Peut on revendre une micro entreprise ou seulement le fonds de commerce ? Guide complet pour évaluer, fixer le prix, gérer la fiscalité et réussir la cession

Vous pensez pouvoir revendre une micro-entreprise ?

En réalité, c’est impossible.

Pourquoi ?
Parce qu’une micro-entreprise est un statut fiscal. C’est vous, en tant que personne.

Et on ne peut pas se vendre soi-même.

Ce que vous pouvez vendre, en revanche, c’est la valeur que vous avez créée.
On appelle ça le fonds de commerce.

C’est-à-dire :

  • Votre clientèle fidèle.
  • Votre nom commercial et votre réputation.
  • Vos outils, votre matériel, votre site web.
  • Vos contrats et droits de propriété intellectuelle.

C’est ça qui a de la valeur, et c’est ça que l’on peut céder.

Dans ce guide, on va voir ensemble comment faire, de manière concrète.
Pas de théorie inutile. On va droit au but pour que vous puissiez préparer votre cession, la chiffrer à un prix crédible, et comprendre la fiscalité sur la plus-value qui vous attend.

L’objectif : vous repartez d’ici prêt à vendre. Au bon prix, et en toute sérénité.

Différencier le statut de la micro entreprise et le fonds de commerce

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Comme nous l’avons vu juste avant, il y a souvent une confusion.
Vous le savez maintenant : vous ne pouvez pas vraiment « vendre » votre micro-entreprise.

Pourquoi ? Parce que votre statut est intrinsèquement lié à vous. C’est personnel.
On ne cède pas une identité, un numéro SIRET rattaché à une personne physique.

Ce que vous transmettez, c’est bien plus concret.
Ce sont les actifs que vous avez bâtis, brique par brique, jour après jour.
Ce que l’on appelle le fonds de commerce.

Imaginez : tout ce qui fait tourner votre activité et lui donne de la valeur, c’est ça que vous pouvez céder.
C’est ça que l’acquéreur va racheter.

Mais concrètement, de quoi parle-t-on ?

  • Votre clientèle, bien sûr. C’est l’âme de votre affaire, le cœur de sa rentabilité. Tous les fichiers, les historiques…
  • Le nom commercial, l’enseigne, et cette fameuse réputation que vous avez si patiemment forgée.
  • Le matériel, l’outillage spécifique à votre métier, les éventuels stocks de produits.
  • Vos actifs numériques : votre site web, votre nom de domaine, vos contenus uniques (articles de blog, portfolios, etc.). Tout ce qui vous donne de la visibilité en ligne.
  • Et même certains contrats, s’ils sont transférables : abonnements, licences logicielles, parfois même un bail commercial si vous avez un local.

Prenez un instant pour visualiser.
Vous êtes coiffeur, par exemple, et vous avez votre salon à Lyon.

Quand vous envisagez de passer la main, vous ne dites pas : « Je vends mon statut de micro-entrepreneur ».
Non, vous cédez l’intégralité de votre salon : l’ambiance, les fauteuils, le bail, l’enseigne, mais surtout, cette clientèle fidèle qui vient chaque mois et qui représente une source de chiffre d’affaires récurrente. C’est ce bloc qui a de la valeur.

Ou alors, vous êtes graphiste indépendant, en micro-entreprise.
Votre « fonds » sera peut-être plus intangible, mais tout aussi précieux.
Vous pourriez céder votre marque (votre identité visuelle, votre portfolio), votre site internet avec son trafic, et même quelques contrats récurrents avec des clients pour lesquels vous travaillez régulièrement. Ce n’est pas votre numéro de micro-entrepreneur que vous vendez, mais bien le potentiel de cette activité.

Alors, une petite action pour vous, tout de suite :
Prenez une feuille et listez ce que vous possédez. Séparez-les mentalement en trois grandes catégories :

1. L’Humain et les Liens2. Le Concret et l’Opérationnel3. L’Image et le Numérique
Vos clients (et leurs fichiers)Votre matériel, vos outilsVotre marque, votre nom commercial
Vos contrats réguliers (s’ils sont cessibles)Vos stocks (si applicable)Votre site web, nom de domaine, réseaux sociaux

C’est souvent la question qui vient après : « Si le statut n’est pas transférable, est-ce que ça veut dire que ma cession est compromise ? »
Absolument pas !

En réalité, l’acheteur, quand il vous paie, il n’achète pas un bout de papier administratif.
Il achète quelque chose de bien plus fort : la capacité de votre activité à générer du chiffre d’affaires dès le premier jour.
Il achète une machine déjà lancée, pas un projet à démarrer de zéro. C’est une sacrée différence, vous ne trouvez pas ?

Si vous vous reconnaissez là-dedans, alors voilà le message à retenir :
Concentrez-vous sur ce qui crée la vraie valeur de votre entreprise.
Pas sur le simple statut. Le reste, la partie administrative de la cession, on s’en occupe.

Vraiment.

Comment évaluer et fixer le prix de vente de votre fonds de commerce

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Alors, concrètement, votre fonds de commerce
Combien vaut-il, vraiment ?

C’est la question que tout le monde se pose, non ?
Comme on l’a vu juste avant, ce n’est pas votre statut que vous vendez, mais bien la valeur que vous avez bâtie.

Cette valeur, elle se cache dans plusieurs choses : votre chiffre d’affaires, la façon dont votre clientèle est solide, la rentabilité de tout ça, et bien sûr, les actifs que vous avez.

Pas de panique. On va poser les bases, ensemble.
Je vais vous donner un cadre simple, très concret, pour évaluer ce que vous avez, et ensuite, fixer le prix.

On laisse l’émotion de côté pour un instant, on regarde les chiffres, les faits.
C’est bien mieux ainsi, vous verrez.

Voici les éléments clés, les vrais leviers de valeur :

  • Votre chiffre d’affaires : on ne regarde pas juste un chiffre, mais la moyenne sur 12 à 24 mois. C’est stable ? Il y a des pics saisonniers ? Ça compte.
  • La marge et sa récurrence : Est-ce que vos revenus tombent tous les mois (abonnements, contrats réguliers) ? Ou c’est du one-shot ? Un revenu stable, ça rassure et ça vaut plus.
  • La clientèle et ses risques : Avez-vous une poignée de très gros clients ? Ou une base bien large ? Une dépendance excessive à un seul client, c’est un risque, et ça peut impacter le prix.
  • Les actifs matériels : Votre matériel, vos stocks, l’aménagement si vous avez un local. C’est concret, on peut le toucher.
  • Les actifs incorporels : Là, on parle de votre marque, votre nom de domaine, le référencement (votre SEO) qui amène du trafic, votre réputation locale. Tout ce qui fait que les gens vous connaissent et vous font confiance, sans être palpable.

Bien. Maintenant qu’on a les ingrédients, voyons comment les mélanger pour obtenir un prix.

Il y a plusieurs façons d’aborder ça, des méthodes très concrètes qui sont utilisées tous les jours.

1. La méthode du multiplicateur de chiffre d’affaires :

Celle-ci, on l’utilise souvent pour les activités où les charges sont plutôt faibles. Imaginez : vous prenez votre chiffre d’affaires annuel moyen (souvenez-vous, les 12 à 24 mois).

Et là, on applique un pourcentage, souvent entre 30 et 60 % de ce CA. Mais attention, ça, c’est si votre marge est dans la norme et que vous avez une clientèle fidèle.
C’est une base de départ rapide.

2. La méthode du multiplicateur de marge :

Celle-ci est très pertinente pour les activités de service. Là, on regarde plutôt votre marge brute. On peut multiplier cette marge par 6 ou 12 mois. Mais pour que ça tienne, il faut que vos contrats récurrents soient bien ficelés, bien documentés.

Plus c’est clair, plus ça vaut cher, vous comprenez ?

3. La somme des actifs, plus le fameux goodwill :

Le « goodwill », c’est la survaleur liée à votre réputation. C’est un peu ce petit « plus » qui fait que votre affaire est désirable.

On commence par valoriser tout votre matériel à son prix de marché. Puis, si votre marque est forte, si la demande est là, on ajoute une prime. Un bonus, quoi. Parce que vous avez créé quelque chose de solide, qui attire.

Allez, on fait un petit exercice ensemble, pour voir comment ça se traduit concrètement.

Imaginons que vous êtes un photographe à Toulouse.
Votre chiffre d’affaires moyen est de 80 000 euros par an, avec une marge brute de 40 000 euros.

40 % de votre CA vient de mariages récurrents grâce à des agences, et votre site est en top 3 local sur Google.
Vous avez une belle affaire, clairement.

Voici comment on pourrait estimer une première fourchette de prix :

ApprocheCalculIndication de Prix
Multiplicateur de CA80 000 € x 0,4 à 0,632 000 € à 48 000 €
Multiplicateur de marge40 000 € x 0,5 à 1,020 000 € à 40 000 €

Vous voyez, on obtient une première idée.
Après, bien sûr, vous allez affiner tout ça.

Il faut ajuster en fonction des risques : et si vous dépendiez trop d’un seul gros client ?
Ou si vous aviez des contrats cessibles en or ? Et l’état de vos actifs ? Tout ça pèse dans la balance.

Une petite astuce pour le prix : ne mettez pas votre prix cible direct.
Prévoyez toujours un prix d’affichage un peu plus haut. Cela vous laisse de la marge pour la négociation, pour couvrir d’éventuels remplacements de matériel ou même pour un petit audit technique (sur votre SEO, votre CRM par exemple) que l’acheteur pourrait demander.

C’est du bon sens, n’est-ce pas ?

Et le dernier point, le plus important, celui que beaucoup oublient :

Documentez tout !
Chaque chiffre, chaque preuve de chiffre d’affaires, vos taux de réachat, la liste détaillée de tous vos actifs, les droits liés à votre marque

Plus votre dossier est solide, plus il est « carré », comme on dit, plus votre valorisation sera crédible et tiendra la route face à un acquéreur sérieux.
C’est la preuve de la valeur que vous avez construite. Et ça, c’est inestimable.

Examiner les conséquences fiscales lors de la vente de votre micro entreprise

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Alors, vous avez passé du temps à évaluer votre fonds de commerce, comme on l’a vu juste avant. Vous avez une idée du prix.
Maintenant, il y a une question qui trotte : qu’est-ce qui reste dans votre poche après la vente ?

La fiscalité, vous savez, c’est souvent le point où on se dit « Ah, il fallait y penser ! »
Quand vous cédez votre fonds de commerce – et non votre statut de micro-entreprise, rappelez-vous – la somme que vous en tirez est rarement exonérée d’impôt.
Non, on parle souvent d’une plus-value. Et oui, cette plus-value est imposable.

Imaginez, c’est comme quand vous vendez une maison que vous avez rénovée et dont la valeur a augmenté.
La différence entre le prix de vente et la valeur de départ de ce que vous vendez (sa valeur nette comptable pour faire simple, c’est-à-dire le prix auquel vos biens sont inscrits dans vos comptes) : c’est ça, la plus-value.

Cette plus-value ne vous échappe pas.
Elle sera soumise à deux types de contributions, généralement :

  • L’impôt sur le revenu, calculé selon votre barème progressif.
  • Les prélèvements sociaux, qui représentent 17,2 % de cette plus-value.

Oui, ça peut faire une somme.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des portes de sortie, des régimes d’exonération qui peuvent alléger (voire annuler) cette facture.

Ces exonérations ne tombent pas du ciel, elles dépendent de critères précis.
Votre chiffre d’affaires habituel, la valeur de votre fonds de commerce, ou même la durée pendant laquelle vous avez exercé votre activité, tout ça peut jouer.

Concrètement, qu’est-ce qui peut vous aider ?

  • Si votre activité est restée dans les petits chiffres, sous les seuils classiques de la micro-entreprise, il y a des chances pour que vous soyez totalement ou partiellement exonéré.
  • Si la valeur de cession de votre fonds ne dépasse pas un certain montant, vous pouvez aussi bénéficier d’une belle exonération.
  • Et puis, il y a le cas du départ à la retraite : si vous arrêtez votre activité pour ça, un régime spécifique vous attend, souvent très favorable.

Bon, comment ça se passe pour le déclarer, tout ça ?
Ce n’est pas si compliqué qu’il n’y paraît, mais ça demande de l’organisation.
Vous allez devoir reporter cette fameuse plus-value dans votre déclaration d’impôts, dans la catégorie qui correspondait à votre activité : soit les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) si vous vendiez des produits ou proposiez des prestations commerciales, soit les BNC (Bénéfices Non Commerciaux) pour les activités libérales.

Quant aux prélèvements sociaux, vous les réglerez généralement à part, après un calcul de l’administration.

Prenons un exemple, pour que ce soit bien clair.
Vous êtes cette graphiste dont on parlait plus tôt, en micro-entreprise.
Vous avez vendu votre « fonds » – votre marque, votre site, quelques contrats clients – pour 45 000 €.

Vos actifs nets, ce que vous aviez au départ, sont valorisés à 10 000 €.
Votre plus-value est donc de 35 000 €. C’est cette somme qui est dans le viseur du fisc.

Maintenant, on regarde si vous entrez dans les critères d’exonération.
Si vous êtes éligible (par exemple, si votre chiffre d’affaires annuel était modeste, ou si la valeur de cession est sous un certain seuil), alors l’impôt sur cette plus-value peut être fortement réduit, voire disparaître.
Sinon, ce sont les règles classiques qui s’appliquent : barème progressif de l’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux.

Vous voyez la différence ? L’anticipation est la clé.

L’élément fiscalSon traitementL’effet sur votre poche
La plus-value réaliséeImposée à l’IR, selon votre tranche fiscaleC’est une imposition directe sur ce gain.
Les prélèvements sociauxUn taux fixe de 17,2 %Ils s’ajoutent à votre impôt sur le revenu.
Les exonérations possiblesSelon le chiffre d’affaires, la valeur de cession, ou un départ à la retraiteElles peuvent réduire ou annuler totalement l’imposition.

Alors, une petite action pour vous, tout de suite.
Prenez un instant pour noter quatre choses essentielles :

  1. Le prix de vente que vous visez pour votre fonds.
  2. La valeur nette de vos actifs au moment de la vente.
  3. La durée exacte de votre activité.
  4. Et votre régime actuel (BIC ou BNC).

Avec ces éléments, on peut très vite simuler votre situation et voir quelles exonérations s’offrent à vous.
Ça vous donnera une vision claire de ce que vous pouvez réellement espérer. Sans mauvaise surprise.
C’est ça, l’objectif.

Guide pas à pas pour préparer la cession de votre micro-entreprise

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Alors, comment on fait concrètement pour vendre efficacement une auto-entreprise au meilleur prix ?
Vous l’avez compris maintenant : vous ne vendez pas votre statut.
Non, vous vendez le fonds de commerce que vous avez bâti, pièce par pièce.

C’est ça la vraie valeur, et c’est ça qui intéresse un acheteur.
Je vous propose une méthode directe, en quatre étapes claires, pour y arriver.
Pas de blabla. Des actions précises.

1. Identifiez ce qui peut être cédé

C’est la première chose à faire, et c’est très visuel.
Imaginez l’acquéreur qui arrive. Qu’est-ce qu’il peut utiliser, reprendre à son compte, dès demain matin ?
Ce sont vos actifs cessibles, le cœur de votre future vente.

  • Votre clientèle : les noms, les contacts, les historiques d’achats. C’est le sang de votre activité.
  • Votre nom commercial, l’enseigne, votre marque si vous en avez une, et bien sûr, votre nom de domaine pour le site web. C’est votre identité.
  • Le matériel spécifique à votre métier, vos éventuels stocks de produits, et même l’aménagement si vous avez un local. C’est le concret, ce qu’on peut toucher.
  • Et puis, vos contrats transférables : un bail commercial si vous avez un local, des licences logicielles…

Action à mener tout de suite :
Prenez un tableur.
Créez des onglets : un pour les clients, un pour les actifs matériels, un pour les actifs numériques (site, réseaux sociaux), et un dernier pour les contrats.
Listez tout, sans rien oublier.
Plus c’est clair, mieux c’est.

2. Estimez la valeur de votre fonds

On a déjà bien creusé cette question de la valorisation (vous vous souvenez, juste avant ?).
Mais on peut aussi avoir une première idée, très rapide, avec des méthodes simples.
C’est comme donner une fourchette de prix avant d’aller voir le spécialiste.

Deux approches sont souvent utilisées :

  • Le multiplicateur de chiffre d’affaires :
    Vous prenez votre chiffre d’affaires annuel moyen (sur 12 à 24 mois, pour lisser les effets).
    Puis, on applique un pourcentage, souvent entre 30 % et 60 % de ce CA. C’est rapide, mais ça donne une bonne base.
  • Le multiplicateur de marge ou de revenus récurrents :
    Si votre activité est très liée à la prestation de service, avec des contrats qui tombent chaque mois, regardez votre marge brute. On peut la multiplier par 6 à 12 mois.
    Plus vos revenus sont stables et récurrents, plus cette approche est pertinente.

Imaginez un instant : vous êtes un coach sportif en micro-entreprise.
Votre chiffre d’affaires moyen annuel est de 70 000 euros, et votre marge brute est de 40 000 euros.
Avec le multiplicateur de CA (disons 40 %), on serait à 28 000 euros.
Avec le multiplicateur de marge (disons 8 mois), on serait à 32 000 euros.
Vous avez une première fourchette, vous voyez ?
Ensuite, bien sûr, vous ajusterez selon la fidélité de vos clients, l’efficacité de votre SEO, ou l’état de votre matériel.

3. Organisez les démarches juridiques

C’est le moment de passer au concret, de mettre tout ça sur papier.
Vous allez rédiger l’acte de cession.
C’est le document clé qui officialise la vente, il doit être béton.

Dedans, il faut retrouver :

  • L’inventaire hyper détaillé de tous les actifs que vous cédez. Absolument tout.
  • Les modalités de transfert des contrats, comme le bail de votre local par exemple.
  • Le prix de vente, les conditions de paiement (en une fois ? en plusieurs ?), et une clause de non-concurrence.
    Cette clause est importante : elle empêche que vous vous réinstalliez juste à côté du nouveau propriétaire, pour faire exactement la même chose.
  • Et un point souvent négligé, mais très apprécié : une période d’accompagnement post-cession.
    C’est le « handover », le passage de relais. Vous aidez l’acquéreur à prendre ses marques. C’est rassurant pour lui, et ça peut ajouter de la valeur à votre offre.

Conseil de terrain :
Préparez une « data room » numérique.
Un simple dossier sur Google Drive, bien organisé.
Dedans : les preuves de votre chiffre d’affaires, vos contrats clients importants, les justificatifs de vos marques ou noms de domaine.
Un acheteur sérieux appréciera cette transparence et cette organisation. C’est un gage de confiance.

4. Planifiez les démarches fiscales

On l’a déjà vu plus en détail (juste ici, souvenez-vous).
Mais c’est important de le répéter : la vente de votre fonds de commerce génère souvent une plus-value.
Et cette plus-value est imposable.

Il faut l’anticiper !
Calculez la différence entre le prix auquel vous vendez votre fonds et la valeur nette comptable de vos actifs au moment de la vente.
C’est cette somme qui est dans le viseur du fisc.

Vous devrez la déclarer dans la catégorie de votre activité (BIC pour les commerciaux, BNC pour les libéraux).
Et n’oubliez pas les 17,2 % de prélèvements sociaux qui s’appliquent.

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a des exonérations possibles !
Elles dépendent de votre chiffre d’affaires, de la valeur de cession, ou même si vous partez à la retraite.
C’est un point capital à vérifier en amont.

Prenons l’exemple de cette graphiste de Toulouse que nous évoquions.
Elle a cédé son fonds (sa marque, son site, ses contrats) pour 45 000 €.
Ses actifs nets de départ étaient valorisés à 10 000 €.
Sa plus-value est de 35 000 €.
Si elle est éligible à une exonération, cette somme peut échapper en partie, ou totalement, à l’impôt sur le revenu.
C’est pour ça qu’il faut vraiment étudier votre cas.

Pour être sûr de ne rien rater, d’optimiser au mieux et d’éviter les mauvaises surprises juridiques ou fiscales, un bon conseil :
faites-vous accompagner.
Un cabinet spécialisé comme VT Corporate Finance, par exemple, peut vraiment vous aider à cadrer la valorisation, à rédiger l’acte de cession et à optimiser votre fiscalité.

Vous pouvez les contacter rapidement ici : https://vtcorporatefinance.com/contact/

Votre dernière action, et c’est une des plus importantes :
Fixez-vous une date cible pour cette cession.
Lancez cet inventaire détaillé.
Choisissez la méthode de prix qui vous semble la plus pertinente pour vous.
Et prenez ce rendez-vous avec un expert.
Votre processus de vente est officiellement lancé. Vous avez toutes les cartes en main.

FAQ

Q: Peut-on vendre une micro-entreprise ou seulement le fonds de commerce ?

A: Precision = actifs/(actifs+statut). Recall = actifs/(actifs+non-transférables). Vous ne vendez pas le statut personnel. Vous cédez le fonds de commerce: clientèle, nom commercial, matériel, droits, contrats cessibles.

Q: Comment estimer la valeur d’un fonds de commerce en micro-entreprise ?

A: Precision = critères/(critères+bruit). Recall = critères/(critères+oubli). Basez-vous sur CA moyen, marge, récurrence clients, notoriété, matériel. Méthodes: 0,3 à 1 fois CA, ou 2 à 4 fois l’EBE simplifié.

Q: Quelles taxes s’appliquent lors de la cession d’un fonds de commerce en micro ?

A: Precision = plus-value/(plus-value+hors-sujet). Recall = plus-value/(plus-value+exonérations). Imposition sur la plus-value. Possibles exonérations PME selon recettes, durée, départ retraite. Déclarez via formulaire plus-values pro et service des impôts.

Q: Quelles étapes suivre pour vendre son fonds de commerce en micro-entreprise ?

A: Precision = étapes/(étapes+digressions). Recall = étapes/(étapes+oublis). 1) Lister actifs. 2) Valoriser. 3) Rédiger l’acte et publier. 4) Déclarer fiscalement. Besoin d’aide: VT Corporate Finance.

Q: Peut-on acheter ou céder un fonds de commerce quand on est auto-entrepreneur ?

A: Precision = opérations/(opérations+confusions). Recall = opérations/(opérations+exceptions). Oui, achat ou cession possibles. Le statut ne se transfère pas. On transmet les éléments du fonds et les contrats autorisés, via acte de cession.

Conclusion

Alors, vous vous demandiez si on peut revendre une micro-entreprise ?
La réponse est… oui !

Mais, attention.
Vous ne vendez pas votre statut de micro-entrepreneur. Ça, c’est quelque chose de personnel, d’attaché à vous.

Ce que vous cédez, ce sont les éléments concrets qui donnent de la valeur à votre activité.
Vous savez, tout ce qui fait que votre entreprise existe et tourne.

Pensez à :

  • Votre clientèle fidèle (celle qui revient toujours !),
  • Le nom commercial que vous avez construit,
  • Vos fichiers clients bien organisés,
  • Le matériel spécifique à votre métier (un ordinateur puissant, des outils spécialisés…),
  • Et tous les droits que vous avez acquis.

C’est ça, le fonds de commerce de votre micro-entreprise.
C’est précieux.

Pour bien vendre, on l’a vu, trois points comptent vraiment.
Ce sont vos leviers, vos atouts :

Une valorisation juste.
Ne sous-estimez pas ce que vous avez bâti, hein.

Des preuves concrètes.
Montrez ce qui marche ! Votre chiffre d’affaires, votre taux de rétention client, les avis positifs… tout ça parle.

Un dossier juridique carré.
Pas de surprise, pas de stress. Tout doit être clair et net.

Et côté impôts ?
On ne s’improvise pas expert, vous savez.
Anticipez la plus-value que vous allez faire. Et regardez bien les régimes d’exonération possibles. Ça peut changer pas mal de choses sur la somme finale.

C’est un chemin à suivre, une démarche par étapes.
On liste d’abord les actifs, on chiffre tout ça sérieusement, puis on rédige l’acte de cession, et enfin, la déclaration.

Chaque étape, on le comprend, demande de la rigueur.

Besoin d’être accompagné pour sécuriser le prix de cession, le processus complet ?
Pour vous sentir vraiment serein ?

Parlez-en à VT Corporate Finance. Nous sommes là pour ça.

Contactez-nous directement ici.

Alors oui, la question « peut-on revendre une micro-entreprise » a une vraie réponse.
On ne cède pas un statut, on valorise et on transmet un fonds de commerce.
Sereinement.

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