Acheter une entreprise de nettoyage peut doubler vos revenus en 12 mois.
Ou plomber votre trésorerie en 3.
La différence entre les deux ?
Ce n’est pas l’intuition.
C’est un plan. Une méthode pour éviter les paris à l’aveugle.
Dans cet article, je vous guide pas à pas pour réaliser un rachat sécurisé.
On va voir comment repérer les bonnes opportunités, utiliser des filtres précis pour ne garder que le meilleur, et lire les chiffres sans vous tromper.
L’objectif est simple : vous donner les outils pour acheter une entreprise de nettoyage au bon prix, avec les bons clients, et surtout, au bon moment.
Catalogue des opportunités pour acheter une entreprise de nettoyage

Bon, vous avez compris qu’acheter une entreprise de nettoyage, c’est pas juste un coup de tête, n’est-ce pas ? On en parlait juste avant, c’est une affaire de plan et de méthode. Et la première étape de cette méthode, croyez-moi, c’est de voir large.
Avant même de penser à décrocher votre téléphone pour appeler un vendeur, il faut que vous ayez une vue d’ensemble des opportunités qui s’offrent à vous. Pensez-y comme à une séance de repérage : on ne fonce pas tête baissée sur le premier bien qui nous plaît.
Vous verrez souvent les annonces sous forme de liste ou de grille. Chaque « carte » d’entreprise à reprendre, c’est un peu sa carte d’identité rapide. Dessus, vous trouverez le titre descriptif, où elle se situe (sa localisation), son prix ou son chiffre d’affaires (CA), et le type d’activité qu’elle exerce.
Alors, comment savoir si ça vaut le coup d’y jeter un œil plus attentif, sans perdre des heures ?
C’est simple, on filtre ! Concentrez-vous sur quatre points clé :
- La localisation : est-ce que c’est dans votre zone géographique idéale ?
- Le prix ou le chiffre d’affaires : est-ce que ça rentre dans votre budget et vos ambitions financières ?
- Le type de clientèle : visez-vous plutôt les professionnels (BtoB) avec des contrats récurrents ou des particuliers ?
- Le périmètre d’activité : est-ce que l’entreprise fait ce que vous voulez faire ?
En deux minutes, promis, vous pouvez déjà éliminer un bon paquet d’offres. Celles qui sont trop loin, celles qui sont hors budget, ou encore celles qui ne correspondent pas du tout à votre niche (par exemple, si vous ne jurez que par le nettoyage de bureaux avec des contrats récurrents).
Prenons un cas concret, pour que ce soit parlant :
Imaginez que vous soyez basé à Lyon. Votre budget, disons, tourne autour de 180 000 euros, et vous avez une préférence marquée pour la propreté des bureaux, avec des contrats bien établis. Vous allez balayer toutes les annonces et ne garder que celles qui se trouvent dans le Rhône ou les départements limitrophes. Vous vérifierez que le chiffre d’affaires est stable, et que l’activité est clairement orientée vers le tertiaire.
C’est pas compliqué, n’est-ce pas ?
Pour vous donner une idée plus précise de ce que vous pourriez voir, voici un petit aperçu du genre d’annonces sur lesquelles vous pourriez tomber :
| Titre | Localisation | Prix/CA | Type d’activité |
|---|---|---|---|
| PME nettoyage bureaux avec contrats récurrents | Lyon Métropole | Prix 170 k / CA 520 k | Bureaux tertiaire, contrats 12 mois |
| Entreprise propreté multisites retail | Lille + périphérie | Prix 350 k / CA 1,2 M | Magasins, horaires élargis |
| Nettoyage copropriétés et syndics | Marseille centre | Prix 120 k / CA 380 k | Parties communes, tournées matinales |
| Hygiène et débarras post-chantier | Nantes Sud | Prix 95 k / CA 260 k | Fin de chantier, saisonnalité |
Quand je fais ce premier tri rapide, je regarde toujours d’abord la cohérence entre le prix et le chiffre d’affaires, c’est un signal important. Ensuite, la nature des contrats est cruciale pour moi : sont-ils stables ? Engagent-ils sur du long terme ? Puis, bien sûr, l’accessibilité des sites et la dispersion géographique des clients.
Action minute :
Prenez un instant. Faites-vous une petite short-list de 5 annonces qui vous tapent dans l’œil.
Pour chacune, notez ces trois infos capitales :
- Le rayon d’intervention de l’entreprise.
- Le % de récurrence de ses contrats (très important pour la stabilité !).
- L’ancienneté des contrats (est-ce que les clients sont fidèles ?).
Vous avez ça ? Parfait. Vous venez de bâtir la base solide pour les étapes suivantes de votre projet de rachat. Et ça, ça fait toute la différence.
Filtrer et rechercher les annonces pour acheter une entreprise de nettoyage

Vous avez déjà une idée, n’est-ce pas ? Comme on l’a vu juste avant, ce premier balayage vous a permis de dégrossir le travail.
Maintenant, on va affiner. Vraiment.
Parce que trouver vite la bonne entreprise de nettoyage, celle qui colle précisément à ce que vous cherchez, ça demande une approche plus fine que le simple tri initial. Il faut des outils.
Les plateformes dédiées aux cessions-acquisitions ne sont pas là pour faire joli. Elles proposent des filtres avancés pour ça.
Pensez région, département, prix, chiffre d’affaires (CA) et même secteur d’activité très spécifique (bureaux, syndics, retail, industrie…).
C’est votre boîte à outils pour une recherche ciblée.
Comment on s’y prend, concrètement ?
D’abord, la localisation. C’est basique, mais primordial.
Choisissez votre zone d’intervention idéale.
Pourquoi ? Parce que limiter les déplacements, c’est garder vos équipes efficaces et éviter des coûts inutiles.
Si vous êtes à Toulouse, une entreprise à Strasbourg, même incroyable, c’est non. Vous voyez l’idée.
Ensuite, l’argent. Définissez très clairement votre budget d’acquisition.
Et un seuil de chiffre d’affaires minimal en dessous duquel vous ne regardez même pas.
Cela vous permet d’écarter d’emblée les dossiers qui ne correspondent pas à vos capacités financières ou à vos ambitions de croissance.
Et enfin, la clientèle et le type de contrats.
C’est capital. Visez-vous les professionnels (BtoB) avec de la récurrence, ou des missions plus ponctuelles ?
Moi, je privilégie toujours la récurrence. C’est la base de la stabilité dans le nettoyage.
Imaginez que vous cherchiez des bureaux BtoB en plein cœur de la Gironde. Votre budget idéal ? Autour de 150 000 euros.
Alors, vos filtres seraient :
- Localisation : Nouvelle-Aquitaine → Gironde. Vous pourriez même préciser un rayon si vos équipes sont déjà sur place.
- Prix d’acquisition : entre 100 000 et 180 000 euros. Gardez une petite marge, on ne sait jamais.
- Chiffre d’affaires minimum : 300 000 euros, histoire d’avoir une taille critique intéressante.
- Type de clientèle : tertiaire (les bureaux, quoi !).
Une fois que vous avez appliqué ces critères financiers et de marché, ne vous arrêtez pas là.
Pensez aussi à la marge de l’entreprise, son ancienneté, et surtout, le nombre et la nature de ses contrats.
Évitez les entreprises qui dépendent d’un ou deux gros clients, ou celles dont le chiffre est fait de manière très irrégulière.
Et puis, soyez attentif à la part récurrente du chiffre d’affaires. C’est ça qui fait la solidité.
Le taux de churn (le pourcentage de clients perdus) est aussi un indicateur clé.
Si une entreprise perd ses clients comme elle perd ses chaussettes, fuyez !
La dispersion géographique des sites clients ? Important aussi.
Des chantiers trop éloignés les uns des autres, c’est du temps et de l’argent perdus en déplacement.
Gardez ça en tête.
Après avoir posé ces filtres, triez vos résultats.
Commencez par la pertinence, cela mettra en avant les annonces les plus complètes et les plus proches de vos critères.
Puis, regardez par date de publication. Les nouvelles annonces, c’est souvent là que se cachent les bonnes affaires, avant que tout le monde ne les voie.
Mon conseil ?
Gardez une short-list de 5 dossiers qui vous semblent solides.
C’est avec ceux-là que vous allez passer à l’étape cruciale : la diligence raisonnable (ou « due diligence »).
Une analyse approfondie des chiffres, des contrats, de l’équipe…
On en parlera plus en détail, ne vous inquiétez pas.
Une petite astuce, pour finir.
Créez deux profils de recherche, ou du moins, deux manières de voir les annonces.
Un premier, très strict, avec tous vos critères cibles.
Et un second, un peu plus large.
Pourquoi large ? Pour repérer les pépites potentiellement sous-évaluées qui n’auraient pas coché toutes les cases du premier coup.
Parfois, la perle rare ne rentre pas parfaitement dans le moule, mais a un potentiel énorme.
Soyez ouvert, mais toujours avec méthode.
Analyse financière et évaluation des critères pour acheter une entreprise de nettoyage

Vous avez votre short-list, n’est-ce pas ? On en parlait juste avant, c’est la base pour ne pas perdre de temps.
Maintenant, on entre dans le vif du sujet : les chiffres.
Parce qu’un bon dossier, une fois le premier tri fait, ça se valide avec une analyse financière chirurgicale. Pas de place pour le doute.
Quels sont les premiers critères essentiels pour un rachat de société d’entretien réussi ?
Pour moi, c’est ça : la localisation, le prix et l’historique de la société, sa rentabilité et son chiffre d’affaires (CA), la nature de sa clientèle et, bien sûr, son potentiel de croissance.
Après ce premier aperçu, on va plonger dans chaque point avec les documents financiers. C’est là que la vérité éclate.
Laissez-moi vous montrer ma grille d’évaluation d’un service de nettoyage.
Elle est simple. Efficace. Vous pouvez la répliquer sur chaque dossier que vous étudierez.
- Localisation et accessibilité : Pensez au rayon d’intervention actuel. Quels sont les temps de trajet pour vos futures équipes ? Et les contraintes : y a-t-il des parkings, des horaires spécifiques chez les clients ? Chaque minute de déplacement coûte de l’argent.
- Prix de cession et historique financier : Est-ce que le prix demandé est cohérent avec l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) de l’entreprise ? Quelle est la tendance des trois dernières années ? Y a-t-il une saisonnalité marquée ? Et surtout, des anomalies : des pics ou des creux inexpliqués ?
- Rentabilité et chiffre d’affaires : La marge brute est-elle saine ? Quel est l’EBE retraité (on y revient juste après) ? Quelle est la part récurrente du CA ? Et le fameux taux de churn (le pourcentage de clients perdus chaque année) ? C’est le nerf de la guerre.
- Type de clientèle et potentiel de croissance : L’entreprise travaille-t-elle majoritairement en BtoB (professionnels) ou avec des résidences ? Quelle est la durée moyenne des contrats ? Le taux de renouvellement ? Et voyez-vous des opportunités de vente additionnelle (cross-sell) ou de monter en gamme (upsell) avec les clients existants ?
Mais alors, comment fait-on pour lire ces bilans et, surtout, comment éviter la surévaluation, ce piège qui coûte si cher ?
C’est moins compliqué qu’il n’y paraît, croyez-moi.
Commencez toujours par le compte de résultat.
Regardez l’EBE.
C’est ce qui reste après les dépenses courantes. Ensuite, retirez toutes les charges non récurrentes, celles qui ne se reproduiront pas avec vous (comme des frais juridiques exceptionnels, ou un véhicule racheté pour un besoin ponctuel).
Ça, c’est l’EBE retraité. Votre vrai indicateur.
Puis, comparez la marge à la moyenne de votre secteur local. Si elle dévie trop, si elle est anormalement haute ou basse, il faut chercher la raison. Creusez !
Ensuite, passez au bilan.
Analysez la trésorerie disponible. Regardez les dettes court terme et les crédits-bails (des financements pour du matériel, souvent).
Et un point crucial : l’ancienneté des clients dans les comptes clients. Des retards chroniques dans les paiements ?
C’est une alerte rouge. Un vrai drapeau rouge, même.
Enfin, regardez le prévisionnel, c’est-à-dire les projections de l’entreprise.
Si on vous présente une croissance de +20 % du CA sans prévoir d’embauches supplémentaires ni de hausses de prix, dites STOP.
Exigez des hypothèses sourcées et des contrats signés qui justifient ces chiffres.
Sans ça, c’est du vent.
Quels sont les signes concrets d’un investissement fiable ? En pratique, voici ce que je cherche :
- Des contrats écrits et clairs, avec des échéances précises et un taux de renouvellement que le vendeur connaît sur le bout des doigts.
- Un CA récurrent supérieur à 70 %. Le churn (taux d’attrition client) doit être sous les 10 %. C’est la garantie de votre stabilité.
- Une dispersion des clients maîtrisée. Aucun client ne devrait représenter plus de 20 % du CA. Pourquoi ? Pour ne pas vous retrouver à genoux si un gros client s’en va.
- Un EBE retraité stable sur les trois dernières années et une trésorerie positive même hors saison creuse.
Prenons un exemple concret, un cas pratique pour vous aider à visualiser.
Imaginez que vous ciblez une structure à Bordeaux.
Elle affiche un CA de 600 k€, un EBE de 90 k€. L’activité est à 85 % en BtoB, avec des bureaux. Il y a 40 sites à moins de 25 minutes de trajet. Le prix demandé ? 300 k€.
La question qui tue : le prix tient-il la route ?
Oui, si l’EBE retraité reste bien à 90 k€ après vos ajustements, et si les contrats couvrent encore au moins 24 mois.
Sinon, mes amis, renégociez. Ne cédez rien.
| Critère | Description | Importance |
|---|---|---|
| Localisation | Rayon d’intervention, temps trajet, densité clients | Élevée |
| Prix et historique | Multiples sur EBE, tendance 3 ans, événements non récurrents | Élevée |
| Rentabilité/CA | Marge brute, EBE retraité, part récurrente, churn | Très élevée |
| Clientèle/croissance | Mix clients, durée contrats, renouvellements, upsell | Moyenne à élevée |
Action rapide :
Reprenez votre short-list de 5 dossiers que vous avez bâtie juste avant.
Pour chaque dossier, notez précieusement :
- L’EBE retraité (demandez-le si vous ne l’avez pas).
- La part récurrente du CA.
- Le client principal en pourcentage du CA total.
- La durée moyenne des contrats restants.
S’il vous manque une seule de ces informations ? Demandez-la. Tout de suite.
C’est ça, la diligence raisonnable. C’est vous protéger.
Guide et étapes pratiques pour acheter une entreprise de nettoyage avec accompagnement d’experts

Alors, vous l’avez votre liste de dossiers à potentiel, n’est-ce pas ? On en a parlé juste avant, c’est la première pierre.
Maintenant, la vraie question : comment on transforme cette liste en un rachat réussi ?
Pas de panique. Je vais vous donner la méthode. Claire, étape par étape. Pour que vous sachiez exactement où poser le pied.
En gros, c’est ça :
- Une pré-sélection structurée.
- Une diligence rigoureuse.
- Une évaluation des risques sans concession.
- Une négociation juste.
- Et un closing sécurisé.
Vous voyez ? Chaque pas compte. On y va.
1. Pré-sélection et analyse des annonces
Vous vous souvenez de notre conversation sur le filtrage des annonces ? C’est le point de départ.
Votre objectif, c’est une stratégie d’acquisition nette.
Vous devriez avoir deux « vues » de recherche. Une pour vos cibles idéales, très précises. Et une seconde, un peu plus élargie.
Imaginez : vous dirigez une PME à Nantes. Votre équipe ? Trois véhicules, on démarre à l’aube.
Votre rêve, c’est une entreprise de nettoyage de bureaux BtoB, avec un CA entre 400 et 800 k€, pas plus de 30 km autour de votre siège.
Ça, c’est votre vue « cible ».
Alors, comme on l’a vu, vous filtrez sans pitié : la bonne localisation, un prix qui colle, un CA dans vos cordes et le bon type de contrats.
Ensuite, classez vos résultats. Commencez par la pertinence, puis par la date de publication (les pépites se cachent souvent dans les nouveautés !).
2. Vérification des données financières et opérationnelles
Maintenant, on met les mains dans le cambouis des chiffres.
C’est ça la diligence raisonnable.
Pour chaque dossier de votre short-list, posez ce cadre simple. Demandez à voir :
- Les trois derniers bilans et comptes de résultat.
- Le détail de tous les clients et contrats : durée restante, historique de renouvellement.
- La masse salariale complète (CDI, CDD, taux horaires).
- Les plannings des équipes et l’inventaire précis du matériel.
Ce que vous devez regarder en premier ? L’EBE retraité (on en a parlé en détail juste avant, vous savez pourquoi c’est clé), la part récurrente du CA, la concentration des clients (pas de dépendance excessive à un seul client !), et les dettes à court terme.
Un truc de terrain que je fais toujours : sur deux ou trois tournées importantes, vérifiez les temps de trajet sur une carte, en tenant compte des parkings, des horaires.
Chaque minute perdue sur la route, croyez-moi, ça grignote la marge. Et ça, c’est de l’argent jeté par les fenêtres.
3. Évaluation du potentiel commercial et des risques
Une fois les chiffres digérés, il faut voir l’avenir.
Et pour ça, on mesure quatre choses :
- La stabilité des contrats existants.
- Le taux de churn (les clients qui partent), qui doit être le plus bas possible.
- Les opportunités d’upsell (ventes additionnelles) : qu’est-ce que vous pourriez vendre de plus aux clients actuels ?
- La dépendance aux grands comptes : un client ne doit jamais peser trop lourd.
Un exemple concret : imaginez un portefeuille de 70 sites. Aucun client ne représente plus de 15% du CA, 80% du CA est récurrent, et le churn est à 8%. Pas mal, non ?
Et le potentiel ? Vous découvrez que personne ne propose le nettoyage de vitres tous les trimestres, ni les remises en état de temps en temps. Ça, c’est une opportunité en or !
Mais attention aux risques : des promesses commerciales intenables, un manque chronique de personnel, des prix vendus trop bas sur des gros sites pour « faire du chiffre », ou des litiges en cours.
Soyez vigilant.
4. Négociation du prix et des conditions
C’est le moment de la négociation.
Ne vous laissez pas impressionner. Vous avez les cartes en main, grâce à votre analyse.
Le prix ? Il doit se baser sur l’EBE retraité et la vraie qualité des contrats. Pas sur un fantasme du vendeur.
Ajustez-le si un client représente plus de 20% du CA (le risque est trop grand !). Ou si des remplacements de matériel coûteux sont à prévoir.
Mais la négociation, ce n’est pas que le prix. Pensez aux conditions :
- Une période d’accompagnement du cédant : il doit vous transmettre son savoir, ses contacts.
- Un earn-out : une partie du paiement liée aux résultats futurs, notamment à la rétention des clients. Ça vous protège.
- Des clauses de non-concurrence claires et bien définies.
Faut-il tout payer comptant ? Clairement, non.
Préférez un « panier mixte » : un apport personnel, une dette bancaire, et cet earn-out. Ça limite votre risque de surpayer. Et ça, c’est précieux.
5. Préparation et finalisation du dossier avec des experts
Vous y êtes presque.
Maintenant, on formalise. Montez un dossier d’acquisition solide comme un roc.
Dedans ? Un business plan réaliste. Un plan d’intégration des équipes (crucial pour la fidélisation !). Et un budget de trésorerie sur 12 mois, très détaillé.
N’hésitez pas à utiliser des templates de BP. Et une bonne checklist d’évaluation. Ça vous évite d’oublier quoi que ce soit.
Et surtout, faites relire. Un expert en financement et un avocat M&A (fusion-acquisition) sont des alliés précieux. Ils verront ce que vous ne voyez pas.
Besoin d’un avis rapide et pragmatique ? C’est ce qu’on fait ici. N’hésitez pas à nous contacter : https://vtcorporatefinance.com/contact/.
Action éclair :
Prenez le meilleur dossier de votre short-list, celui qui vous plaît le plus.
Maintenant, sur une page blanche, écrivez :
- Votre thèse d’achat : pourquoi *ce* dossier ?
- Les 5 principaux risques que vous avez identifiés.
- Les 5 leviers de croissance que vous allez activer.
- Votre plan pour les 90 premiers jours après le rachat.
Si vous bloquez ? Si vous n’arrivez pas à le faire ? Le dossier n’est probablement pas mûr. Ou alors, il n’est pas fait pour vous.
Un petit exemple de ce que pourrait être un plan 90 jours :
Dès la première semaine, organisez des RDV avec les 10 clients clés pour les rassurer.
Dans le premier mois, stabilisez le planning des équipes et renégociez les 3 contrats qui sont clairement sous-tarifés.
Et avant la fin des 90 jours, formez deux chefs d’équipe, et lancez la vente additionnelle (l’upsell) sur les prestations de nettoyage de vitres et de remise en état.
Vous voyez ? C’est concret. C’est ça, la méthode.
FAQ
Q: Est-ce rentable une entreprise de nettoyage ?
Precision = rentabilité nette/(chiffre d’affaires). Recall = clients récurrents/(clients totaux). Visez 12 à 20 pourcent de marge nette, contrats récurrents B2B, faible turnover, et coûts salariaux sous contrôle pour une rentabilité stable.
Q: Quel budget pour ouvrir ou racheter une entreprise de nettoyage ?
Precision = apport/(prix total). Recall = financement obtenu/(besoin total). Prévoyez 20 à 35 pourcent d’apport, prix courant entre 0,6 et 1,2 fois l’EBE, plus 3 mois de trésorerie.
Q: Comment filtrer les annonces par région (Occitanie, Île-de-France, Bretagne, Hérault, Lyon, Nouvelle-Aquitaine) ?
Precision = annonces retenues/(annonces vues). Recall = annonces pertinentes trouvées/(annonces pertinentes existantes). Filtrez par région, budget, type de clientèle, puis triez par CA, ancienneté, et stabilité des contrats.
Q: Comment évaluer le prix d’une entreprise de nettoyage à vendre ?
Precision = éléments vérifiés/(éléments totaux). Recall = risques détectés/(risques réels). Comparez prix à l’EBE, au portefeuille clients, à la rotation du personnel, aux impayés et à l’historique de résiliation.
Q: Que faire pour une vente pour départ à la retraite ou en liquidation ?
Precision = clauses sécurisées/(clauses clés). Recall = actifs utiles conservés/(actifs disponibles). Retraite: exigez passation et non-concurrence. Liquidation: privilégiez rachat d’actifs, vérifiez litiges, dettes sociales et transférabilité des contrats.
Conclusion
Alors, vous y êtes. Vous venez de parcourir tout un chemin, n’est-ce pas ?
On a vu ensemble comment dénicher les bonnes annonces, comment les filtrer intelligemment.
Puis, on a décortiqué les chiffres essentiels. Et on a même tracé un plan d’action clair, en 5 étapes, pour vous.
Ce qu’il faut vraiment garder en tête, quand vous voulez acheter une entreprise de nettoyage, c’est simple :
- Commencez large, oui. Mais affinez vos critères de recherche très vite. Ne vous noyez pas dans la masse.
- Les bilans financiers, l’historique de l’entreprise : vérifiez-les, et revérifiez-les. C’est la base de votre futur dossier d’acquisition.
- Analysez la clientèle fidèle, les marges réelles et la localisation stratégique. Toujours ensemble, c’est un tout cohérent.
- La négociation du prix ? Elle doit être structurée. Et votre dossier, complet. N’oubliez jamais de vous appuyer sur des experts pour ça.
Alors, vous sentez que vous êtes prêt ? Ou peut-être que vous avez besoin d’un coup de pouce pour accélérer le processus, ou pour vraiment sécuriser votre investissement ?
C’est normal. Parce qu’une acquisition d’entreprise de nettoyage, c’est une décision majeure.
Si vous voulez qu’on en discute, qu’on regarde votre projet de plus près, sans engagement, vous pouvez nous contacter ici :
https://vtcorporatefinance.com/contact/
C’est ça, la clé. Vous êtes maintenant armé pour faire une acquisition éclairée.
Avec de la méthode, oui. Et une vraie confiance en vous et votre projet.







