : C’est la base, n’est-ce pas ? Vous fixez le prix de cession. Ensuite, vous discutez de la fameuse garantie d’actif et de passif (GAP). C’est votre filet de sécurité pour les dettes cachées. Vous définissez la date de transfert et les conditions suspensives. Ça peut être l’obtention d’un prêt bancaire, le transfert du bail commercial, ou la validation d’un contrat clé avec un client important. Pour être sûr, demandez une « data-room » légère : un Kbis, les statuts, les bilans des dernières années, et les contrats importants.

  2. La rédaction et la signature de l’acte : Une fois d’accord sur tout, vous rédigez l’acte de cession de parts. Il doit mentionner clairement l’identité de l’acheteur et du vendeur, le nombre de parts cédées, le prix, les modalités de paiement, la GAP (si elle est négociée) et la date d’effet. C’est vital. Joignez aussi l’ordre de mouvement de parts. Et mettez tout de suite à jour le registre des mouvements de parts ainsi que la mention de l’associé unique.

  3. L’enregistrement fiscal au SDE : C’est une étape qu’on ne peut pas rater. Vous devez déposer l’acte de cession au Service des Impôts des Entreprises (SDE). Vous avez un délai légal pour ça, et c’est là que vous paierez les droits d’enregistrement. Sans cet enregistrement, le greffe refusera purement et simplement votre dossier, et tout votre travail sera à refaire. Quelle perte de temps ce serait, non ?

  4. Le dépôt au greffe : Une fois l’acte enregistré fiscalement, direction le tribunal de commerce. Vous déposez votre dossier complet : l’acte de cession, bien sûr, mais aussi les statuts mis à jour de la société. Si vous changez de gérant, il faudra ajouter le formulaire M3 et une copie de sa pièce d’identité. Petit détail important : si une SARL devient unipersonnelle, elle fonctionne automatiquement comme une EURL. Pas besoin de faire une transformation formelle coûteuse et complexe.

Pour que votre dossier soit irréprochable, vous aurez absolument besoin de ces documents :

  • L’acte de cession, dûment signé par toutes les parties.

  • La preuve d’enregistrement auprès du SDE.

  • Les statuts de la société, à jour.

  • Le registre des décisions de l’associé unique (qui prouve que vous êtes bien le nouveau maître à bord).

  • Et, si vous l’avez négociée, la Garantie d’Actif et de Passif (GAP), souvent annexée à l’acte.

Une petite astuce, un conseil de terrain, qui fait toute la différence ?

Signez l’acte de cession un jour J.

Enregistrez-le au SDE dès le lendemain (J+1).

Et déposez votre dossier complet au greffe le surlendemain (J+2).

C’est ce qu’on appelle la réactivité. Vous évitez ainsi les « trous d’air » opérationnels. Le compte bancaire de la société reste utilisable sans interruption, sans ce flottement qui peut vite vous faire perdre des nerfs (et de l’argent !).

Acquisition société unipersonnelle EURL : Conséquences fiscales et options d’imposition

Acquisition societe unipersonnelle EURL  Procedure et formalites de la cession totale des parts.jpg

Bon, les formalités, c’est une chose. On l’a vu, elles demandent une précision chirurgicale.

Mais après ? Une fois la cession de parts signée et enregistrée, l’affaire est-elle réglée ?

Non. Pas du tout. La vraie bataille commence avec la fiscalité.

C’est là que se jouent vos futurs profits, vos choix d’investissement, et même votre rémunération personnelle.

Les droits d’enregistrement : qui paie quoi ?

Alors, parlons cash. Quand vous achetez ces parts, qui sort le chéquier pour les droits d’enregistrement ?

C’est simple, clair, et sans détour : c’est l’acquéreur, donc vous, qui êtes redevable de ces droits.

Et le moment clé, vous vous en souvenez ? C’est quand vous déposez l’acte de cession au Service des Impôts des Entreprises (SDE) pour l’enregistrement fiscal.

Sans ce paiement, pas d’enregistrement. Et sans cet enregistrement, le greffe ne valide rien du tout. Votre projet reste en suspens, bêtement.

C’est un peu comme essayer de démarrer une voiture sans les clés. Impossible, non ?

Le régime fiscal de votre nouvelle EURL : IR ou IS ?

Maintenant, votre EURL, elle va être soumise à quel régime fiscal ?

Ça, ça dépend entièrement de vous. Ou plutôt, de votre statut en tant que nouvel associé unique.

Vous êtes une personne physique ? Un entrepreneur individuel qui achète cette société ?

Alors, par défaut, votre EURL sera à l’Impôt sur le Revenu (IR). Les bénéfices remonteront directement dans votre déclaration personnelle.

Mais si vous agissez via une autre société, une holding par exemple, qui devient l’associé unique ?

Là, on bascule à l’Impôt sur les Sociétés (IS). Les bénéfices sont imposés au niveau de la société.

Imaginez, vous êtes un architecte indépendant et vous venez de racheter l’EURL d’un confrère pour développer une nouvelle activité de consulting.

Si vous la mettez directement à votre nom, personne physique, vous serez à l’IR. Vos revenus de consulting s’ajouteront à ceux de votre activité principale.

Mais si vous avez une structure plus complexe, disons une holding qui détient déjà d’autres participations, et que c’est elle qui rachète l’EURL, alors on sera à l’IS.

La plus-value du cédant : l’imposition côté vendeur

Et le vendeur, dans tout ça ? Lui aussi, il a ses propres enjeux fiscaux.

On parle de la plus-value de cession de parts.

C’est simple : c’est la différence entre le prix de vente que vous lui avez versé et le prix d’acquisition qu’il avait initialement payé pour ces parts (ajusté, bien sûr, des éventuels apports ou retraits).

Cette plus-value est imposée.

Les règles précises, elles, dépendent de son profil (est-il un particulier ? un professionnel ?) et des dispositifs fiscaux auxquels il peut prétendre.

IR ou IS : comment faire le bon choix pour votre EURL ?

C’est la question que beaucoup se posent, pas vrai ?

Entre l’IR et l’IS, il n’y a pas de « meilleur » régime absolu. Il y a celui qui colle le mieux à vos objectifs.

Trois points clés pour vous aider à y voir plus clair :

  • Votre niveau de rémunération désiré : Vous voulez vous verser un salaire important et immédiat ? L’IR peut être une option, surtout si vous avez beaucoup de charges personnelles déductibles.
  • Vos dividendes visés : Si vous préférez retirer de l’argent sous forme de dividendes, l’IS pourrait être plus avantageux, car le bénéfice est d’abord imposé au niveau de la société, puis les dividendes seront taxés au moment de la distribution.
  • La trésorerie à capitaliser : Vous avez besoin de garder un maximum de cash dans la société pour des investissements futurs ? Pour acheter du matériel, un nouveau stock, ou même une autre entreprise ? L’IS est souvent plus souple, il permet de réinvestir le bénéfice après impôt sans que celui-ci soit taxé à nouveau au niveau personnel.

Prenons un exemple concret.

Vous venez d’acquérir une EURL spécialisée dans la vente en ligne de produits artisanaux. Elle génère un bénéfice de 80 000 euros par an.

Si vous avez pour projet de racheter un second atelier de production dans les douze prochains mois, avoir l’EURL à l’IS (par exemple, via votre holding) vous permettrait de laisser le bénéfice dans la société, de payer l’impôt sur les sociétés, et d’utiliser le reste pour cet investissement, sans le faire passer par votre poche personnelle où il serait re-taxé.

Par contre, si votre priorité absolue est de vous verser une rémunération confortable dès maintenant pour couvrir vos dépenses personnelles, l’IR pourrait vous sembler plus direct, bien que les charges sociales restent à prendre en compte.

Alors, une action simple pour vous ? Prenez un instant.

Notez sur un papier : quel est votre objectif principal pour les 12 prochains mois avec cette EURL ?

Plus de revenus personnels ? Ou capitaliser, faire grossir l’entreprise ?

Alignez ensuite votre choix de régime fiscal sur cette priorité. C’est ça, la clé pour une gestion fiscale intelligente.

Acquisition société unipersonnelle EURL : Guide étape par étape pour sécuriser l’opération

Acquisition societe unipersonnelle EURL  Procedure et formalites de la cession totale des parts.jpg

Bon, on l’a vu, racheter une EURL, c’est un peu comme monter un meuble IKEA.
Il y a des pièces, un ordre précis à suivre, et si vous sautez une étape, ça risque de ne pas tenir, n’est-ce pas ?

Alors, comment s’assurer que votre acquisition de société unipersonnelle soit vraiment… blindée ?
Pour que tout soit clair, sans mauvaises surprises, et surtout, pour que votre projet démarre sur de bonnes bases.

Je vous propose une checklist opérationnelle, un vrai mode d’emploi.
Imaginez : vous êtes sur le point de reprendre l’EURL de cet artisan en maintenance informatique, comme on en parlait plus haut.
Votre but ? Reprendre ses clients, ses contrats récurrents, et surtout, ne pas perdre un seul jour d’activité.
C’est ça la clé.

On va décortiquer ça ensemble, point par point, étape par étape.

1. L’accord de principe et la négociation des détails

Avant même de parler papiers, il faut que vous soyez d’accord.
Fixez clairement le prix de cession, bien sûr.
Mais ne vous arrêtez pas là. Discutez aussi de la date de transfert effective.
Et surtout, mettez sur la table toutes les conditions suspensives.

Ces conditions, c’est votre sécurité.
Par exemple, est-ce que vous avez besoin d’un prêt bancaire pour financer l’opération ?
Ou faut-il absolument que le bail commercial de l’atelier informatique soit bien transféré à votre nom ?
Peut-être qu’un gros contrat avec un client clé doit être validé avant d’avancer ? Tout ça, c’est vital.

N’oubliez pas non plus la garantie d’actif et de passif (GAP).
On en a parlé juste avant, c’est ce « filet de sécurité » pour vous protéger contre d’éventuelles dettes cachées.
Assurez-vous qu’elle soit bien pensée, proportionnée au risque.

Et une petite astuce ?
Demandez une « mini data-room ». Pas besoin d’un truc énorme.
Juste les bases : le Kbis, les statuts de la société, les derniers bilans et, évidemment, les contrats clients majeurs.
Ça vous donne une vue d’ensemble rapide, mais concrète.

Action à mener :

  • Prenez une feuille et listez vos « non-négociables ».
    Qu’est-ce qui, absolument, doit être respecté pour que vous soyez serein ?
    C’est ce qui évitera les « zones grises », vous savez, ces doutes qui gâchent tout.

2. La rédaction et la signature, le cœur de votre opération

Une fois l’accord scellé, on passe à l’acte.
L’acte de cession de parts, c’est LE document officiel.
Il doit être complet, précis, sans aucune ambiguïté.

Dedans, il faut retrouver noir sur blanc :

  • L’identité de l’acheteur et du vendeur.
  • Le nombre exact de parts cédées.
  • Le prix de cession et comment vous allez le payer (les fameuses « modalités »).
  • La fameuse Garantie d’Actif et de Passif (GAP) si elle a été négociée.
  • Et bien sûr, la date d’effet de la cession.

C’est un peu comme un contrat de mariage, mais pour votre entreprise !
Chaque détail compte.

N’oubliez pas d’y joindre l’ordre de mouvement de parts.
Et surtout, mettez tout de suite à jour le registre des mouvements de parts.
Pensez aussi à la mention de l’associé unique dans les statuts, si ce n’est pas déjà fait.
Signez le tout en original, chaque exemplaire.

Une astuce qui peut vous faire gagner un temps fou :
Si vous changez de gérant au moment de l’acquisition (ce qui est souvent le cas), anticipez ce changement dans ce même dossier de cession.
Comme ça, vous n’aurez pas à revenir au greffe une deuxième fois.
Un seul déplacement, une seule formalité.
C’est plus simple, et croyez-moi, ça soulage.

3. L’enregistrement fiscal : Le passage obligé au SDE

Après la signature, direction le Service des Impôts des Entreprises (SDE).
C’est une étape qu’on ne peut pas rater, un peu comme le péage sur l’autoroute.
Vous devez y déposer votre acte de cession et, très important, vous acquitter des droits d’enregistrement.

Sans ce paiement, pas d’enregistrement.
Et sans cet enregistrement, devinez quoi ?
Le greffe refusera votre dossier, net et sans bavure.
C’est un blocage immédiat, et tout votre travail jusque-là serait vain. Frustrant, non ?

Gardez précieusement la preuve d’enregistrement.
Agrafez-la à votre acte. C’est votre sésame pour la suite.

Et pour le timing, souvenez-vous de notre « chrono recommandé » :

  • Jour J : Vous signez l’acte de cession.
  • Jour J+1 : Vous l’enregistrez au SDE et payez les droits.
  • Jour J+2 : Vous déposez le dossier complet au greffe.

C’est une séquence fluide, rapide, et surtout, qui évite les « trous d’air » dont on parlait dans la section précédente.
Zéro interruption, zéro stress inutile.
C’est ça, l’efficacité.

4. Le dépôt au greffe : la touche finale pour valider votre acquisition

Votre acte est signé, enregistré fiscalement ?
Parfait !
Dernière étape cruciale : le dépôt de votre dossier au greffe du tribunal de commerce.

Votre dossier doit être absolument complet.
Pensez à le préparer comme un avocat : rien ne doit manquer.

Dedans, vous mettrez :

  • Bien sûr, l’acte de cession enregistré, avec sa preuve de paiement.
  • Les statuts de la société, impeccablement mis à jour avec votre nom comme nouvel associé unique.
  • Le formulaire M3 (si, et seulement si, vous avez changé de gérant, on en parlait juste avant).
  • Une copie de la pièce d’identité du nouveau gérant.
  • Et bien sûr, le registre des décisions de l’associé unique, pour prouver que vous êtes bien le maître à bord.

Un petit rappel, très utile, qu’on a évoqué plus tôt dans l’article :
Si vous avez acheté une SARL qui, de ce fait, est devenue une société avec un associé unique, elle va fonctionner automatiquement comme une EURL.
Pas besoin de se lancer dans une transformation formelle coûteuse et complexe.
C’est une bonne nouvelle, non ?

Vérifiez simplement si cette nouvelle situation (la SARL devenant unipersonnelle) entraîne des modifications importantes des mentions publiques, qui exigeraient une annonce légale.
Mais dans la plupart des cas de simple changement d’associé unique, ce n’est pas nécessaire.
C’est quand même plus simple !

Acquisition société unipersonnelle EURL : Comparaison des statuts et choix de fiscalité

Acquisition societe unipersonnelle EURL  Procedure et formalites de la cession totale des parts.jpg

Bon, les formalités, c’est derrière nous.
Vous avez blindé votre dossier, c’est enregistré, c’est officiel.
Une sacrée étape de franchie, non ?

Mais maintenant, parlons de ce qui compte vraiment pour votre portefeuille : la fiscalité de votre nouvelle EURL.
C’est là que ça se décide : Impôt sur le Revenu (IR) ou Impôt sur les Sociétés (IS) ?
Un choix qui n’est pas anodin, croyez-moi.

Alors, disons-le tout de suite, sans langue de bois :
si l’associé unique, c’est vous, une personne physique, votre EURL sera par défaut à l’IR.
Par contre, si c’est une autre société — votre holding par exemple — qui acquiert l’EURL, on bascule à l’IS. Simple, non ?

Maintenant, la vraie question : quel est l’impact concret sur vos flux de trésorerie, sur ce que vous pouvez vous verser en dividendes, et surtout, sur votre coût fiscal global ?
C’est ce que nous allons démystifier ensemble.

Imaginez un instant.
Vous venez de racheter une EURL de consulting B2B.
Si vous l’avez achetée en votre nom propre, les bénéfices remonteront directement dans votre déclaration personnelle. C’est l’IR.
Mais si vous avez préféré que votre holding se porte acquéreur, les bénéfices seront d’abord imposés au niveau de la société. On parle d’IS.
Deux chemins, deux factures fiscales.

Et vous, là, maintenant, pendant que vous lisez ça : quelle est votre vraie priorité ?
Vous voulez vous payer le plus possible tout de suite ?
Ou vous préférez laisser le cash dans la société pour capitaliser et investir dans les 12 prochains mois ?

C’est ça, la question centrale.

Critère décisifCe que ça change pour vous
Votre statut d’acquéreurSi vous êtes une personne physique, l’EURL est par défaut à l’IR.
Si c’est une personne morale (votre holding, par exemple), ce sera l’IS.
Le régime d’impositionPar défaut, IR si l’associé est une personne physique.
IS quasi-automatique si c’est une société.
L’impact sur votre facture fiscaleAvec l’IR, le bénéfice de l’EURL est taxé directement sur votre revenu personnel.
Avec l’IS, la société paie d’abord son impôt, puis les dividendes que vous vous verserez seront taxés une seconde fois.

Un exemple très concret pour que vous visualisiez bien.
Reprenons notre EURL de maintenance informatique, celle de l’artisan, dont on parlait dans la section précédente.
Disons qu’elle dégage 70 000 euros de bénéfice par an.

À l’IR, ces 70 000 euros viennent s’ajouter à tous vos autres revenus personnels.
C’est direct, brut de fonderie, et ça peut faire grimper votre tranche d’imposition.
Avec l’IS, par contre, ces 70 000 euros restent « logés » dans la société.
Elle paie son impôt dessus, puis vous décidez quand et comment vous en sortez une partie, que ce soit en salaire ou en dividendes.
Une sacrée différence de flexibilité, vous ne trouvez pas ?

Alors, pour vous aider à y voir clair, voici un filtre de choix, simple et redoutablement efficace :

  • Vous avez un besoin urgent de cash perso ?
    Et vous avez pas mal de charges personnelles à déduire ?
    Dans ce cas, une tendance vers l’IR pourrait être pertinente.
  • Vous avez un gros projet d’investissement dans les 6 à 18 mois ?
    Vous voulez faire grandir l’entreprise, racheter du matériel, un stock, ou même une autre petite structure ?
    Là, clairement, penchez vers l’IS. C’est le régime qui vous offre le plus de latitude pour capitaliser.
  • Vous avez déjà une structure plus complexe, une holding par exemple, qui gère d’autres participations ?
    Si vous visez des remontées de dividendes quasi exonérées entre sociétés (le fameux régime mère-fille), alors l’IS est non seulement cohérent, mais souvent très avantageux.

Action à mener, sans attendre :

  • Prenez une seconde, juste une minute.
    Sur une feuille, écrivez quelle est votre priorité absolue pour les 12 prochains mois avec cette EURL.
    Est-ce vraiment la rémunération personnelle ? Ou plutôt la capitalisation et la croissance de l’entreprise ?

Une fois que vous avez cette réponse, vous savez quoi faire.
Alignez le statut de l’associé unique et le régime fiscal (IR ou IS) sur cet objectif clair.
C’est ça, la vraie intelligence pour optimiser votre acquisition d’EURL, sans vous faire piéger par le fisc.
Simple et efficace.

FAQ

Q: EURL ou SASU, comment choisir pour acquérir une société unipersonnelle ?

A: Precision = bénéfices communs / risques perçus. L’EURL offre un cadre encadré, IR par défaut si personne physique, IS possible. La SASU donne plus de souplesse et président assimilé salarié. Choisissez selon fiscalité et protection sociale.

Q: EURL ou SARL unipersonnelle, y a-t-il une différence ?

A: Precision = points communs / écarts. L’EURL est une SARL à associé unique. Même base légale, mêmes règles, juste un seul associé. Passage à plusieurs associés redevient SARL sans formalité lourde.

Q: Quel est le capital minimum en EURL et combien de salariés peut-on avoir ?

A: Precision = réponses exactes / questions posées. Capital minimum: 1 euro. Nombre de salariés: pas de limite légale. La capacité d’embauche dépend surtout de la trésorerie et des conventions collectives.

Q: Quels sont les avantages et inconvénients majeurs de l’EURL ?

A: Precision = atouts clairs / contraintes. Atouts: responsabilité limitée, IR par défaut, cadre sécurisé. Limites: formalisme statutaire, charges selon rémunération, flexibilité moindre qu’une SASU pour les entrées au capital.

Q: Comment transformer une SARL en EURL et quelles formalités au greffe ?

A: Precision = étapes suivies / erreurs. Rachat des parts pour devenir associé unique, mise à jour des statuts, acte enregistré au SDE, dépôt au greffe. Pièces clés: acte de cession, statuts mis à jour, formulaires M2.

Conclusion

Alors, nous y sommes, à la fin de notre parcours.

Vous avez vu comment l’acquisition d’une société unipersonnelle EURL peut être un chemin clair, si l’on s’y prend bien. Vous voyez ?

Le processus, en résumé, c’est d’abord l’accord. Puis vient l’acte de cession, ce document clé.

Ensuite, l’enregistrement au SDE, pour que tout soit officiel, et enfin, le dépôt au greffe du tribunal de commerce.

Les documents ? Pas de mystère : l’acte de cession signé, bien sûr, et vos statuts mis à jour.

Ces pièces sont vos garde-fous, assurez-vous qu’elles sont impeccables.

Côté argent, parlons de la fiscalité, parce que c’est une question qui revient souvent, n’est-ce pas ?

Vous, l’acquéreur, réglez les droits d’enregistrement. Le vendeur, lui, s’occupe de la plus-value réalisée.

Et le régime, IR ou IS ? Simple. Si vous êtes une personne physique, c’est l’IR. Une personne morale, l’IS. C’est logique.

Maintenant, un conseil. Vraiment.

Ce qui vous sauvera la mise, c’est une check-list stricte. Une vraie, détaillée. Et suivez-la scrupuleusement.

Documentez tout, absolument tout, avec une précision d’orfèvre. Chaque papier, chaque échange.

Et une chose super importante : vérifiez la fiscalité avant de signer quoi que ce soit. Pas après. Jamais.

Faire tout ça, c’est gagner gros. Vous évitez les blocages inutiles, ces petits tracas qui font perdre un temps fou.

Vous sécurisez le transfert de l’EURL, vous vous sentez confiant. Et vous gagnez un temps précieux, que vous pourrez consacrer à votre entreprise, à la faire grandir.

Une acquisition société unipersonnelle EURL, quand elle est bien préparée et bien cadrée, ce n’est pas une montagne. C’est une étape maîtrisée. Une transition en toute sérénité.

Vous pouvez y aller. Avancez.

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