Serie A terme sheet négociation liquidation : guide complet pour maîtriser la clause de liquidation préférentielle, la gouvernance et les points clés à valider

Le term sheet de votre Série A est sur la table.

Et dedans, des mots qui peuvent vous coûter des millions.

Préférence de liquidation, droit de veto, “participating preferred”…

Une mauvaise négociation sur une de ces clauses, et à la sortie, vous laissez la moitié de la valeur de votre boîte aux investisseurs.
C’est aussi simple que ça.

Cet article n’est pas un cours de droit.

C’est un plan de bataille pour votre levée de fonds.

Ici, pas de jargon. On va voir ensemble, point par point, comment :

  • Décoder chaque clause du term sheet sans vous noyer.
  • Protéger votre capital avec la bonne clause de liquidation.
  • Garder le contrôle au board en cadrant la gouvernance.
  • Anticiper les pièges avant même de commencer la négociation.

L’objectif est simple : que vous signiez ce document en sachant exactement ce que vous cédez.
Et surtout, ce que vous gardez.

Les fondamentaux du term sheet de Serie A : liquidation et négociation

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Le term sheet de votre Série A… Vous l’avez là, devant vous.
C’est le document qui va poser les bases de toute votre future levée de fonds.

Personnellement, je le vois comme la carte routière de votre opération.
Il va vous dire qui est qui, qui a le droit de décider, qui va gagner quoi à la fin, et dans quelles conditions.
On y voit les acteurs – vous les fondateurs, bien sûr, mais aussi le lead investor et les autres minorités.
Il donne une valorisation de départ pour votre entreprise, oui.
Mais surtout, il fixe vos droits et vos obligations, et celles de tout le monde, pour les années à venir.

Alors, quand vous l’abordez, où poser votre regard en premier ?

Côté financier, sans hésiter : la clause de liquidation préférentielle.
Celle-ci, elle est redoutable. Et elle dicte qui sera remboursé en premier, et combien, si jamais votre boîte est vendue ou liquidée.

Imaginez, vous avez un SaaS B2B qui tourne bien, avec 20 personnes.
Vous avez travaillé dur pour bâtir cette valeur.
Une mauvaise clause de liquidation, et une grande partie de cette valeur pourrait filer directement dans la poche de vos investisseurs à la sortie.
Même si le principe est d’origine américaine, il est devenu un standard en Série A.
On parlera plus tard du multiplicateur et des mécaniques précises.
Mais sachez déjà que cette clause est le pilier qui va déterminer votre part du gâteau final.

Ensuite, il y a la gouvernance.
Le term sheet va définir la composition du board (votre conseil d’administration), les droits de vote de chacun, et les fameux veto sur les décisions les plus importantes.
C’est ça qui va protéger votre contrôle sur l’entreprise, ou au contraire, le diluer.

Il encadre aussi les transferts de titres avec des clauses comme le drag-along (qui peut vous forcer à vendre) et le tag-along (qui vous permet de vendre si un autre actionnaire vend).
Et la préemption, qui donne un droit d’achat prioritaire.
Pour vous, le CEO de votre boîte tech, cela signifie concrètement qui peut vous imposer une vente de l’entreprise un jour.
Et qui peut vous suivre si vous décidez de vendre une partie de vos propres actions.
Des questions importantes, n’est-ce pas ?

En résumé, voici ce qu’il faut garder à l’esprit dès la première lecture :

  • Les acteurs principaux sont bien identifiés : fondateurs, lead investor, actionnaires minoritaires.
  • Les clauses de sortie : liquidation, drag-along, tag-along – elles définissent votre destin financier.
  • La gouvernance : le board, les droits de vote, et les veto – ce sont eux qui sculptent votre pouvoir décisionnel.

Décryptage de la clause de liquidation préférentielle dans le term sheet de Série A

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Ah, la clause de liquidation préférentielle. Un nom un peu barbare, je vous l’accorde.

Mais croyez-moi, c’est l’une des clauses les plus importantes, si ce n’est LA plus importante, de votre term sheet de Série A.
Elle peut changer complètement la donne pour votre sortie, même si aujourd’hui, le deal semble parfait.

Imaginez, vous avez bâti votre entreprise SaaS B2B. Des années de travail acharné, des équipes motivées, un produit qui cartonne.
Et un jour, une belle proposition de rachat arrive. Super nouvelle, non ?

Oui… sauf si cette clause vous prive d’une grande partie de ce que vous avez créé.
C’est ça, la préférence de liquidation : c’est le droit de votre investisseur à être remboursé en premier, souvent avec un multiple, avant que vous, les fondateurs et les actionnaires ordinaires, ne touchiez quoi que ce soit.
C’est le bouclier de l’investisseur, en quelque sorte.
Une sorte de « coupe-file » financier.

Cette mécanique vient tout droit du capital-risque américain.
Elle définit, dès maintenant, comment l’argent sera distribué lors d’une vente, une fusion ou même une simple liquidation de votre entreprise.
Qui encaisse d’abord ? Combien ? Et que reste-t-il pour les autres ? C’est crucial, non ?

Pourquoi c’est si important pour vous, dès aujourd’hui ?
Parce que cette clause, elle dicte directement votre récupération à la sortie.
Même si la valorisation qu’on vous propose à l’entrée vous fait rêver, elle ne dit pas tout.
J’ai vu des tables de capitalisation (les fameuses cap tables) se tordre littéralement à cause d’une mauvaise clause de liquidation, et ce, à la dernière minute.
Une situation douloureuse, vraiment.

Alors, parlons des deux grandes familles : la participating et la non-participating.
C’est là que les choses se compliquent un peu, mais c’est simple à comprendre si on vous l’explique bien.

Avec une préférence non-participating, votre investisseur a un choix à faire :
Soit il prend sa préférence (son investissement initial, multiplié par le « multiple » défini), soit il prend sa part au prorata de ses actions, comme n’importe quel actionnaire ordinaire.
Mais pas les deux.

À l’inverse, avec une préférence participating, il prend d’abord sa préférence… et ensuite, il participe aussi au partage du reste de l’argent, au prorata de ses actions.
Il « mord » deux fois dans le gâteau, vous comprenez ?

Et ce fameux multiple de préférence ?
Il fixe le montant que l’investisseur recevra en priorité.
Un 1x, ça veut dire qu’il récupère sa mise de départ. Un 2x, le double.
Parfois, il y a même des intérêts qui s’accumulent. Ça peut devenir lourd, très lourd.

En Série A, une préférence 1x non-participating est souvent considérée comme le standard.
Un participating, lui, est bien plus agressif pour vous.
D’ailleurs, si vous avez votre term sheet sous les yeux, faites cet exercice tout de suite :
Cherchez les termes « Liquidation Preference« , « Multiple » et « Participation« .
Notez les chiffres. Vous verrez immédiatement quelle est la tendance pour la répartition future de la valeur.

Maintenant, pour que ce soit encore plus clair, voyons comment ça marche concrètement avec ce qu’on appelle une waterfall (une cascade de distribution).
C’est un peu comme un mode d’emploi pour le partage de l’argent :
On paie d’abord la préférence à l’investisseur, selon le multiple prévu.
Puis, on distribue le solde au prorata des actions restantes, comme pour n’importe quel actionnaire.

Prenons un exemple concret, pour votre entreprise tech :

  • Vous levez 5 millions d’euros en actions préférentielles 1x.
  • Votre entreprise est revendue plus tard pour 20 millions d’euros.
  • La cap table post-investissement ressemble à ça : 25% pour les investisseurs et 75% pour vous, les fondateurs.

Cas A : Préférence 1x Non-Participating

C’est le scénario le plus « gentil » pour vous :

  1. D’abord, les investisseurs récupèrent leurs 5 millions d’euros (c’est leur préférence 1x).
  2. Il reste 15 millions d’euros (20 M€ – 5 M€). Cet argent est ensuite distribué au prorata des actions ordinaires.

Vous, les fondateurs, avec 75%, vous prenez 11,25 millions d’euros (75% de 15 M€).
Les investisseurs, avec leurs 25% restants, touchent 3,75 millions d’euros (25% de 15 M€).

Au final : les investisseurs ont 8,75 M€ (5 M€ + 3,75 M€) et vous avez 11,25 M€.

Cas B : Préférence 1x Participating

Même si la préférence est de 1x, le fait qu’elle soit « participating » change tout le mécanisme.
Dans notre exemple très simple (5M€ levés, 20M€ de vente, 25% investisseurs), le résultat final peut sembler similaire dans un premier temps :

  1. Les investisseurs récupèrent d’abord leurs 5 millions d’euros (leur préférence 1x).
  2. Ensuite, ils participent au solde de 15 millions d’euros (20 M€ – 5 M€) au prorata de leur part, soit 25%. Ils touchent donc 3,75 millions d’euros (25% de 15 M€).

Le total pour les investisseurs est de 8,75 M€ (5 M€ + 3,75 M€) et pour les fondateurs, 11,25 M€.
Vous vous dites : « Mais c’est le même résultat ! ».
Oui, dans cet exemple précis et très simple, avec un faible multiple et une vente élevée, cela ne change rien.
Mais attention : si le pourcentage des investisseurs était plus élevé (par exemple 35%), ou si le multiple était de 2x, l’écart se creuserait drastiquement en leur faveur.
C’est le principe du « double dip » qui est dangereux pour vous sur le long terme.

Cas C : Préférence 2x Non-Participating, avec une vente plus petite

Là, les choses deviennent plus tendues.
Imaginez que vous avez toujours levé 5 millions d’euros, mais cette fois, avec une préférence 2x non-participating.
Et votre entreprise est vendue pour 9 millions d’euros.

La préférence due aux investisseurs est de 10 millions d’euros (5 M€ x 2).
Mais le prix de vente total n’est que de 9 millions d’euros.
Le résultat ? Les investisseurs prennent l’intégralité des 9 millions d’euros de la vente.
Et vous, les fondateurs ? Vous repartez avec… zéro. Une situation difficile, mais hélas, bien réelle.

Vous le voyez, cette clause n’est pas qu’une ligne dans un document légal.
C’est le miroir de votre future récompense financière.
Et pour la maîtriser, il faut bien comprendre ces nuances.
Si vous sentez le besoin d’être épaulé pour décrypter ces termes complexes et négocier au mieux vos intérêts,
sachez que des experts comme VT Corporate Finance sont là pour ça.
Nous aidons les entrepreneurs comme vous à naviguer dans ces eaux souvent troubles, pour que vous gardiez la juste valeur de votre travail.

Les règles de gouvernance et de transfert dans le term sheet de Série A

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Après la liquidation préférentielle, qui dicte votre part du gâteau financier, parlons de ce qui peut affecter votre capacité à diriger votre entreprise au quotidien : la gouvernance et les règles de transfert de titres.

Ces clauses du term sheet de Série A sont les garde-fous, mais aussi les rênes de votre futur.

Vous avez une vision, une équipe.
Vous avez bâti quelque chose de solide, n’est-ce pas ?
Il est hors de question que des clauses mal comprises viennent brider votre capacité à avancer.

Qui siège au Conseil d’Administration et comment maintenir l’équilibre ?

Le conseil d’administration (ou « board ») est le cerveau stratégique de votre entreprise.
En Série A, sa composition va changer.
Ce n’est plus seulement vous et vos cofondateurs.
L’investisseur lead, celui qui met la majeure partie de l’argent sur la table, va vouloir un siège. Et c’est normal.

Mais attention, vous ne voulez pas un board qui vous paralyse.
L’idéal ? Un board à 3 ou 5 membres.
Par exemple : un ou deux sièges pour vous, les fondateurs. Un siège pour l’investisseur lead. Et, très souvent, un siège pour une personne indépendante, quelqu’un qui apporte un regard extérieur précieux, choisi d’un commun accord.

Ces réunions doivent être efficaces, pas chronophages.
Prévoyez-les mensuellement ou tous les deux mois.
Toujours avec un ordre du jour clair, envoyé en avance.
Et un reporting standardisé, pour que chacun sache où vous en êtes.

Si vous avez d’autres investisseurs minoritaires, moins impliqués ?
Proposez-leur un rôle d’observateur.
Ils assistent aux réunions, ils peuvent donner leur avis, mais sans droit de vote.
Comme ça, ils sont informés, ils peuvent vous conseiller, mais ils ne peuvent pas bloquer une décision.
C’est simple, et ça garde le board agile.

Les droits de vote et le fameux veto : ne vous laissez pas paralyser

Ah, le droit de veto… c’est un point sensible.
L’investisseur aura des demandes sur certains sujets.
C’est normal, il met de l’argent et veut protéger son investissement.
Mais il y a une ligne rouge à ne pas franchir.

Le veto doit concerner les décisions vraiment structurantes. Pas l’opérationnel.
Vous voyez ?

Voici une liste classique de ce sur quoi un investisseur pourrait avoir un droit de veto :

  • Une nouvelle émission de titres (nouvelle levée de fonds).
  • La vente d’actifs majeurs de l’entreprise.
  • Un rachat d’actions significatif.
  • Un endettement qui dépasse un certain seuil.
  • Toute opération de fusion-acquisition (M&A).
  • Le changement de CEO (votre poste, potentiellement !).

Mais votre investisseur n’a pas à mettre son nez dans vos recrutements clés, votre politique de prix, ou la feuille de route de votre produit.
Ça, c’est votre domaine. Votre expertise.
Vous devez garder les mains libres pour faire tourner la boutique au quotidien.

Et si jamais il y a une égalité au vote ? Une impasse ?
Prévoyez une solution claire dans le term sheet.
La voix prépondérante du président indépendant, par exemple.
Ou un mécanisme d’escalade rapide : une médiation express sur une dizaine de jours.
L’important, c’est de ne jamais rester bloqué.
Votre temps est précieux, vous avez une entreprise à faire grandir.

Les clauses de transfert : garder la main sur votre sortie

Les clauses de transfert de titres déterminent qui peut acheter et vendre les actions, et dans quelles conditions.
Elles sont capitales pour anticiper votre sortie (votre revente, ou celle de l’entreprise) et les mouvements au sein de votre capital.
Il faut trouver un bon équilibre entre le drag-along, le tag-along et le droit de préemption.

Le drag-along, c’est la clause qui peut vous forcer, vous et les autres actionnaires, à vendre vos titres si une majorité le décide.
Pour vous, c’est crucial de négocier un seuil élevé : visez 75 à 80% du capital.
Pas 60%, sinon vous pourriez être obligé de vendre trop facilement.
Et surtout, exigez un prix minimum ou une « fairness opinion » (un avis d’expert indépendant sur la justesse du prix) pour protéger la valorisation de votre travail.

Le tag-along, lui, c’est votre protection.
Si un actionnaire majoritaire vend ses parts, le tag-along vous permet de vendre les vôtres au même prix et aux mêmes conditions.
C’est une garantie contre la décote et ça aligne les intérêts.
Demandez un tag pro rata dès que 5 à 10% des titres sont transférés.
C’est une ceinture de sécurité simple, mais oh combien efficace.

Enfin, le droit de préemption. Il donne une priorité d’achat aux actionnaires existants si l’un d’eux veut vendre ses actions à un tiers.
Ça évite qu’un nouvel actionnaire indésirable n’entre au capital sans votre accord.
Mais cela peut aussi ralentir une opération.
Limitez les délais de réponse à 10 jours ouvrés pour ne pas faire fuir d’éventuels acheteurs.
Et pensez à exclure les transferts intra-groupe ou aux trusts familiaux pour ne pas compliquer inutilement les choses.

Pour vous aider à visualiser ces mécaniques, voici un tableau récapitulatif :

ClauseDescriptionImpact sur le fondateur
Drag-alongForce la vente des actions si un seuil de capital est atteint.Peut accélérer une sortie rentable, mais potentiellement à un timing non souhaité.
Tag-alongPermet aux actionnaires minoritaires de vendre au même prix qu’un actionnaire majoritaire.Vous protège contre une décote et assure que tous bénéficient de la même opportunité.
Droit de préemptionDonne la priorité aux actionnaires existants pour acheter des actions cédées.Évite l’entrée de personnes non désirées, mais peut ralentir un processus de vente.

Vous le voyez, ces clauses ne sont pas de simples formalités.
Elles définissent la dynamique de pouvoir au sein de votre entreprise et peuvent avoir un impact majeur sur votre avenir.
Les comprendre, et surtout savoir les négocier, c’est crucial.
C’est dans ces moments-là, quand les détails techniques peuvent sembler accablants, que l’expérience d’un cabinet comme VT Corporate Finance prend tout son sens.
Nous accompagnons les entrepreneurs comme vous pour vous assurer que chaque ligne de votre term sheet protège vos intérêts et votre vision.

Checklist de négociation pour un term sheet efficace en Serie A : points à valider

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Après tout ce qu’on a vu ensemble sur la préférence de liquidation et la gouvernance, vous devez vous sentir un peu plus armé, non ?

Parfait. Maintenant, passons à l’action. Parce qu’un bon terme sheet, ça ne s’obtient pas par hasard. Ça se négocie, ligne par ligne.

Quelle est la première chose à vérifier, une fois votre term sheet de Série A entre les mains ?
Sans hésiter, la liquidation préférentielle. C’est elle qui peut vous coûter le plus cher, ou au contraire, protéger votre juste retour sur investissement.

Alors, pour ne rien laisser au hasard, j’ai préparé une checklist pour vous.
On va passer en revue les points les plus délicats. Ceux où une faute d’inattention peut vous faire perdre votre contrôle ou une partie de la valeur que vous avez si durement créée.

Soyons précis. Voici ce que vous devez avoir en tête, à chaque étape de la négociation :

  • Préférence de liquidation : Souvenez-vous de notre discussion sur les cas A, B et C ? Visez toujours un multiple de 1x et un type non-participating. C’est le standard, le plus juste pour vous. Si jamais on vous propose du « participating », exigez un cap, un plafond, pour ne pas vous faire « double-dipper » indéfiniment. C’est votre bouclier.
  • Conseil d’administration et droits de vote : Le board, c’est le volant de votre entreprise. On en a parlé : un board à 3 ou 5 membres, avec un indépendant choisi d’un commun accord, c’est souvent la meilleure configuration. Et les vetos ? Limitez-les strictement aux décisions vraiment stratégiques : les grosses acquisitions, une nouvelle levée de fonds, votre départ. Pas les décisions opérationnelles du quotidien, ça, c’est votre travail de CEO.
  • Transferts d’actions : Le drag-along, cette clause qui peut vous forcer à vendre, doit avoir un seuil élevé, mettez-le à 75% ou 80% du capital. Et surtout, demandez un prix plancher ou une « fairness opinion » pour ne pas être bradé. Le tag-along, votre filet de sécurité, doit être pro rata et s’activer dès que 5 à 10% des titres sont vendus. Enfin, le droit de préemption, c’est bien pour contrôler l’entrée de nouveaux actionnaires, mais assurez-vous que les délais de réponse soient courts, 10 jours ouvrés maximum. Vous ne voulez pas faire fuir un acheteur potentiel, n’est-ce pas ?
  • Engagements des fondateurs : On parle de votre implication ici. Le calendrier de vesting (votre acquisition progressive d’actions) doit être réaliste. Ne signez rien d’irréalisable. Et les définitions de « leaver » (les conditions de votre départ forcé ou volontaire) doivent être protectrices. Ne vous laissez pas prendre au piège d’un nominal trop long qui vous lie les mains sur des années sans réelle contrepartie si les choses tournent mal.
  • Les « red flags » à éviter absolument : Des préférences empilées (plusieurs tours de préférence qui s’additionnent), des intérêts cumulés sur l’argent investi, des droits pari passu trop étendus (où l’investisseur est traité comme un actionnaire ordinaire et préférentiel à la fois) ou un double dip non plafonné… Ce sont des signaux d’alerte majeurs. Ils peuvent siphonner une grande partie de la valeur de votre entreprise à la sortie, même si le deal d’entrée semble beau. Attention à ces détails qui peuvent tout changer !

Un petit exercice, là, maintenant, pour vous, le CEO de cette belle entreprise SaaS de 20 personnes :

Prenez ce checklist. Imprimez-le.
Avec votre term sheet sous les yeux, surlignez en vert ce qui est déjà conforme à nos recommandations.
En rouge, ce qui vous bloque, ce qui ne va pas.
Ensuite, priorisez les trois points les plus critiques à négocier.
Celles qui auront le plus grand impact sur votre contrôle et votre valeur de sortie.
C’est ça, la vraie préparation avant l’appel avec le lead investor.

Vous le voyez, un term sheet de Série A, ce n’est pas juste un papier. C’est un engagement lourd de conséquences pour l’avenir de votre entreprise, et le vôtre.

Vous avez travaillé des années pour bâtir cette valeur.
Ne la laissez pas s’évaporer à cause de clauses mal comprises ou mal négociées.
Si vous sentez que ces négociations sont complexes, que le jargon juridique vous pèse, ou que vous avez besoin d’un regard extérieur expert pour optimiser votre valorisation et sécuriser votre process, sachez que vous n’êtes pas seul.
Chez VT Corporate Finance, nous accompagnons les entrepreneurs comme vous, de A à Z, pour toutes vos opérations de levée de fonds, cession ou acquisition.
Notre objectif est simple : vous faire gagner du temps et vous assurer que chaque ligne de votre deal protège vos intérêts.

Pourquoi ne pas en discuter ? Un simple échange de 15 minutes, c’est sans engagement, et cela pourrait tout changer pour la sécurité de votre opération et votre future valorisation.
Vous n’avez rien à perdre, et tout à gagner.

Prenez le temps d’appeler VT Corporate Finance : Discutons de votre stratégie de négociation.

FAQ

Q: C’est quoi un term sheet en Série A ?

Précision = tp/(tp+fp). Rappel = tp/(tp+fn). Un term sheet cadre l’investissement: parties, valorisation, droits de gouvernance et clauses financières. Il sert de base à la négociation avant les documents juridiques définitifs.

Q: Quelle est la valeur juridique d’un term sheet ?

Précision = tp/(tp+fp). Rappel = tp/(tp+fn). Le plus souvent, il est non contraignant sur l’investissement mais contraignant sur certaines sections: confidentialité, exclusivité, frais, droit applicable. L’accord final vient avec les contrats signés.

Q: Qu’appelle-t-on clause de liquidation préférentielle et waterfall ?

Précision = tp/(tp+fp). Rappel = tp/(tp+fn). La préférence rembourse d’abord l’investisseur selon un multiple. Le waterfall distribue ensuite le solde par priorité. Participating: l’investisseur reprend et participe. Non-participating: il choisit préférence ou pro-rata.

Q: Comment choisir entre participating et non-participating, et quel multiple ?

Précision = tp/(tp+fp). Rappel = tp/(tp+fn). Pour protéger les fondateurs, visez non-participating 1x. Participating ou multiples supérieurs augmentent la part investisseur aux sorties modestes. Négociez des cap de participation et un 1x si possible.

Q: Que signifient les clauses de transfert drag-along, tag-along et la clause de respiration ?

Précision = tp/(tp+fp). Rappel = tp/(tp+fn). Drag-along force la vente commune. Tag-along permet d’accompagner la vente. La clause de respiration accorde des marges temporaires sur covenants pour éviter une sanction immédiate pendant un creux.

Conclusion

Alors, vous y êtes. La term sheet est sur la table.
Le moment est venu de concrétiser tout ce que nous avons vu ensemble.

Vous savez, cette feuille de route, ce n’est pas juste un papier.
C’est l’avenir de votre entreprise, sculpté ligne par ligne.

On a parlé de la valorisation, du pouvoir au board, des cash-flows.
Mais surtout, de la liquidation préférentielle.
C’est elle qui change tout.

N’oubliez jamais ça : la liquidation, c’est la règle du jeu pour votre sortie.
Celle qui décide qui est payé en premier, et combien.
Souvent, avec un multiple.

Et rappelez-vous la différence, colossale, entre une clause participating et non-participating.
Ce n’est pas un détail technique, c’est une question de millions d’euros à l’arrivée.
Pour vous, le fondateur, ça peut tout changer. Absolument tout.

La gouvernance et les clauses de transfert ?
Elles ne sont pas là pour faire joli.
Elles définissent votre marge de manœuvre quotidienne.
Qui décide de quoi.
Et comment vous pourrez, ou non, céder vos parts le jour J.

Mon dernier conseil, et c’est le plus important :

  • Modélisez, sans faute, au moins trois scénarios de sortie différents.
    Un optimiste, un réaliste, un pessimiste.
    Voyez l’impact concret de chaque clause.
  • Challengez les droits de vote.
    Assurez-vous que vous gardez les leviers essentiels pour piloter votre vision.
  • Et verrouillez les clauses de transfert.
    Ne vous laissez pas enfermer.
    Pensez à votre liberté future.

Le but ?
Obtenir un deal équilibré, clair, et surtout, exécutable.
Un accord où vous savez précisément où vous allez, et pourquoi.

Avec de la méthode, cette négociation de Series A ne sera pas une contrainte.
Non.
Elle deviendra un véritable levier de valeur pour votre entreprise.
Votre succès en dépend, n’est-ce pas ?

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